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Les principales dates du "califat" de l'EI en Syrie et en Irak

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De la proclamation d'un "califat islamique" en juin 2014 jusqu'aux attentats contre les forces américaines en janvier 2019. 

OLJ/AFP
25/01/2019

Rappel des dates-clés du "califat" autoproclamé en juin 2014 par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) après sa conquête de vastes territoires en Syrie et en Irak.


"Califat" 
Le 29 juin 2014, les jihadistes de l'"Etat islamique en Irak et au Levant" (EIIL) annoncent l'établissement d'un "califat islamique" dans les régions conquises en Irak et en Syrie. Dans un enregistrement audio diffusé au premier jour du ramadan, l'EIIL, qui se fait appeler "Etat islamique" pour supprimer toute référence géographique, désigne son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme "calife".

En Syrie, dès janvier, l'EIIL avait chassé par les armes les groupes rebelles, et pris le contrôle de la ville de Raqqa. Il contrôle aussi une grande partie de la province de Deir ez-Zor (est), frontalière de l'Irak, ainsi que des positions dans celle d'Alep.
En Irak, où il bénéficie du soutien d'ex-officiers de Saddam Hussein et de groupes salafistes, le groupe s'était emparé le 10 juin de Mossoul et d'une grande partie de sa province Ninive (nord), après la déroute de l'armée irakienne.
Raqqa et Mossoul deviennent ses deux "capitales". 

Le 5 juillet, Baghdadi apparaît dans une vidéo postée sur des sites jihadistes et appelle tous les musulmans à lui "obéir".


(Lire aussi : Le soi disant "califat" de l'EI en Syrie sera défait d'ici un mois, selon les FDS)



Exactions et esclavage 
A Raqqa, l'EI procède à de nombreuses décapitations, exécutions massives, viols, rapts, nettoyage ethnique. Le groupe lapide des femmes soupçonnées d'adultère, et inflige des morts atroces à des homosexuels. Certaines atrocités sont mises en scène dans des vidéos, devenues une arme de propagande des jihadistes.

En Irak, le groupe qui s'est emparé du foyer historique des Yazidis sur les monts Sinjar (nord) a transformé en enfants-soldats les plus jeunes et condamné des milliers de femmes aux travaux forcés et à l'esclavagisme sexuel.


Coalition antijihadistes 
En septembre 2014, une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis lance, après l'Irak, ses premières frappes contre l'EI en Syrie. La coalition va rassembler plus de 70 pays, mais seule une minorité déploie soldats et conseillers militaires au sol. Les Etats-Unis, plus gros contributeur, ont déployé 5.000 soldats.



(Lire aussi : Le dernier village de l’EI conquis par une coalition arabo-kurde)



Défaites en Syrie 
Le 26 janvier 2015, les forces kurdes soutenues par la coalition chassent l'EI de Kobané, ville kurde à la frontière turque.

En août 2016, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), chassent l'EI de Manbij. Des rebelles appuyés par l'armée turque reprennent Jarablos, puis Al-Bab, dans la province d'Alep (nord), en février 2017.
En mars 2017, la cité antique de Palmyre, conquise par deux fois par l'EI depuis 2015, est définitivement reprise par le régime, aidé de l'allié russe. Les jihadistes y avaient détruit une partie des trésors archéologiques classés au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le 17 octobre 2017, l'EI perd Raqqa, qui passe sous le contrôle des FDS.


Revers en Irak 
Le 31 mars 2015, les forces irakiennes reprennent Tikrit (nord). L'opération met en évidence le rôle crucial des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi), dominées par des milices chiites. Le 13 novembre, les forces kurdes appuyées par des frappes de la coalition reprennent Sinjar.

En 2016, l'EI est chassé de Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar, puis de Fallouja.

Le 10 juillet 2017, le Premier ministre Haider al-Abadi proclame la libération de Mossoul, à l'issue d'une offensive de neuf mois des forces fédérales soutenues par la coalition. En août, les forces irakiennes reprennent Tal Afar et la totalité de la province de Ninive.

Le 9 décembre, Abadi proclame la victoire sur l'EI.


Attentats 
Mais le 15 janvier 2018, un double attentat suicide fait plus de 30 morts dans le centre de Bagdad. L'EI a depuis revendiqué plusieurs attentats meurtriers en Irak.

Et en Syrie, les jihadistes de l'EI viennent même de viser les troupes américaines de la coalition. Le 16 janvier 2019, une "patrouille de routine" des forces américaines est prise pour cible par un kamikaze de l'EI à Manbij. Dix civils, cinq combattants des forces arabo-kurdes et quatre Américains sont tués. Quelques jours plus tard, dans la province de Hassaké, un convoi des forces américaines et des FDS est pris pour cible par un kamikaze (cinq morts).


L’État islamique en Irak : un jihadisme ritualisé

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