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Liban - crise

Réfugiés syriens : Merhebi accuse Bassil de paralyser le travail de la commission ministérielle

M. Merhebi, recevant hier une délégation de Human Rights Watch.

Le ministre d’État sortant pour les Affaires des réfugiés, Mouïn Merhebi, a accusé hier son collègue aux Affaires étrangères, Gebran Bassil, « de paralyser, comme à son habitude, le travail de la commission ministérielle chargée du dossier des réfugiés et de faire avorter toute tentative d’élaborer une stratégie générale du gouvernement » sur la question.

Dans une conférence de presse tenue à l’issue d’une réunion avec une délégation de Human Rights Watch (HRW), menée par la représentante de l’ONG au Liban, Lama Fakih, M. Merhebi a estimé que pour aider les réfugiés à rentrer chez eux, « il faudrait dénoncer l’ingérence du Hezbollah en Syrie et obliger le parti à se retirer des villages occupés, où il s’emploie à tuer les habitants ou à les pousser à se réfugier au Liban ».

De plus, « il est nécessaire que le ministre Bassil prenne position au sujet de l’enrôlement obligatoire dans l’armée syrienne, des liquidations et des enlèvements dont sont victimes les réfugiés qui rentrent chez eux », a-t-il martelé.

Saluant les efforts menés par HRW pour « faire la lumière sur les violations dont sont victimes les réfugiés qui rentrent dans leur pays », il a expliqué que « les informations relatives au massacre par le régime de vingt réfugiés à leur retour ont été dévoilées après qu’il s’est avéré que ce qui se passe est une pratique criminelle programmée par le régime à l’encontre des réfugiés, dans le but de les effrayer et de les empêcher de retourner dans leurs villages ».

M. Merhebi a en outre souligné que son ministère a réussi à accorder au dossier des réfugiés syriens au Liban la priorité et poussé les différentes parties à le placer sur leur liste des priorités libanaises et internationales. S’attardant sur les réalisations de son ministère dans ce cadre, il a souligné que celui-ci reçoit « des informations de réfugiés syriens au Liban sur des exactions commises à l’encontre de leurs proches retournés en Syrie et dont certains ont été tués ou enlevés ou même enrôlés de force dans l’armée ». Il a promis de fournir aux médias toute information qu’il recevra dans ce cadre, et ce « pour empêcher que les Syriens ne soient empêchés de rentrer chez eux ».

Lundi, M. Merhebi avait posté sur son compte Facebook les noms de trois réfugiés syriens – Khaled Jassem Faraj, Walid Mohammad Hussein, Mohammad Mahmoud Jassem – qui auraient été enlevés par le Hezbollah dans le village de Aramoun.


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