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Japon

Carlos Ghosn derrière les barreaux jusqu'au 1er janvier au moins

Ce jugement ne signifie pas que le Franco-Libano-Brésilien sera libéré au Nouvel An, le parquet pouvant requérir à cette date que sa garde à vue soit prolongée de 10 jours supplémentaires pour les besoins de l'enquête.

Le PDG de Renault et ex-patron de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse à Yokohama, le 13 mai 2015. Photo AFP / Toshifumi KITAMURA

Le PDG de Renault et ex-patron de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, passera Noël et le réveillon derrière les barreaux, la justice japonaise ayant décidé dimanche de prolonger sa garde à vue jusqu'au 1er janvier.

Cette décision judiciaire est le dernier développement en date dans la saga qui passionne le Japon et le monde des affaires depuis que ce titan du monde de l'autombile a été arrêté soudainement le 19 novembre à Tokyo à l'arrivée de son jet privé.

"Aujourd'hui, la décision a été prise de maintenir (M. Ghosn) en détention. La garde à vue viendra à expiration le 1er janvier", a dit le tribunal du district de Tokyo dans un communiqué.

Ce jugement ne signifie pas que l'ancien patron de Nissan sera libéré au Nouvel An, le parquet pouvant requérir à cette date que sa garde à vue soit prolongée de 10 jours supplémentaires pour les besoins de l'enquête.

En outre, parallèlement, l'homme d'affaires franco-libano-brésilien est aussi en détention provisoire suite à une première inculpation, ce qui signifie qu'une libération ne peut avoir lieu qu'à la fin de cette garde à vue et sur acceptation par le tribunal d'une demande de mise en liberté sous caution.

Il s'agit d'un nouveau front dans les ennuis judiciaires de M. Ghosn. Celui-ci a fait l'objet vendredi d'un nouveau mandat d'arrêt, le troisième, sur des charges supplémentaires, concernant cette fois l'abus de confiance. Le parquet soupçonne ainsi Carlos Ghosn d'avoir "failli à sa fonction de PDG et d'avoir causé un préjudice à Nissan". Concrètement, le bureau des procureurs lui reproche d'avoir fait couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière d'octobre 2008, ce qu'il nie selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d'euros).

Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu'un ami d'Arabie saoudite se porte garant et aurait effectué des virements d'un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d'une filiale de Nissan.


(Pour mémoire : Nouveau coup de théâtre : Ghosn reste en prison sur des charges supplémentaires)


Minoration d'émoluments

Ce type de délit est normalement prescrit au bout de 7 ans, mais la loi permet de suspendre le décompte lors des séjours à l'étranger, nombreux dans le cas de M. Ghosn qui passait seulement un tiers de son temps au Japon.

Pour le moment, le Franco-Libano-Brésilien a été inculpé le 10 décembre pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été mis en examen. Les deux hommes sont également soupçonnés de minoration d'émoluments sur la période 2015-2018, pour un montant de 4 milliards de yens.



La longue garde à vue qui a suivi l'arrestation de M. Ghosn, qui séjourne dans une petite cellule dans un centre de détention de Tokyo, a étonné à l'étranger et le système judiciaire japonais s'est retrouvé sous le feu des critiques.

Pendant ce temps, l'alliance Renault-Nissan est dans la tourmente. Les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors ont déjà révoqué à l'unanimité M. Ghosn de la présidence de leur conseil d'administration, mais le groupe français Renault l'a maintenu jusqu'à présent à son poste, confiant "à titre provisoire" la direction exécutive à son numéro deux Thierry Bolloré.


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Le PDG de Renault et ex-patron de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, passera Noël et le réveillon derrière les barreaux, la justice japonaise ayant décidé dimanche de prolonger sa garde à vue jusqu'au 1er janvier.

Cette décision judiciaire est le dernier développement en date dans la saga qui passionne le Japon et le monde des affaires depuis que ce titan du monde de...

commentaires (3)

Ça devient de l’acharnement judiciaire !!! Malgré leur soi disant modernisme, les japonais montrent qu’ils possèdent un système judiciaire archaïque et sauvage. En réalité, ils ne sont bons qu’a décimer les océans de poissons menacés d’extinction, à acheter de façon boulimique des sacs à main de luxe et photographier tout et n’importe quoi y compris les assiettes qu’on leur sert dans les restaurants en Europe. Carlos Ghosn a sauvé Nissan d’une faillite certaine mais leur fierté médiévale n'admet sans doute pas la réussite d’un étranger là où tous les patrons japonais ont lamentablement échoué

Liberté de Penser

13 h 14, le 23 décembre 2018

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Commentaires (3)

  • Ça devient de l’acharnement judiciaire !!! Malgré leur soi disant modernisme, les japonais montrent qu’ils possèdent un système judiciaire archaïque et sauvage. En réalité, ils ne sont bons qu’a décimer les océans de poissons menacés d’extinction, à acheter de façon boulimique des sacs à main de luxe et photographier tout et n’importe quoi y compris les assiettes qu’on leur sert dans les restaurants en Europe. Carlos Ghosn a sauvé Nissan d’une faillite certaine mais leur fierté médiévale n'admet sans doute pas la réussite d’un étranger là où tous les patrons japonais ont lamentablement échoué

    Liberté de Penser

    13 h 14, le 23 décembre 2018

  • Le calvaire continue en cette période de célébration de la naissance du plus Grand des révolutionnaires de ce bas monde.

    FRIK-A-FRAK

    12 h 24, le 23 décembre 2018

  • Tout Puissant? Comment n'a t il pas "senti" le vent tourner en tempête? Il est vrai que l'hubris des tout puissants les aveugle souvent...Mussolini, Hitler, .et autes autocrates... Seul Staline a échappé à cette malédiction. Pourtant proclamée depuis l'ancienne Rome " la roche tarpeienne ...près du capitole"

    Chammas frederico

    10 h 14, le 23 décembre 2018