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Sport - Football

Dernière journée de poules du Mondial : Les tops et flops de « L’OLJ »

Le joueur top, Diego Godin (à gauche), et le pétard mouillé, Thomas Lemar, lors du 1er tour du Mondial. Emmanuel Dunand et Franck Fife/AFP

Pendant une Coupe du monde, regarder un match n’est que la moitié du plaisir. L’autre, tout aussi indispensable, est ce moment où, autour de la machine à café ou dans un pub, on commente les matches, on annonce ses pronostics, on débat des performances des joueurs, on s’écharpe pour défendre un tel ou un tel. Après des débats houleux et passionnés, L’Orient-Le Jour a établi sa liste de tops et flops de la dernière journée de la phase de groupes au niveau des joueurs et des équipes, et a désigné la meilleure sélection nationale de ce 1er tour.

Le joueur top : Diego Godin (Uruguay)
« On dit que Sergio Ramos est un crack, eh bien non. Godin est un crack, il défend, commande, marque des buts, gagne des titres et ne rate pas un match. Ça, c’est un crack ! » Pour une fois, le « Pibe de oro » a su se montrer aussi inspiré dans ses commentaires qu’il l’était sur le terrain.
Impitoyable au marquage, dangereux dans les airs et vicieux au besoin, le capitaine de la Celeste incarne à merveille cette « Garra Charrúa » qui galvanise les troupes et tétanise les adversaires. Et même lorsque, pour le dernier match face à l’hôte du tournoi, sa complémentarité avec son compère de l’Atlético Madrid, José Gimenez, est mise à mal par la blessure de ce dernier, il reste intraitable et permet à son équipe d’être la seule à avoir conservé ses cages inviolées. CR7 devrait se méfier : « El flaco » (le vrai ? ) n’a pas fini de dicter sa loi, sur comme en dehors du terrain.


(Lire aussi : Coupe du monde : Une autre compétition commence aujourd’hui)


Le pétard mouillé : Thomas Lemar (France)
Certes, les Bleus sont qualifiés, mais que cela a été pauvre ! À l’image de l’ensemble des habituels remplaçants qui ont joué face au Danemark, le milieu gauche, dont la titularisation était réclamée à cor et à cri pour dynamiser le jeu, a dilapidé dans les grandes largeurs toutes ses chances d’entrer à nouveau dans la rotation de Didier Deschamps. Avec Antoine Griezmann, son futur coéquipier à l’Atlético Madrid, il est l’un des principaux responsables de la bouillie de football proposée par les Bleus lors de cette purge absolue. On l’a vu emprunté sur le plan technique, émoussé physiquement et très peu inspiré.
Étincelant il y a deux ans et convaincant lors de ses dernières sorties en sélection, le joueur sort d’une saison très compliquée avec l’AS Monaco. Mais le cas Lemar est surtout symptomatique des interrogations qui se posent autour de cette équipe poussive, loin du potentiel qu’on lui attribue. Va-t-il se révéler cet après-midi face à l’Argentine ?

L’équipe en forme : la Suède
Après sa défaite sur le fil face à l’Allemagne au terme d’un match homérique, le bloc-équipe de Janne Anderson a rebondi de manière magistrale. En corrigeant le Mexique (3-0), totalement à côté de la plaque et peut-être un brin suffisant, les coéquipiers de Robin Olsen, sûr dans les buts, d’Andreas Granqvist, l’un des meilleurs défenseurs de ce début de tournoi, et de Marcus Berg (2 buts) se sont qualifiés pour les 8es de finale en prenant la 1re place du groupe F, évitant ainsi le Brésil au 2e tour.
Depuis la mise à l’écart il y a deux ans de l’omnipotent mais vieillissant Zlatan Ibrahimović, devenue nécessaire tant il vampirisait le jeu, la sélection de Janne Andersson a retrouvé un second souffle – et son identité – en revenant aux fondamentaux du football scandinave, basés sur le combat physique et le jeu direct. Retour gagnant. Elle a déjà renversé deux grandes nations du football européen sur son passage, les Pays-Bas lors des éliminatoires et l’Italie en barrages. La Suisse, qu’elle affrontera mardi prochain à 17 heures, est prévenue.


(Lire aussi : Cinq chiffres à retenir à l’issue de la phase de poules)


L’équipe qui a fait pschiit : l’Allemagne
La malédiction du champion du monde en titre a encore frappé. Sur le fil du rasoir tout au long de sa compétition, la Mannschaft, désarmante de fébrilité et d’inefficacité, a été éliminée après une ultime défaite totalement inattendue face à la Corée du Sud. Il s’agit, ni plus ni moins, de la plus grosse désillusion du football allemand. La victoire à l’arraché face à la Suède était donc l’ultime soubresaut d’une équipe née en 2010 et que Joachim Löw n’a pas osé renouveler.
Certes, Toni Kroos et Joshua Kimmich ont essayé de colmater les brèches. Oui, Manuel Neuer a fait ce qu’il a pu dans les buts, mais Jérôme Boateng, Sami Khedira, Thomas Müller et Mesut Özil ont semblé totalement dépassés. C’est le drame des équipes qui ont été compétitives pendant longtemps, leur période victorieuse se termine toujours très mal. L’avenir de la sélection repose désormais sur Julian Brandt, Leon Goretzka et Niklas Süle, qui ont montré des choses intéressantes lors de leur entrée, ainsi que Leroy Sané, dont la non-sélection surprend encore.

L’équipe qui a marché sur les qualifs : la Croatie
Jamais sortis des poules depuis leur première participation en phase finale en 1998, lorsqu’ils avaient surpris la planète foot en se hissant à la 3e place, les Vatreni (Flamboyants) ont cette fois tout fait pour honorer leur surnom. À l’heure où la plupart des sélections ont misé sur le cynisme et l’adaptation à l’adversaire pour emporter la qualification, la Croatie a livré 270 minutes d’un récital alternant possession sereine et transitions verticales rapides. Chargé de faire disparaître la gonfle des pieds de ses adversaires pour mettre en orbite son trio de harceleurs offensifs ou faciliter les montées fatales de l’un de ses membres, le triangle des Bermudes (Brozovic-Modric-Rakitic) s’est ainsi imposé comme le joyau d’un collectif où chacun, des grognards aux « coiffeurs », joue sa partition sans fausse note.


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