X

La Dernière

« La mode était de découvrir le ventre »

24/07/2018

En 1970, à la veille d’être couronnée Miss Univers, Georgina Rizk trouve en la personne de sa demi-sœur aînée, Felicina Rossi, une conseillère aussi tendre qu’avertie, qui l’accompagne dans toutes les étapes de la compétition, jusqu’à son triomphe à Miami. Les deux sœurs ont déjà, malgré leur jeune âge, une bonne expérience du mannequinat. Felicina évalue d’instinct les couleurs, les tissus et les coupes qui mettent une silhouette en valeur. Ayant quasiment assisté à la création et en tout cas aux essayages des tenues de compétition de Georgina, elle s’en souvient au détail près :
« Selon le règlement, la candidate devait porter en guise de tenue de soirée un costume inspiré de la tradition nationale. Celui de Georgina avait été conçu et confectionné par Anna Maria Malek, une créatrice d’origine hongroise spécialisée dans le tricot et le crochet. C’était une véritable artiste dont la réputation avait largement dépassé le Liban et dont les créations étaient vendues dans les plus grandes capitales du monde. Le costume qu’elle avait imaginé était composé d’un ensemble top et culotte tricotés au fil d’or en lurex. Elle portait par-dessus une combinaison sarouel en mousseline noire avec des détails dorés au crochet, ainsi qu’une immense abaya en tulle noir, avec une traîne de près de 4 mètres, elle aussi entièrement bordée d’or. À cette époque, la mode était de découvrir la partie haute du ventre ainsi que les jambes, mais en transparence (on portait beaucoup, par ailleurs, des bustiers courts sur des robes longues façon gitane).
Les autres tenues de la compétition ont été réalisées par le couturier Pierre Katra. J’avais moi-même une vision très précise de ce qui pourrait exalter la beauté de ma sœur, qui avait un corps superbe, lors de la présentation devant le jury. J’en ai donc parlé à Pierre Katra et il a réalisé à la perfection ce que je lui ai suggéré : un bustier et une culotte entièrement brodés de perles roses, or et émeraude, portés sous une longue veste émeraude en organza transparent et un pantalon cloche rose de la même matière. La fluidité de l’organza accompagnait avec beaucoup de grâce les mouvements de Georgina et son attitude sur le podium.


Pour les cocktails et autres événements, toute la garde-robe avait été réalisée par Pierre Katra. Je ne me souviens pas que Georgina ait eu recours à des maquilleurs professionnels. Elle s’était maquillée toute seule pour la compétition, soulignant d’eye-liner ses beaux yeux verts, posant ses faux cils et traçant une « banane » de fard taupe au creux de la paupière. Ses bijoux de cérémonie, un collier et une ceinture en or sertis d’ambre, si je me souviens bien, accompagnant l’ensemble noir d’inspiration orientale, avaient été créés par Marie Munier. »


Sur le même sujet

Georgina Rizk, belle de toujours

À la une

Retour à la page "La Dernière"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué