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Le régime syrien contrôle environ la moitié des postes-frontières

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Le régime syrien a repris vendredi le contrôle du poste-frontière stratégique de Nassib avec la Jordanie, trois ans après sa perte au profit des rebelles.

OLJ/AFP
08/07/2018

Sept ans après le début de la guerre qui ravage ce pays du Proche-Orient, le régime contrôle environ la moitié des 19 postes-frontières officiels avec le Liban, la Jordanie, l'Irak et la Turquie. Il a notamment la main sur tous les points de passage avec le Liban.


Avec le Liban (5): - Les cinq postes-frontières entre la Syrie et le Liban (dans les provinces de Damas et de Homs) sont contrôlés par les forces gouvernementales:

- Jdaïdet-Yabous, appelé du côté libanais Masnaa.

- Daboussiyé, appelé du côté libanais Abboudiyé.

- Joussié, appelé du côté libanais al-Qaa.

- Tal-Kalakh, appelé Bouqueiya du côté libanais.

- Tartous, appelé al-Arida du côté libanais.


Avec Israël: Pas de poste-frontière officiel entre la Syrie et Israël, officiellement en état de guerre, mais le point passage de Qouneitra est aux mains des rebelles. Israël occupe une grande partie du plateau du Golan depuis 1967.


Avec la Jordanie (2 postes-frontières) - Nassib dans la province de Deraa (sud), aux mains des rebelles depuis le 1er avril 2015, a été repris vendredi par le régime qui veut relancer les échanges commerciaux avec la Jordanie. Du côté jordanien, le poste se nomme Jaber.

- Ancienne douane de Deraa: du côté jordanien, le poste s'appelle al-Ramtha. Il est contrôlé par les rebelles mais sera rendu au régime si un accord est conclu lors des négociations en cours entre insurgés et Russes.


Avec la Turquie (9) - Kassab, dans la province de Lattaquié (ouest), est sous le contrôle du régime mais fermé par les autorités turques depuis des combats en 2014 entre armée et rebelles islamistes qui en avaient brièvement pris le contrôle.

- Bab al-Hawa dans la province d'Idleb (nord-ouest), sous contrôle d'une alliance de groupes rebelles dominée par des jihadistes de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie.

- Bab al-Salama, dans la ville d'Azaz (province d'Alep, nord), qui est sous le contrôle de rebelles syrien proturcs.

- Jarablos, dans la province d'Alep, tenu par des rebelles syriens proturcs.

- Tal-Abiad, dans la province de Raqa (nord), tenu par des combattants kurdes syriens soutenus par Washington depuis 2015.

- Aïn al-Arab/Kobane, dans la province d'Alep (nord), tenu par des combattants kurdes.

- Ras al-Aïn, dans la province de Hassaké (nord-est). Il fut le théâtre de violents combats à l'été 2013 entre le groupe Etat islamique (EI) et des combattants kurdes, avant que ces derniers n'expulsent les jihadistes du poste-frontière et de la ville de Ras al-Aïn.

- Qamichli-Nassibine, seul point de passage de la province de Hassaké aux mains des forces gouvernementales. Il a été néanmoins fermé par Ankara qui refuse tout contact avec le régime syrien.

- Aïn-Diwar, dans la province de Hassaké, contrôlé par les combattants kurdes syriens.


Avec l'Irak (3) - Al-Yaaroubiyé, dans la province de Hassaké, contrôlé par les combattants kurdes. Du côté irakien, son nom est Rabia.

- Boukamal, dans la province de Deir ez-Zor (est), contrôlé par le régime et des milices iraniennes qui en ont chassé l'EI en 2017. Du côté irakien, le poste s'appelle al-Qaïm.

- Al-Tanaf, au sud de Deir ez-Zor. Tenu par la coalition internationale antijihadistes emmenée par les Etats-Unis et les combattants syriens qui lui sont alliés. Du côté irakien, le poste s'appelle al-Walid.


La frontière maritime: Tous les ports sont aux mains du régime.


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