Finul olympiades
Course d’obstacles, relais, course de pneus : dans une ambiance bon enfant, 120 Casques bleus de la Finul, répartis en six équipes, ont concouru pour remporter les Olympiades de la Finul, au milieu des ruines de l’hippodrome antique de Tyr. Objectif de cette initiative : contribuer au financement de l’action menée par des associations sociales.
Cette troisième édition a rassemblé des soldats des contingents français, italien, espagnol et, bien sûr, libanais. Mohammad Berri, soldat de l’armée libanaise, participait pour la première fois : pour lui, c’était une « fierté de courir pour aider les enfants ». Sous un soleil de plomb, les soldats n’ont pas démérité, enchaînant les épreuves avec entrain. Sous des tentes kaki installées pour l’occasion, les enfants présents participaient, eux, à une compétition de dessin, à quelques pas des athlètes.
« Les Olympiades sont un événement emblématique de la coopération entre la Finul et le Liban », explique le chef d’état-major de la force des Nations unies, Christian Thiébault, dans son discours d’ouverture. Le but était de lever des fonds pour trois associations : l’association libanaise « Martyr Lieutenant-Colonel Sobhi al-Akoury », et les associations françaises « L’institution des invalides de la Légion étrangère » et « Terre Fraternité ».
22 000 dollars pour une association libanaise
« Cela fait trois ans que les enfants réalisent l’effort que la Finul déploie pour eux, et cela ça n’a ni religion ni pays, c’est simplement quelqu’un qui sent leur douleur », confie Léa al-Akoury, présidente de l’association libanaise. Grâce à des sponsors privés (Thalès, la Société générale de banque au Liban…) comme publics (LibanPost), la moitié des bénéfices récoltés pour l’occasion, soit 22 000 dollars, a été reversée à son organisation. Ces fonds seront utilisés pour faire voyager en Europe les enfants des militaires blessés ou tombés au combat et organiser à leur intention des activités extrascolaires. L’autre moitié des fonds levés a été répartie entre les deux associations françaises.
Pour la première fois depuis la création des Olympiades, le parrain de l’événement était une marraine : Katia Rached, première femme libanaise à avoir achevé la « course des quatre déserts ». Cette épreuve d’endurance dans des conditions extrêmes traverse quatre des plus grands déserts du globe, totalisant mille kilomètres de parcours. « Je suis une championne sportive, mais (les familles des militaires) sont des champions du Liban, » souligne-t-elle.
La marraine parfaite pour cette troisième édition
La sportive avait été conviée à l’événement par le chef de bataille Freddy, chef de la coopération civilo-militaire de la « Force Commander Reserve » (FCR, force française). « Elle collait parfaitement aux Olympiades : son parcours témoigne de beaucoup de courage et d’abnégation », relève-t-il.
Au terme de la journée, c’est la FCR qui a remporté la première place. La 7e brigade (armée libanaise) a reçu la médaille d’argent tandis que l’équipe du secteur ouest (forces italiennes) a complété le podium. Explosion de joie parmi les troupes rassemblées face aux gradins antiques, où s’étalaient les couleurs des différents drapeaux français, libanais et onusien.
Les participants et invités ont ensuite partagé un repas chaleureux alors que le soleil se couchait sur les ruines de l’hippodrome.
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06 h 41, le 26 juin 2018