Le député libanais Yassine Jaber a reproché au ministère de l'Energie de ne pas avoir donné suite aux propositions du géant allemand. Photo prise de la page Facebook de Yassine Jaber.
Le député libanais Yassine Jaber, qui avait soulevé une polémique en affirmant que le Liban avait refusé une offre de la compagnie allemande Siemens pour réhabiliter le secteur de l'électricité, est revenu à la charge jeudi en reprochant au ministère de l'Energie de ne pas avoir donné suite aux propositions du géant allemand.
"La société a offert son aide au Liban, devons-nous nous contenter de cela? N'aurions-nous pas dû approfondir davantage et comprendre quelle est la nature de l'aide?", s'est demandé le député membre du bloc berryste, assurant qu'il cherchait "à trouver une solution et non à provoquer un conflit".
"Il y a un problème important au niveau de l'électricité, la situation financière est difficile. Je ne suis en conflit personnel avec personne mais il y a un problème national qui doit être réglé par le dialogue", a encore dit M. Jaber, tout en assurant qu'il respectait le président libanais Michel Aoun, quelques jours après avoir violemment critiqué le mandat de ce dernier dans un enregistrement vocal qui a été rendu public.Dans cet enregistrement vocal, le député du bloc berryste avait déclaré que le Courant patriotique libre avait refusé lors de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel en juin dernier une offre de Siemens pour le secteur libanais de l'électricité. "(...) Malheureusement, ils (le CPL) ont fait rater au Liban une grande opportunité. (...) Malheureusement, ce mandat va détruire le Liban d'une manière inacceptable", peut-on entendre dire M. Jaber.
Le ministre sortant de l'Energie, César Abi-Khalil, membre du CPL, avait réagi dimanche en affirmant sur Twitter que "Siemens n'a pris part à aucun appel d'offres".Mais le PDG de Siemens, Joe Kaeser, sollicité par la journaliste libanaise Yara Alandary sur Twitter, qui lui a demandé si sa compagnie avait présenté ou discuté d'une offre au gouvernement libanais, a répondu : "Oui, nous l'avons fait. Durant notre visite avec notre chancelière, j'ai proposé d'aider à améliorer toute la chaîne de valeur de l'électricité, et que notre équipe vienne évaluer ce qui est le mieux pour les gens. Aucune réponse jusqu'à présent du gouvernement. Notre porte est ouverte, l'offre est toujours valable, appelez quand vous voulez". Ce à quoi M. Abi Khalil a répondu mercredi soir sur twitter: "Nous aspirons à coopérer avec Siemens sur l'évaluation des besoins, et à partir de là peut-être recevoir une offre formelle". "Je réitère mon invitation à Siemens et toutes les compagnies qualifiées à rester à l'écoute de toutes les annonces du ministère concernant les prochains appels d'offres Selaata 1 et Zahrani 2".
Jeudi, la même journaliste a indiqué sur son compte twitter que la branche du Moyen-Orient de Siemens a publié à ce sujet un tweet, avant de l'effacer. "Siemens est prêt à aider le Liban à améliorer son infrastructure en utilisant une technologie fiable et efficace. Nous aspirons à coopérer avec le gouvernement libanais sur des projets futurs", aurait twitté la branche du Moyen-Orient de Siemens avant de mettre une adresse e-mail à contacter, selon une capture d'écran publiée par Mme Alandary. M. Kaeser a également poursuivi la conversation virtuelle, remerciant les différents intervenants pour "le très bon dialogue". "Cela montre que vous vous intéressez au futur de votre pays !", a-t-il salué, affirmant avoir "demandé à son équipe locale de contacter le ministre (Abi Khalil, NDLR) dès que possible". "L'offre que j'ai faite au gouvernement pour aider à optimiser l'approvisionnement électrique reste d'actualité. Les Libanais méritent cela", a-t-il ajouté.


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Monsieur Yassine Jaber , respectable personnage a sûrement raison. C’est une proposition parrainée par un Chancelier d’une nation et d’un gouvernement sérieux et respectés Les critères qui gouvernent les appels d’offres et les offres sont parfois ré visionnées afin de pourvoir à toute raison d’etat En l’occure Le secteur vital de l’L’énergie Les magouilles si elles existent risquent encore et encore de faire sombrer de plus en plus le Liban dans les ténèbres de l’oubli . PARDIEU Que se passe-t-il ? Par quoi sont ils aveuglés les responsables toute appartenance confondue?
06 h 38, le 28 septembre 2018