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Ghosn: une méga-affaire pour l'élite des enquêteurs japonais

Justice

Nul, hormis ceux qui ont dénoncé ses agissements supposés chez Nissan, n'avait imaginé que le tout-puissant patron était dans leurs radars et serait soudainement interpellé le 19 novembre à l'arrivée de son avion privé à l'aéroport de Haneda.

OLJ/AFP/Karyn NISHIMURA
12/01/2019

L'unité du bureau des procureurs de Tokyo qui a arrêté en novembre Carlos Ghosn ne s'occupe que des grosses affaires et, pour le coup, c'est sans doute la plus importante qu'elle ait eu à traiter depuis des décennies. "Elle regroupe la crème des enquêteurs", résume un ancien de ce "tokusobu" (section spéciale d'investigation), Yasuyuki Takai, aujourd'hui avocat.

Leurs investigations sont menées dans le plus grand secret et de façon extrêmement méticuleuse avant que ne soit déclenchée "avec prudence" une action soudaine, raconte-t-il. Nul, hormis ceux qui ont dénoncé ses agissements supposés chez Nissan, n'avait imaginé que le tout-puissant patron était dans leurs radars et serait soudainement interpellé le 19 novembre à l'arrivée de son avion privé à l'aéroport de Haneda. Seul un journaliste du quotidien Asahi a été prévenu quelques heures avant et a pu filmer une partie de la scène.


(Lire aussi : Ghosn de nouveau inculpé, la tension monte entre Renault et Nissan)



"As des as"
Il y a trois unités d'élite de ce type au Japon: à Tokyo, Osaka et Nagoya. Celle de Tokyo, chargée de l'affaire Ghosn, compte une trentaine d'inspecteurs, répartis en trois divisions. "La première s'occupe des affaires de corruption, la deuxième des escroqueries financières pouvant avoir d'importantes répercussions sur la société et la troisième des cas d'évasion fiscale", précise M. Takai.

Dans le cas de Carlos Ghosn, c'est la vingtaine d'inspecteurs des deux premières qui sont mobilisés, sous la conduite de deux chefs-adjoints et du grand patron de l'unité spéciale, Hiroshi Morimoto. Diplômé de l'université de Nagoya, ce quinquagénaire avait déjà oeuvré à quatre reprises pour une durée totale de sept ans et demi dans cette unité spéciale avant d'en prendre la tête il y a un peu plus d'un an. Entretemps, il a occupé plusieurs postes au ministère de la Justice. Surnommé "l'as des as", il a une réputation de "Monsieur propre" qu'il entend bien continuer de prouver.

D'aucuns se demandent si le bureau du Premier ministre a été prévenu avant l'arrestation de Carlos Ghosn, mais cette éventualité est immédiatement balayée par M. Takai. "Les gars de l'unité spéciale, et j'en étais, n'exècrent rien tant que le fait que l'on puisse douter de leur indépendance envers les milieux politiques: ils avaient réalisé leur rêve en arrêtant l'ex-Premier ministre Kakuei Tanaka en 1976". 
Ce dernier était impliqué dans l'affaire de pots-de-vin (plusieurs millions de dollars) versés par la firme aéronautique américaine Lockheed pour décrocher un gros contrat au Japon. 

Si cette unité spéciale a semblé un temps un peu paresseuse, elle a repris du poil de la bête justement depuis l'arrivée de M. Morimoto.
"Je veux débusquer les fraudes et escroqueries cachées", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse suivant sa nomination, ajoutant qu'il entendait pleinement utiliser la nouvelle loi sur la négociation des peines en cas de coopération des personnes visées.
Sous sa houlette, la division a ainsi démantelé un cartel dans le cadre du titanesque chantier en cours de construction du train à sustentation électromagnétique Maglev entre Tokyo et Osaka.


(Lire aussi : Mouna Sepehri, personnage clé de Renault, dans les turbulences de l'affaire Ghosn)



Analytique contre passionné
En décembre 2017, cette unité spéciale a aussi arrêté une figure montante des technologies japonaises, Motoaki Saito, patron de la société PEZY Computing, pour utilisation frauduleuse de subventions étatiques dans le cadre du développement d'un superordinateur. Sa garde à vue a été renouvelée plusieurs fois et il a finalement été libéré sous caution en mai 2018, après six mois derrière les barreaux.

Dans l'affaire Ghosn, M. Morimoto, qui ne s'exprime pas ouvertement devant la presse, retrouve une vieille connaissance: Motonari Otsuru, principal avocat du patron déchu.  C'est que le second était le supérieur du premier il y a une quinzaine d'années quand tous les deux travaillaient ensemble au sein de cette même unité spéciale de Tokyo. M. Otsuru était alors à la place aujourd'hui occupée par M. Morimoto.

Masaru Wakasa, avocat et homme politique, lui aussi ancien chef-adjoint de cette cellule et qui a un temps oeuvré avec les deux hommes, décrit M. Otsuru comme "calme et analytique" tandis que M. Morimoto lui paraît "passionné et fonceur". "Il m'est arrivé de me disputer avec lui alors que j'étais son supérieur", précise M. Wakasa dans un entretien publié par le site d'information Zakzak.
Désormais, "ils sont rivaux, on peut le dire, mais dans le combat qu'ils se livrent, ce n'est pas la force de caractère de l'un ou de l'autre qui compte, c'est à celui qui accumulera le plus de preuves pour condamner ou innocenter M. Ghosn", insiste M. Takai.




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L’azuréen

Il n’a vraiment pas de chance . Carlos GHOSN a oubli une donnée fondamentale, c’est le chauvinisme exacerbé des japonais qui frise avec la xénophobie et le racisme. Nissan et Mitsubishi sont des perles et des joyaux pour les japonais. Ils s’en foutent de ce qu’a accompli le pdg ; ils veulent reprendre ce « qui leur appartient « ....le seul problème c’est qu’avant le passage de Carlos GHOSN, ces 2?entreprises ne valaient presque rien , qu’elles étaient en quasi faillite et qu’elles touchait le fond .
En conséquence, il serait souhaitable Qu’il prenne également un Avocat super compétent dans les domaines financiers et comptables , ayant la confiance de Renault.

Sarkis Serge Tateossian

Tous ces écrits qui flattent les as des as de la justice japonaise ne servent qu'à noyer le poisson.

La crème des enquêteurs japonais va travailler à transformer les écrits comptables de format et standart international, en fautes et détournements de fonds vos à vis de la loi japonaise.

En effet...le Japon sait parfaitement noyer un poisson.

Gebran Eid

SI ON DIRAIT QUE NISSAN FLEURISSAIT PARTOUT DANS LE MONDE AVANT L'ARRIVÉE DE CARLOS À SA TÊTE, ET QU'ELLE ÉTAIT AU SOMMEM ET QU'ELLE VALAIT BEAUCOUP DE MILLIARDS. MAIS C'EST CARLOS QU'IL A PLONGÉ ET L'A MENÉ À LA FAILLITE. DANS CE CAS LÀ, ON POURRAIT DIRE QU'UNE ENQUÊTE OBLIGE SUIVIE D,UNE ARRESTATION SI PREUVES EXISTENT. ....MAIS LÀ, MON DIEU L'HORREUR JAPONAIS, ILS RECONNAISSENT PAS DU TOUT L'ÉNORME TRAVAIL ACCOMPLI PAR LE GÉNIS CARLOS. LA RÉALITÉ, C'EST QUE NISSAN ÉTAIT EN FAILLITE Y COMPRIS RÉCEMMENT MITSUBISHI. GRACE À CARLOS ET SON ÉQUIPE, NISSAN GAGNE AUJOURD'HUI DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS DE $. EN PLUS IL SONT DEVENU NO 1. AU LIEU QUE LES JAPONAIS LUI OFFRE SON STATUT EN OR À CARLOS COMME RÉCOMPENSE, ILS L'ONT JETÉ EN PRISON ET S'ACHARNENT SUR LUI !!!!!!!!!!! VA COMPRENDRE CETTE MENTALITÉ JAPONAISE QUI RESSEMBLE À LA MENTALITÉ SAOUDIENNE OU PRESQUE. ILS N'ONT PAS DÉCOUPÉ SON CORPS, MAIS ILS ONT FAIT PIRE....

ACQUIS À QUI

Carlos devrait se méfier de ses avocats japs et américains .

Il devrait en trouver un de français .

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