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Liban

Aoun : La guerre doit s'arrêter en Syrie

Après la "perte" du Golan et de Jérusalem, le président libanais affirme à la télévision tunisienne craindre que vienne le tour des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfarchouba.

Le président Michel Aoun lors de son entretien à la télévision tunisienne. Capture d'écran.

Le président libanais Michel Aoun a affirmé dimanche, dans une interview à la television nationale tunisienne Watania 1, que la guerre en Syrie devrait s'arrêter et critiqué les décisions du président américain Donald Trump, d'abord de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et ensuite de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau occupé du Golan syrien, indiquant qu'il craignait que vienne le tour des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfarchouba.

"La guerre (en Syrie) doit s'arrêter, ensuite il faut dialoguer (...) Nous ne pouvons pas poursuivre avec cette guerre. Ce qui a été appelé le printemps arabe est en fait un enfer", a déclaré le chef de l’État libanais. "Malgré les guerres, le Liban a préservé sa stabilité et sa paix interne malgré le fait qu'il y a des divisions politiques, a-t-il ajouté. Nous étions divisés en politique mais il n'y a pas eu de divisions sur le pays".  

Interrogé sur la "blessure syrienne", M. Aoun répond qu'il s'agit "de la plus grande blessure". "La Syrie était décrite comme le cœur des Arabes. Qu'avons-nous fait de ce cœur?, a-t-il interrogé. Si vous êtes contre le régime, vous ne pouvez pas tuer le peuple. Aujourd'hui c'est le peuple syrien qui a été tué". Déclenché en mars 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 370 000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes.

"Nous essayons avec les pays amis et les pays frères de ramener les déplacés en Syrie", a t-il dit, assurant que le pays est "devenu sûr dans toutes ses provinces, à l'exception d'Idleb".

Le Liban accueille près d’un million de réfugiés syriens, et la question de leur retour fait polémique sur la scène politique libanaise. Certains responsables appellent à organiser le retour de ces réfugiés vers la Syrie, estimant que le pays quasi-entièrement reconquis par les forces du régime est désormais "sûr". D'autres calquent leur point de vue sur celui de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit avant d'assurer ce retour.




Les décisions US

Concernant les décisions du président américain Donald Trump, le président libanais a souligné qu'il s'agit "de deux grands chocs". Affirmant que "Jérusalem a été perdue, le Golan aussi", le président Aoun a dit qu'il craignait que vienne le tour des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfarchouba.

"Le choc de Jérusalem touche les Arabes et les musulmans du monde entier. Celui du Golan affecte le Liban et la Syrie", a-t-il ajouté indiquant que "si nous n’avons pas l'éveil nécessaire pour cette cause et ses conséquences historiques, c'est un désastre". "Nous devons unir notre parole en tant qu'Arabes en ce qui concerne le conflit israélo-arabe, ou au moins coordonner sur les questions relatives à la cause palestinienne et Jérusalem", a-t-il poursuivi. 

Dans son discours lors du 30e sommet de la Ligue arabe à Tunis, fin mars, le président Aoun avait dénoncé la décision de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté israélienne sur le Golan syrien, affirmant qu'elle menaçait "la souveraineté d'un pays frère, mais également celle de l’État libanais ". Les pays arabes ont ensuite dénoncé dans leur communiqué final la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté israélienne sur le plateau occupé du Golan syrien, tout en soulignant "la libanité des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfar Chouba", territoires qui sont considérés par la communauté internationale comme faisant partie du Golan syrien occupé par Israël.



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Le président libanais Michel Aoun a affirmé dimanche, dans une interview à la television nationale tunisienne Watania 1, que la guerre en Syrie devrait s'arrêter et critiqué les décisions du président américain Donald Trump, d'abord de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et ensuite de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau occupé du Golan syrien,...

commentaires (5)

Monsieur Michel Aoun, vous êtes le chef de l'Etat Libanais, 10452Km2, qui actuellement sont à l'arrêt économiquement. Dont les habitants sont sans emploi, beaucoup de familles dans la misère, la jeunesse s'expatrie faute d'avenir décent et où la corruption continue ses ravages. Alors, si vous laissiez de côté les quelques Km2 de Kfar Chouba et des fermes de Chebaa, le Golan syrien, Jérusalem et la cause palestinienne mal défendue par les Palestiniens eux-mêmes...et preniez soin sérieusement et rapidement du L I B A N bien légitime, lui, dans ses frontières reconnues ??? Irène Saïd

Irene Said

08 h 41, le 08 avril 2019

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Commentaires (5)

  • Monsieur Michel Aoun, vous êtes le chef de l'Etat Libanais, 10452Km2, qui actuellement sont à l'arrêt économiquement. Dont les habitants sont sans emploi, beaucoup de familles dans la misère, la jeunesse s'expatrie faute d'avenir décent et où la corruption continue ses ravages. Alors, si vous laissiez de côté les quelques Km2 de Kfar Chouba et des fermes de Chebaa, le Golan syrien, Jérusalem et la cause palestinienne mal défendue par les Palestiniens eux-mêmes...et preniez soin sérieusement et rapidement du L I B A N bien légitime, lui, dans ses frontières reconnues ??? Irène Saïd

    Irene Said

    08 h 41, le 08 avril 2019

  • Le président est dans son rôle. Longue vie et prospérité à notre pays.

    Sarkis Serge Tateossian

    23 h 16, le 07 avril 2019

  • Des paroles en OR.

    FRIK-A-FRAK

    22 h 52, le 07 avril 2019

  • IL FAUT QUE CES PAROLES SOIENT DIFFUSÉES SANS RETENUE PARTOUT DANS LE MONDE !

    Chucri Abboud

    22 h 37, le 07 avril 2019

  • LE SILENCE EST TOUJOURS PLUS PAYANT QUE LES PAROLES !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    21 h 20, le 07 avril 2019