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Économie

Grève générale des transporteurs terrestres aujourd’hui au Liban

Infrastructures
OLJ
10/01/2019

L’union des syndicats des transporteurs terrestres observera aujourd’hui une grève générale pour protester contre l’absence de réformes du secteur des transports, comme elle l’avait annoncé mardi par communiqué à la suite d’une réunion au siège de la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL) à Beyrouth.

« Face à l’indifférence de la classe politique vis-à-vis des dispositions de l’accord conclu avec le président Michel Aoun, nous avons décidé d’organiser une grève générale ce jeudi (et) des sit-in devant les centres d’inspection mécanique de l’ensemble du territoire », a déclaré l’union. Les syndicats avaient déjà menacé le mois dernier d’organiser une grève générale pour le 10 janvier si aucun gouvernement n’était formé d’ici là.


(Pour mémoire : Au Liban, la grève suivie dans certaines administrations, mais pas dans le privé)

Stratégie sectorielle

L’absence de gouvernement, attendu depuis les élections législatives de mai, empêche notamment la mise en œuvre d’une stratégie nationale pour réformer le secteur des transports, principale revendication des syndicats. Cette stratégie prévoit en particulier des travaux d’aménagement du réseau routier, une réforme de la gestion de l’inspection et une application plus stricte du nouveau code de la route entré en vigueur en 2015... Mobilisés depuis l’été, les syndicats avaient suspendu leur mouvement de grève suite à un accord conclu avec le président Michel Aoun qui prévoyait l’examen d’un « plan national de gestion des transports publics » annoncé en février dernier par le ministère des Travaux publics et des Transports. Ce qui n’a pas pour autant suffi à débloquer le processus, provoquant la colère des transporteurs routiers.

En juillet dernier, le Conseil d’État avait par ailleurs annulé l’attribution du marché pour la modernisation des quatre centres d’inspection mécanique existants (Hadeth, Saïda, Zahlé et Zghorta) et la construction de 13 nouveaux centres (huit régionaux et cinq frontaliers). L’appel d’offres avait été remporté fin juillet 2016 par la joint-venture Autospect/SGS/Securitest/Autosécurité, mais était sans cesse contesté depuis le lancement de la procédure en avril 2015. L’annulation de l’attribution de ce marché était l’une des principales revendications des syndicats des transports terrestres, qui avaient notamment bloqué l’accès aux centres d’inspection mécanique pendant plus de deux mois fin 2016. Ils avaient mis fin à leurs actions de mobilisation suite à un accord conclu en décembre 2016 avec le président Aoun à Baabda, grâce à une médiation menée par le général Abbas Ibrahim, directeur général de la Sûreté générale. Ils réclamaient soit une nationalisation des centres, soit un maintien des tarifs d’inspection mécanique actuels, quel que soit l’acteur privé chargé de la gestion des centres.


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