#MaBaddaPlastic, la campagne de « L’OLJ » contre le fléau du siècle

Photo d’archives, Joseph Eid

OLJ
05/12/2018

On peut se passer progressivement du plastique à usage unique. Et contribuer ainsi, chacun à son niveau, à réduire le danger des déchets plastiques non traités sur la nature et sur la santé humaine. Fidèle à ces principes, et prenant pour slogan une expression libanaise qui parle à tous sans détour, la campagne de L’OLJ contre le plastique a été lancée dès le 15 octobre : elle se voulait axée sur l’information mais aussi sur les astuces qui visent à se débarrasser peu à peu du plastique, sans pour autant occulter la difficulté de contourner la dépendance au plastique dans notre vie moderne. Une difficulté illustrée par les efforts du journal pour arrêter de distribuer sa version papier dans une enveloppe en plastique : en raison d’évidents obstacles par mauvais temps, cette mesure ne pourra être appliquée qu’en été. Mais c’est un début !

La réflexion est cependant lancée, et le journal accompagne sa campagne de plusieurs mesures visant à réduire sa propre consommation de plastique, et procéder à un tri qui s’améliore avec le temps. Fidèle à son engagement envers les causes environnementales et sociales, L’OLJ a donc embarqué ses lecteurs dans une série d’articles et de vidéos sur cette problématique. Les vidéos, elles, tournées avec des célébrités locales comme le militant de longue date Pierre Issa, l’ingénieur Ziad Abichaker ou encore l’actrice Rita Hayek, s’attaquent à de petits gestes du quotidien susceptibles de réduire la consommation de plastique à usage unique comme le fait de refuser un sac dans une pharmacie, préférer la bonne vieille cruche aux gobelets en plastique au bureau, ou alors commander son repas sans couvert. Des gestes à la portée de tous, pour peu qu’on y pense.

La série d’articles qui a accompagné cette campagne vidéo dans le journal visait à apporter une information diversifiée et complète sur le problème du plastique, au Liban comme dans le monde. Un repère sur le plastique utilisé dans notre consommation quotidienne et dans les infrastructures qui nous entourent, sur le taux de plastique recyclable/recyclé, et sur les politiques de gestion des déchets, s’imposait en début de série. Ont suivi des enquêtes approfondies sur l’impact des déchets plastiques sur la faune marine, sur les dangers de l’utilisation quotidienne du plastique sur notre santé, sur l’état de l’industrie du plastique et du recyclage de cette matière au Liban… Sans oublier des reportages sur des initiatives « positives » comme la décision de la municipalité de Jbeil d’interdire les sacs en plastique dès début 2019, les tournées de Greenpeace sur les bars et les restaurants pour les convaincre d’adopter des alternatives aux objets plastiques à usage unique comme les pailles, ou encore les mesures innovantes de la municipalité de Deir Zahrani pour pousser sa population à la réutilisation, puis la réduction des sacs en plastique dans les marchés aux légumes.

Agir sans céder au catastrophisme, malgré la gravité de la situation, tel est l’objectif de la campagne lancée par L’OLJ, et qui a mené à l’organisation d’une table ronde, le 4 novembre, dans le cadre du Salon du livre francophone 2018, intitulée

« Les dangers du plastique, sommes-nous assez conscients?». En présence de quatre prestigieux experts – Pierre Issa, cofondateur et ancien directeur d’Arcenciel, Ziad Abichaker, ingénieur spécialisé en gestion des déchets, Maher Abboud, professeur et chercheur à la faculté des sciences de l’Université Saint-Joseph, et Édouard Bitar, cofondateur de Live Love Beirut –, la table ronde a passé en revue plusieurs thèmes : l’état des lieux du plastique dans le monde et son danger sur l’environnement, les perspectives et les limites du recyclage, les réformes politiques à adopter en vue d’une meilleure gestion de cette matière et, enfin, les moyens de faire évoluer les mentalités en vue d’actions citoyennes plus efficaces. Une discussion passionnée a eu lieu avec le public, nombreux sur place.

#MaBaddaPlastic continue de toucher nos lecteurs et de nombreux internautes par son approche éclectique et approfondie d’un problème aussi global et complexe que celui de la gestion des déchets plastiques. Il ne fait pas de doute qu’elle a contribué à lancer une dynamique de réflexion sur la gestion du plastique, mais aussi sur l’impact de chacun d’entre nous sur la nature.

L’Orient-Le Jour

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