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En Méditerranée, des côtes toujours sous la pression du béton

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Même si le renforcement des lois dans certains pays et la Convention de Barcelone ont amélioré la protection des côtes, des abus demeurent.



OLJ/AFP
10/07/2018

Hôtel géant illégalement construit dans un parc naturel espagnol, complexe touristique menaçant des salines historiques au Liban, constructions trop proches du rivage en France: l'urbanisation et l'explosion du tourisme en Méditerranée mettent en danger sites naturels et activités traditionnelles. 

Avec ses 46.000 kilomètres de littoral répartis entre 21 pays, la Méditerranée concentre environ un tiers du tourisme mondial. Le nombre de visiteurs internationaux pourrait passer de 58 millions en 1970 à 500 millions en 2030, selon Plan Bleu, un organisme travaillant au sein du Programme de l'ONU pour l'environnement. "Mais le modèle du tourisme actuel n'est pas vraiment durable et la forte croissance du secteur conduira à une aggravation des pressions environnementales", relève-t-il. 

La population côtière ne cesse aussi de croître. Elle a plus que doublé entre 1970 et 2000 sur les rives sud et orientale, de 32 à 75 millions, selon Plan bleu. Même si le renforcement des lois dans certains pays et la Convention de Barcelone ont amélioré la protection des côtes, des abus demeurent. 



Espagne, 21 étages de bétonnage sauvage

Les 8.000 kilomètres de côtes de la très touristique Espagne ont été soumis à de multiples pressions depuis le premier boom de la construction des années 1970 jusqu'à l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Le littoral est déjà bétonné sur une profondeur de 500 mètres à l'intérieur des terres dans plusieurs provinces, notamment "à 81% dans celle de Malaga (sud)", relevait en 2016 un organisme indépendant, l'Observatoire de la durabilité. Bâti à Algarrobico, dans un parc naturel protégé d'Andalousie il y a 15 ans, un hôtel, monstre blanc de 21 étages, symbolise la construction anarchique et illégale au début du XXIe siècle. 

Voué à la démolition -la Cour suprême ayant définitivement conclu à son illégalité-, "il reste debout parce que de multiples procès sont en cours pour savoir s'il faut indemniser le propriétaire et par manque d'action politique", indique à l'AFP Pilar Marcos, une responsable de Greenpeace Espagne.



Benidorm, commune espagnole de la province d'Alicante le 9 août 2016. AFP / JOSE JORDAN    



(Lire aussi : Eden Bay à Ramlet el-Baïda : une seule solution, la démolition)




Liban, littoral privatisé

Au Liban, quasi-impossible d'aller à la mer sans payer. "Il n'y a plus que 20% de la côte actuellement en libre d'accès. Le reste a été privatisé" principalement pour des complexes touristiques, indique à l'AFP Jad Tabet, président de l'Ordre des ingénieurs et des architectes. En 2012, un rapport du ministère des Transports montrait qu'environ cinq millions de m² du littoral sont construits illégalement. "Il y a une démission totale de l'Etat face aux intérêts des privés bien introduits", regrette-t-il.

Un nouveau projet de complexe touristique dans la région d'Enfeh (nord) suscite la crainte des défenseurs de l'environnement et du patrimoine. Il menace une des plus anciennes salines de Méditerranée située dans une zone riche archéologiquement et ayant "l'eau la plus propre du littoral libanais", selon la biologiste Sammyjoe Lycha. Hafez Jreij, paludier depuis son enfance et opposant au projet, raconte à l'AFP que le promoteur lui a lancé: "La production traditionnelle de sel est sans valeur. Laissez-nous cette zone côtière".


(Lire aussi : C’est le littoral libanais que l’on assassine... La mémoire aussi)



France, protection mais pressions

Depuis 1986, la France s'est dotée d'une "loi littoral" qui a permis, selon le ministre de l'Environnement, de "préserver de l'urbanisation" les quelque 15.000 kilomètres de côte "malgré la pression foncière". Mais récemment, des députés de la majorité ont voulu la remettre en cause. Face au tollé, ils ont reculé. Mais les abus n'ont pas disparu. Dans l'île de Corse, l'association de défense de l'environnement U Levante a obtenu après 20 ans de procédure une décision judiciaire de démolition pour une villa construite par un riche investisseur suisse soutenu par la mairie de Bonifacio, sur le site classé de Paraguan (sud).

Malgré une décision de justice d'expulsion, une paillote occupant illégalement le domaine public maritime à Calvi et réalisant un chiffre d'affaires annuel de 700.000 euros, est toujours là et devra payer une astreinte de 1.000 euros par jour à compter du 15 juin en cas de maintien.

Le Conservatoire du littoral, un organisme public, a toutefois réussi à protéger 200.000 hectares en métropole, sur le littoral et autour des grands lacs. Il y encourage tourisme et activités durables. Un modèle envié par beaucoup en Espagne ou à Chypre.


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Le Faucon Pèlerin

Rares sont ceux qui se souviennent des minuscules marais salants sur les rochers-ouest de l'embouchure de Nahr-el-Kalb abandonnés dans les années 30. Leur nom était longtemps présent dans la mémoire "mellahat Nahr-el-Kalb". Si les marais salants d'Enfeh et ses éoliennes, aussi célèbres que les Cèdres du Liban, disparaissent sous le béton des promoteurs cannibales, c'est que la boucle est bouclée de la côte libanaise.

Stes David

Le grand problème au Liban c'est que c'est très petit et il n'y a pas beaucoup de place pour entreprendre quelque chose donc n'importe quel rocher ou endroit qu'on touche, il y a une histoire riche à cet endroit ... C'est certainement compliqué, surtout comparé avec des pays ou il y a plus de place. Je comprends aussi que le Liban est très densement peuplé et possède beaucoup d'histoire ce qui complique tout encore plus. Avec les bonnes intentions de faire un nouveau complexe touristique , et les bonnes intentions de stimuler l'économie on risque aussi des effets moins positifs ... Au Pays-Bas, pays tout à fait différent et c'est une situation radicalement différent, je comprends, on fait parfois des zones de littoral protégé et on fait des parkings/complexes touristiques quelques kilomètres de la plage, et puis la zone vers la plage c'est protégé et il faut y aller en bicyclette (voitures interdits pour protéger le littoral). Peut-être une idée pour le Liban ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

JE REPETE QUE LA REGION DE DEYR EL NATOUR A COTE D,ENFE EST UNE REGION UNIQUEMENT ROCHEUSE ET QUE TOUT PROJET DE LA METTRE EN VALEUR DOIT ETRE LE BIENVENU ... SI LEGAL ! ET QU,ON NE FASSE PAS UN PROBLEME AVEC LES QUELQUES SALINES PROCHES MAIS NON DANS LE DOMAINE DE DEYR EL NATOUR... CE NE SONT PAS TOUS LES PROJETS QUI SONT DES COMBINES.
OCCUPEZ-VOUS DE LA COMBINE DU SIECLE QU,EST L,AFFAIRE DES BARGES PRODUCTRICE D,ELECTRICITE !

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