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Pourquoi Nasrallah a-t-il pleuré mercredi soir ?

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Le secrétaire général du Hezbollah a évoqué le martyre de l'imam Hussein avant de fondre en larmes, pendant quelques secondes.

13/09/2018

Une vidéo montrant le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, éclater en sanglots à l'évocation, mercredi soir, du martyre de l'imam Hussein a été largement partagée ces dernières heures sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont relayé cette séquence, qui a eu lieu lors d'un discours du leader chiite, au troisième jour des célébrations religieuses de l'Achoura, notamment sur Twitter et Facebook, en utilisant le mot-clé "Je ne t'ai pas abandonné Hussein".



Si Hassan Nasrallah fait la preuve, à chacune de ses interventions, de ses talents d'orateur, maniant avec aisance l'ironie, l’émotion ou la colère, il est extrêmement rare de le voir se laisser aller aux larmes, comme il l'a fait mercredi soir.

Cet affichage d'émotion est à remettre dans le contexte très spécifique d'Achoura, une célébration sacrée pour la communauté chiite, évoquant le destin tragique de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et troisième imam du chiisme, lors de la bataille de Kerbala, dans l'actuel Irak, en 680 après Jésus-Christ. D'après la tradition, l'imam Hussein a été décapité, son corps mutilé et ses proches décimés. Cet affrontement, à l'origine du grand schisme de l'islam, entre sunnites (majoritaires) et chiites, vit les hommes du calife omeyyade Yazid réduire à néant le soulèvement de Hussein.

Selon la spécialiste de l'islam chiite Sabrina Mervin, le rituel des pleurs a une véritable signification religieuse. "Durant les célébrations du mois de muharram (le premier mois du calendrier musulman), les fidèles chiites sont en deuil (...) Un grand nombre de hadiths encouragent les croyants à pleurer et à faire pleurer autrui, en racontant le martyre de l’imam", écrit-elle dans un texte, datant de 2006, intitulé Les larmes et le sang des chiites : corps et pratiques rituelles lors des célébrations de l'Achoura. "La souffrance de celui qui montre de la compassion pour le martyr, le chagrin et les pleurs mènent sur la voie du salut, puisqu’ils permettent l’intercession de l’imam" Hussein, explique-t-elle.

Quatre types de rituels sont observés par les fidèles lors des célébrations de l'Achoura, souligne la spécialiste dans ce texte : des séances de déploration organisées dans des lieux publics ou privés "où l’on raconte, jour après jour, les épisodes du drame de Kerbala"; des "processions publiques rassemblant les fidèles, regroupés par quartier, par affiliation politique, ou par affinité ; certains d’entre eux s’y adonnent à des pratiques de mortification"; "des représentations théâtrales du drame sont montées dans certains endroits : en Iran, surtout, mais aussi à Nabatiyé, au Liban-sud"; une visite pieuse au mausolée de Hussein, ou, à défaut, à d’autres mausolées. Selon Mme Mervin, "l’histoire de l’implantation de ces rituels relève à la fois de la survivance de pratiques antéislamiques, d’emprunts, et de l’invention d’une tradition, qui est en redéfinition constante".

En ce qui concerne les séances de déploration, "les vertus des pleurs et la rétribution que l’on peut en attendre sont mises en avant par les oulémas dans des ouvrages qui codifient le rituel", souligne-t-elle. "Chaque jour, un épisode de la passion de Hussein est consacré à un héros particulier, parmi les ahl al-bayt (la famille du Prophète). Le récitant fait revivre les scènes du drame (...) et insiste sur les points sensibles qui émeuvent l’auditoire : la force des liens familiaux et l’exemplarité des qualités morales des ahl al-bayt face à la cruauté des ennemis, l’aspect désespéré, inéluctable, de la situation, etc. Plus le récitant a le talent d’émouvoir, par le timbre et le ton de sa voix, et par son habileté à établir un parallèle entre le drame qu’il commémore et rejoue, et la situation présente des auditeurs, plus l’assemblée pleure", écrit la spécialiste dans son étude.

Au 10ème et dernier jour des célébrations d'Achoura, les fidèles se rassemblent pour des processions qui peuvent s'avérer spectaculaires. Certains fidèles, vêtus de noir, procèdent à des actes d'auto-flagellation. Des hommes se blessent volontairement à la tête, à l'aide de sabres ou de couteaux, entraînant d'importants saignements. D'autres se frappent la poitrine en écoutant le récit de la mort tragique de l'imam Hussein sur fond de chants religieux au rythme entêtant.


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L’azuréen

Il pleure pour le Liban c’est ça ? Soyons naïf et optimiste !

Ziad Gabriel Habib

Par les temps qui courent, la force du Libanais est d'être à l'écoute et au respect des sentiments et de l'histoire des communautés constituantes du Liban. Cette séquence est très émouvante et appelle au respect. Comparaison n'est pas raison, c'est comme si le pape de Rome pleurait un vendredi saint. Au delà de toutes considérations politiques, chaque religion a ses martyrs et parfois ils sont communs. Le problème advient quand religion et politique s’entremêlent. Alors, comment s'en sortir? C'est notre puzzle Libanais.

Eleni Caridopoulou

Et le Christ a été crucifié , je pense c'est la pire des morts .

Wlek Sanferlou

Bof! Après ça quoi? On se rase devant le publique?

EL KHALIL ABDALLAH

c'est tragique la mort de l'Imam mais ce qui est plus tragique c'est qu'on le pleure 1338 ans apres sa mort!

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

S,IL POUVAIT PLEURER AUSSI SUR LA SITUATION EXPLOSIVE DU PAYS ET NON SEULEMENT EN LARMES MAIS EN ACTES !

Tabet Karim

Il ne manquait plus que ca......

George Khoury

crocodile

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

MOI, JE CROIS QU,AUTRE SON CHARISMATISME H.N. EST UN HOMME SENTIMENTAL ! MAIS IL NE FALLAIT PAS SE RIRE DES VRAIES LARMES DE SINIORA POUR SA PATRIE LE LIBAN...

RE-MARK-ABLE

On nous parle d'une chose que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

C'est comme vouloir expliquer la trinité à des incrédules de toute façon.

Ici c'est ni un religieux ni un politique qui s'exprime et qui s'émeut c'est du fond de la mémoire arabe un acte de barbarie et de trahison qui a décimé les petits enfants du prophète Mohamed, les AHLEL BEYT.
UNE INJUSTICE PORTÉE PAR SES DESCENDANTS ET ALLIÉS.

IMB a SPO

Nous avpns Hollywood, Bollywood, Pallywood et maintenant Hezbollawoood....

NAB

La religion (peu importe laquelle) n’a pas sa place en politique. Cet homme, chef d’une milice chiite a l’extreme, s’est cru mandaté, par le peuple libanais, pour parler au nom du peuple libanais dans des guerres regionales qui ne concernent aucunement le peuple libanais

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