Des joueurs de l'équipe nationale de football d'Iran, portant de photos de victimes de la guerre et de bâtiments détruits, avant un match contre le Costa Rica en Turquie, le 31 mars 2026. Photo REUTERS/Kaan Soyturk
Un émissaire de haut rang auprès du président américain Donald Trump a demandé à la FIFA, la fédération internationale de football, de remplacer l'Iran par l'Italie lors de la prochaine Coupe du monde, organisée aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times mercredi. Selon le FT, ce projet vise à réchauffer les relations entre Trump et la Première ministre italienne Giorgia Meloni après une brouille liée aux critiques du président américain contre le pape Léon XIV à propos de la guerre en Iran, selon des personnes proches du dossier.
« Je confirme avoir suggéré à Trump et (au président de la FIFA, Gianni) Infantino que l'Italie remplace l'Iran à la Coupe du monde. Je suis d'origine italienne et ce serait un rêve de voir les Azzurri dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, ils ont le pedigree pour justifier leur inclusion », a déclaré Paolo Zampolli, émissaire spécial américain, au média américain.
La Maison-Blanche, la FIFA, la Fédération italienne de football (FIGC) et la Confédération asiatique de football (AFC) n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters.
« L'équipe nationale se prépare pour la Coupe du monde »
L'Italie a subi un choc en mars après que la sélection nationale a manqué la qualification pour la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, suite à une défaite aux tirs au but (4-1) face à la Bosnie-Herzégovine lors de sa finale des barrages qualificatifs. L'Iran s'est par contre qualifié pour une quatrième Coupe du monde consécutive l'an dernier mais, après le début de la guerre, a demandé à la FIFA de déplacer ses trois matches de groupe des États-Unis vers le Mexique. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait déclaré lors d'une visite au camp d'entraînement de l'équipe iranienne en Turquie le mois dernier que tous les matches auraient lieu comme prévu, tout en proposant à l'équipe une aide pour la préparation au tournoi.
« Nous nous préparons et organisons notre participation à la Coupe du monde, mais nous nous soumettons aux décisions des autorités », a affirmé le président de la Fédération iranienne de football (FFIRI), Mehdi Taj, à des journalistes lors d'un rassemblement pro-gouvernemental à Téhéran, mercredi. « Pour l'instant, la décision est que l'équipe nationale se prépare pleinement pour la Coupe du monde. »
La décision revient à la FIFA
La décision concernant le pays qui pourrait remplacer l'Iran si le gouvernement iranien retirait son équipe appartient à la FIFA, qui, selon l'article 6 du règlement de la Coupe du monde, est libre d'appeler toute nation de son choix pour combler la vacance. L'AFC chercherait naturellement à faire pression pour que le nouvel entrant vienne d'Asie, avec les Émirats arabes unis, battus en barrage qualificatif par l'Irak en novembre dernier, comme choix évident. Les Émirats n'ont cependant pas le pedigree footballistique des Italiens, n'ayant participé qu'à une seule phase finale de Coupe du monde en 1990, où ils avaient perdu leurs trois matches.
La Coupe du monde, également coorganisée par le Mexique et le Canada, débutera le 11 juin, avec une entrée en lice de l'Iran face à la Nouvelle-Zélande à Los Angeles quatre jours plus tard.
Cet article est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.

