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Bois des Pins : Après avoir arraché les arbres, la SG prête à changer d’emplacement pour construire son bâtiment

Polémique

"Le projet de construction d’un nouveau bâtiment relevant de la Sûreté générale à Tayyouné, dans le secteur du Bois des pins de Beyrouth, est doté de tous les documents légaux nécessaires et toutes les démarches ont été faites sur une base totalement légale", selon une source autorisée de la SG.  

OLJ
13/09/2018

Suite à l’article publié dans notre édition de jeudi sur le déboisement, illégal, d’une parcelle du Bois des pins de Beyrouth en vue de la construction d’un bâtiment pour le compte de la Sûreté générale, une source autorisée à la SG a transmis à L’Orient-Le Jour les précisions suivantes : "Le projet de construction d’un nouveau bâtiment relevant de la Sûreté générale à Tayyouné, dans le secteur du Bois des pins de Beyrouth, est doté de tous les documents légaux nécessaires et toutes les démarches ont été faites sur une base totalement légale. Nous sommes soucieux de l’application de la loi, et cela s’applique à nous avant les autres. Nous sommes soucieux également de la sauvegarde de l’environnement. Si le projet en question est contesté par les associations et par la société civile, la Sûreté générale s’emploiera dans ce cas à chercher un autre emplacement pour la construction du bâtiment". 

Le 5 septembre, un bulldozer avait, au grand dam des riverains, arraché les arbres d'une parcelle se situant sur le terrain 1925 de la région de Mazraa, un terrain officiellement non-constructible et rattaché au bois des pins. Malgré une dénonciation de cet abattage des arbres, publiée le 7 septembre par la municipalité de Beyrouth, qui demandait l'arrêt immédiat des travaux, les excavations s'étaient poursuivies. La Sûreté générale avait mercredi confirmé à L'OLJ que "la SG est en train de construire un bâtiment sur le terrain" sus-mentionné, refusant de fournir d’autres indications ou de répondre à des questions plus précises.




Ce même terrain avait, selon des informations fournies à L’OLJ, fait l’objet de décisions de la part de l’ancien conseil municipal de 2004 à 2008, qui accordaient aux Forces de sécurité intérieure (FSI), et non à la SG, le droit de "constructions préfabriquées temporaires", sans pour autant autoriser l’abattage d’arbres. C’est ce qui explique la construction d’une gendarmerie des FSI sur ce terrain depuis ce temps-là. Une construction qui n’est pas "temporaire" puisqu’elle existe toujours. 

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NAUFAL SORAYA

"Nous sommes soucieux également de la sauvegarde de l’environnement. Si (...), la Sûreté générale s’emploiera dans ce cas à chercher un autre emplacement pour la construction du bâtiment".

Dans ce cas, elle n'avait pas besoin de nos cris d'indignation pour savoir qu'elle commettait une grande erreur... Qu'elle remette la parcelle dans l'état où elle l'a trouvée...

A propos, qu'a-t-elle fait des arbres arrachés? Déjà revendus ou quoi?

Bustros Mitri

Degueulasse !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

AVANT TOUT REBOISEZ LA PARCELLE ET NON SEULEMENT !

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