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L'EI a décapité l'un des otages enlevés à Soueida

Syrie

Les FDS ont indiqué être prêtes à procéder à un échange avec l'EI pour sauver la vie des otages. 

OLJ/AFP
05/08/2018

Le groupe ultraradical Etat islamique (EI) a décapité l'un des otages enlevés le mois dernier lors d'un assaut sanglant à Soueida en Syrie, renouant avec une de ses sinistres pratiques dans ce pays en guerre, selon un média en ligne et une ONG dimanche.

Le 25 juillet, l'EI a lancé des attaques coordonnées dans la province méridionale de Soueida qui ont fait plus de 250 morts, l'un des bilans les plus lourds du conflit. En se retirant vers ses positions aux limites nord de la province, le groupe jihadiste a enlevé une trentaine de femmes et d'enfants alors que 17 hommes sont portés disparus selon le média en ligne Soueida24 et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces deux sources ont annoncé l'exécution jeudi par décapitation d'un jeune homme faisant partie de ces otages. Cet étudiant de 19 ans avait été enlevé du village de Chabké avec sa mère, a dit à l'AFP le journaliste Nour Radwan qui dirige Soueida24, citant des proches du jeune homme. Sa famille a reçu des photos de sa dépouille, ainsi que deux vidéos, la première montrant sa décapitation et la seconde, publiée par Soueida24, où on le voit s'exprimer. Portant un t-shirt noir et assis au sol dans un paysage rocailleux, les mains attachées derrière le dos, il implore les négociateurs de répondre aux "revendications de l'EI", pour éviter que d'autres otages ne subissent son sort. 


(Lire aussi : Joumblatt appelle les druzes du Sud syrien à refuser le service militaire)


"Échec des négociations" 
L'EI n'a pas revendiqué cette exécution ni les enlèvements et n'a pas non plus publié les vidéos sur ses chaînes de propagande traditionnelles, mais des sources locales affirment que les familles des personnes enlevées ont reçu sur leurs téléphones des photos et vidéos envoyées par les jihadistes. 

La province de Soueida est majoritairement habitée par la minorité druze, une branche hétérodoxe de l'islam chiite qui représentait environ 3% de la population syrienne d'avant-guerre, soit environ 700.000 personnes.
Vendredi, l'un des plus hauts dignitaires druzes en Syrie a affirmé à l'AFP que la Russie, alliée du président Bachar el-Assad qu'elle aide militairement dans le conflit, menait des pourparlers avec l'EI en vue de la libération des otages. 

Cette exécution, la première depuis les enlèvements, est intervenue "après l'échec des négociations avec les forces du régime sur le transfert de jihadistes du sud-ouest de la province de Deraa vers la Badiya", une région désertique où l'EI est retranché, selon l'OSDH.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde qui a lutté contre l'EI avec le soutien des Etats-Unis, ont indiqué dimanche être prêtes à procéder à un échange avec l'EI pour sauver la vie des otages. Les FDS seraient ainsi prêtes à libérer des prisonniers de l'EI, mais cette proposition "ne remplace pas la médiation russe", ont-elles indiqué.


(Lire aussi : Moscou négocie avec l'EI la libération d'otages druzes enlevés à Soueida)


Exactions terribles 
Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes pans de territoire en Syrie et en Irak voisin, l'EI a procédé à des décapitations, des exécutions massives, des rapts et des viols dans les régions sous son contrôle. 

La décapitation de Soueida est la première exécution par l'EI d'un otage civil depuis près d'un an : en octobre 2017, le groupe jihadiste avait pris le contrôle pendant plusieurs semaines de la ville d'Al-Qaryataïne (centre), où il avait commis des exactions similaires, selon l'OSDH. Mais désormais l'EI a été laminé par de multiples offensives en Syrie et en Irak, où il a été chassé de tous les centres urbains. Il ne contrôle aujourd'hui que moins de 3% du territoire syrien. Il parvient toutefois à frapper fort comme l'ont montré les attaques sanglantes du 25 juillet et les enlèvements. 

Selon Khattar Abou Diab, spécialiste du conflit syrien, le drame de Soueida représente un "tournant" pour les Druzes. "Pour cette communauté ancestrale, la prise en otage de femmes dépasse toutes les lignes rouges", a-t-il souligné. "Leur réaction dépendra de l'issue des négociations", ajoute l'expert, qui n'exclue pas notamment une intervention directe des Druzes pour chasser l'EI du désert de Soueida "si tous les otages venaient à être exécutés". 

Déclenché en 2011 par la répression brutale de manifestations pacifiques prodémocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.


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Irene Said

Et pourtant pas plus tard que hier, Madame Lamia Fakih, No 2 du HRW au Proche Orient, se faisait des soucis pour les pauvres "présumés jihadistes" libanais capturés et ramenés au Liban par nos services secrets...
Ces jihadistes libanais appartenaient à l'EI, qui a décapité ce jeune étudiant, et ont fait peut'être les mêmes barbaries...mais Madame Lamia Fakih demande à ce qu'on les traite selon les règles des droits de l'homme !!!
Irène Saïd

Talaat Dominique

pas de pitiés pour eux
qu'ils soient jugés en Irak et en Syrie
et leurs femmes et enfants aussi
il faudrait aussi qu'en Europe et en France, on arrête de plaindre leurs femmes et enfants
et de demander leur retour au pays

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

FAUT EN FINIR AVEC LES TARES ! ERADICATION !

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