Rechercher
Rechercher

À La Une - Sur le net

Convoi du Baas à Achrafieh : une "provocation" pour plusieurs responsables politiques

Cette polémique intervient alors que la classe politique libanaise est divisée sur les relations que le Liban doit entretenir avec le régime syrien.

Des manifestants brandissant des photos du président syrien Bachar el-Assad, ainsi que des drapeaux libanias et syriens à Beyrouth, le 7 avril 2019. Photo tirée de Twitter

Plusieurs responsables politiques libanais opposés à la Syrie ont dénoncé lundi une "provocation" au lendemain du passage de convois de véhicules arborant des portraits du président syrien Bachar el-Assad dans les rues d'Achrafieh, à Beyrouth, à l'occasion du 72ème anniversaire de la création du parti Baas. Les voitures et les bus, brandissant également des drapeaux syriens et libanais, semblaient se rendre à un meeting du Baas organisé au Coral Beach, au sud de la capitale, à cette occasion.

"Ce ne sont pas seulement les convois du Baas qui provoquent les Libanais avec les photos de Bachar el-Assad. Certains responsables gouvernementaux cherchent également à permettre au Baas de recouvrer son influence au Liban à travers la normalisation", a écrit lundi le député Henri Hélou, membre du bloc parlementaire du leader druze Walid Joumblatt, sur son compte Twitter.



"Le régime de Bachar el-Assad revient au Liban subrepticement : par les convois qui brandissent sa photo à Achrafieh, les visites officielles à Damas et la tentative de certains responsables politiques de le faire revenir au sein de la Ligue arabe", a twitté de son côté l'ancien député Farid Makari, membre du Courant du Futur.


"Je ne blâme pas les agents du régime syrien qui paradent (...) mais brandir des photos de Bachar el-Assad au cœur de la capitale est grossier", a pour sa part réagi, également sur twitter, le chef du Mouvement du changement, Élie Mahfoud. "Que font au Liban les Syriens qui manifestent ? S'ils sont avec Assad, qu'ils s'en aillent", a-t-il ajouté, se demandant si le régime syrien permettrait à des Libanais de faire la même chose en Syrie.



Cette polémique intervient alors que la classe politique libanaise est divisée sur les relations que le Liban doit entretenir avec le régime syrien. Le chef de l'Etat, Michel Aoun, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, ainsi que les formations traditionnellement proches de Damas, comme le Hezbollah ou le mouvement Amal, sont favorables à une normalisation des relations libano-syriennes qui, selon eux, aiderait à la résolution du dossier des réfugiés syriens installés au Liban.

Signe de cette normalisation, plusieurs ministres se sont rendus ces dernières semaines à Damas où ils ont rencontré des responsables du régime syrien.

La Syrie a été mise au ban du monde arabe depuis sa suspension par la Ligue arabe fin 2011, quelques mois après le début de la révolte dans ce pays. Mais une réintégration de Damas au sein de l'instance est désormais évoquée, et l'Irak, le Liban et la Tunisie ont appelé à un retour des représentants du régime syrien dans cette organisation.


Pour mémoire
Aoun convient avec Poutine de la nécessité de « créer les conditions propices » au retour des réfugiés syriens

À Bruxelles, Hariri appelle à faire pression sur le régime syrien pour le retour des réfugiés

Geagea à L’OLJ : Il n’y a pas de come-back de l’influence syrienne au Liban

Pourquoi il faut séparer le dossier des réfugiés de celui de la normalisation avec Assad


Plusieurs responsables politiques libanais opposés à la Syrie ont dénoncé lundi une "provocation" au lendemain du passage de convois de véhicules arborant des portraits du président syrien Bachar el-Assad dans les rues d'Achrafieh, à Beyrouth, à l'occasion du 72ème anniversaire de la création du parti Baas. Les voitures et les bus, brandissant également des drapeaux syriens et...
commentaires (19)

Le 9 avril 2019. La miteuse et lamentable pétarade des Baassistes syriens exhibant des photos de leur despote, le tyran de la Ghouta pour fêter la 370.001ème victime de leur guerre intersyrienne avec, cerise sur le gâteau alaouite, des barils de gaz de combat sarin bal

Un Libanais

11 h 22, le 09 avril 2019

Tous les commentaires

Commentaires (19)

  • Le 9 avril 2019. La miteuse et lamentable pétarade des Baassistes syriens exhibant des photos de leur despote, le tyran de la Ghouta pour fêter la 370.001ème victime de leur guerre intersyrienne avec, cerise sur le gâteau alaouite, des barils de gaz de combat sarin bal

    Un Libanais

    11 h 22, le 09 avril 2019

  • Seuls devraient être autorisés au Liban les partis libanais. L'existence du Hezbollah iranien, du Baas syrien et, pire, du PSNS qui nie l'existence même du Liban est une aberration.

    Yves Prevost

    07 h 39, le 09 avril 2019

  • Il y a eu forcement de la représentation d'Achrafieh... Le parti qui protège les intérêts chrétiens mieux que tout autre était tout à sa place ! Pourquoi ne parlez-vous que des groupuscules ingrates qui râlent ?

    Jean abou Fayez

    02 h 22, le 09 avril 2019

  • Les habitants d’achrafieh auraient dû mettre des barrages

    Bery tus

    23 h 54, le 08 avril 2019

  • TRISTE ET DANGEREUSE REMINISCENCE D,UN PASSE HONNI ET QU,ON VEUT OUBLIER...

    LA LIBRE EXPRESSION

    20 h 43, le 08 avril 2019

  • Un convoi de hâbleurs du Baas syrien sont venus provoquer les Libanais à Achrafieh... Un jeune de 25 ans d'Achrafieh qui avait bouté l'ennemi syrien hors Liban en 2005, défie cette bande de vantards, fanfarons et parasites, d'aller parader face aux soldats israéliens druzes qui occupent 1200 km2 du Golan syrien depuis 1967.

    Un Libanais

    20 h 18, le 08 avril 2019

  • Quel honte les Libanais, lesAssad est fait des désastres au Liban , honte honte honte

    Eleni Caridopoulou

    19 h 33, le 08 avril 2019

  • Quand on arrête pas de dire que les syriens DEVRAIENT rentrer chez eux en Syrie libérée par leur héros Bashar, certains continuent à s'opposer à cette idée. Avec des prétextes venant de l'étranger.

    FRIK-A-FRAK

    19 h 11, le 08 avril 2019

  • Lors des élections syriennes, nous avions assisté à ce genre de spectacle. De foules à pieds s'étaient rendu aux urnes pour soutenir leur bien aimé président. QUELQUE CHOSE NE TOURNE PAS ROND !! Leur pays est vaste, ils soutiennent le régime en place, pourquoi veulent-ils nous envahir de la sorte alors qu'ils peuvent rentrer chez eux, puisqu'ils sont avec le régime ?

    lila

    17 h 00, le 08 avril 2019

  • Grosminet est occupé par les problèmes de l'autre côté des barrières chez les voisins, alors les souris en profitent pour danser ! Irène Saïd

    Irene Said

    16 h 47, le 08 avril 2019

  • C'est ce genre de provocation irréfléchie (ou très mal réfléchie) qui envenime les situations. Ce n'est pas ainsi que l'on opérera le rapprochement entre libanais ou libanais et syriens. C'est un geste condamnable.

    Sarkis Serge Tateossian

    16 h 10, le 08 avril 2019

  • "el tabour el khémis", comme on l'appelait dans le temps, au travail...

    Wlek Sanferlou

    15 h 07, le 08 avril 2019

  • Certains dirigeants Libanais n'ont de Libanais que le nom...

    lila

    14 h 59, le 08 avril 2019

  • D' autant plus que les chauffeurs des bus n'ont pas pris la direction d' Achrafieh sans des instructions précises.... de ceux qui ont payé l' essence de la ballade !!

    LeRougeEtLeNoir

    14 h 51, le 08 avril 2019

  • Et si des bus avec le portrait de Bechir Gemayel se baladaient dans la banlieue Sud de Beyrouth, que ce serait-il passé?

    LeRougeEtLeNoir

    14 h 49, le 08 avril 2019

  • Triste ressemblance à un bus baladeur d'un certain 13 Avril ...

    Remy Martin

    14 h 12, le 08 avril 2019

  • MALHEUREUSEMENT LES PROVOCATIONS S,EXHIBENT AU GRAND JOUR ! OU EST L,ETAT PRETENDU FORT ?

    LA LIBRE EXPRESSION

    14 h 02, le 08 avril 2019

  • Quelle honte que cela puisse se passer encore dans un pays suppose souverain! C’est vraiment choquant de voir que la police n’arrete pas de tels convois humiliant le Liban et sa souverainte.

    John

    13 h 44, le 08 avril 2019

  • Il ne reste plus qu a donner le prix nobel de la paix a bashar al assad....

    HABIBI FRANCAIS

    13 h 02, le 08 avril 2019

Retour en haut