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Le HCR demande au Liban l'annulation du blocage des permis de séjour de ses employés

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Un porte-parole du HCR a souligné que cette décision "affecte notre personnel et leurs familles et a un impact direct sur la capacité du HCR à mener à bien un travail de protection (...) au Liban".

OLJ/AFP
12/06/2018

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a demandé mardi au ministère des Affaires étrangères du Liban de revenir sur sa décision de bloquer des demandes de permis de séjour de ses employés internationaux.
"Nous sommes très préoccupés par l'annonce faite vendredi par le ministre des Affaires étrangères, (Gebran) Bassil, concernant le gel de l'octroi de permis de séjour pour le personnel international du HCR au Liban", a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d'un point de presse à Genève.
"Nous espérons que la décision du ministère des Affaires étrangères sera renversée sans délai", a-t-il ajouté.

Le ministère des Affaires étrangères avait annoncé vendredi avoir gelé ces demandes à cause de divergences sur la question du retour des réfugiés syriens, avant d'être désavoué par le Premier ministre désigné, Saad Hariri. Le conseiller de ce dernier, Nadim Mounla, avait indiqué que la décision du ministère des AE était "unilatérale" et ne "représentait pas la position du gouvernement libanais ni celle de son chef".

Mais M. Mahecic a expliqué aux médias que le HCR avait bien reçu une notification formelle du ministère des Affaires étrangères du Liban concernant le gel des permis du personnel international.
Un courrier a en effet été envoyé lundi à la représentante du HCR au Liban, Mireille Girard, concernant "les instructions données par le ministre Gebran Bassil de geler toutes les demandes des employés du HCR jusqu'à nouvel ordre", a confirmé à l'AFP une source diplomatique libanaise.
M. Mahecic a souligné que cette décision "affecte notre personnel et leurs familles et a un impact direct sur la capacité du HCR à mener à bien un travail de protection (...) au Liban".

La démarche des autorités libanaises concerne aussi bien les nouvelles demandes de résidence que le renouvellement des permis déjà accordés à Mireille Girard et à son équipe. Elle se base sur un rapport d'une délégation du ministère des Affaires étrangères qui s'était rendue au village frontalier de Ersal, dans la Békaa, alors qu'un retour de quelque 3.000 Syriens réfugiés dans cette région était prévu dans les jours qui viennent. Le ministère affirme que, selon ce rapport, le HCR "n'encourage pas les déplacés à rentrer chez eux, et va jusqu'à les intimider en leur posant des questions qui les poussent à craindre de retourner dans leur pays, notamment en mentionnant le service militaire, la situation sécuritaire, l'état du logement, l'arrêt des aides onusiennes, ainsi que d'autres questions dissuasives".

Le Liban, qui doit former un nouveau gouvernement après les élections législatives du 6 mai, accueille près de 1,5 million de réfugiés syriens, dont 1 million inscrits auprès du HCR. Ils ont fui la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Les responsables libanais, notamment le président de la République, Michel Aoun, et le chef de la diplomatie, appellent depuis plusieurs mois à organiser le retour vers des zones sûres en Syrie de plus d'un million de réfugiés, l'équivalent du quart de la population libanaise. La communauté internationale estime ce retour prématuré, en l'absence d'une solution politique au conflit syrien.

Le chef de la diplomatie libanaise avait haussé le ton jeudi dernier en accusant, dans un tweet, le HCR d'"intimider" les réfugiés syriens enregistrés au Liban dans le but de les empêcher de rentrer chez eux.
Le HCR estime que les conditions humanitaires et sécuritaires en Syrie ne sont pas propices à un retour massif et craint des départs forcés du Liban. "Mener des entretiens avec les réfugiés qui ont l'intention de rentrer fait partie de notre responsabilité visant à nous assurer qu'aucune pression n'est exercée sur eux et que leur retour est volontaire", avait souligné M. Mahecic vendredi.



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Wlek Sanferlou

Avec au moins 7 millions de déplacés/réfugiés/malheureux syriens, on ne sait plus quoi les appeler autre que les misérables maudits par l'assadie qui a décidé que presque la moitié de sa population n'a pas de droits dans leur propre pays.
Et qui blâme t-on? Le HCR... Car on a peur du Maitre Mouallem, comme on avait eu peur de ses mignons avant 2005 et de ses résidents locaux après 2005...
Yallah... Déconnectons nous de tout ce qui est civilisé pour joindre la bande Du Moyen Âge...

DAMMOUS Hanna

le financement du HCR EST PROPORTIONNEL au nombre des réfugiés qu'il gère et des sous qui viennent de l'Ouest. Cherchez les raisons.

Antoine Sabbagha

Ce sera la foire sans le HCR qui a raison de demander au Liban l'annulation du blocage des permis de séjour de ses employés, sinon qui le fera ?

RAISINS SECS

Comprennent ils que le liban nouveau des résistants à leur complicité coupable a aussi des conditions à faire valoir?

NE VOUS OCCUPEZ QUE DU RETOUR DES RÉFUGIÉS QUE VOS COMMANDIATAIRES ONT MIS DANS CETTE SITUATION DÉSATREUSE .

LE LIBAN EST À BOUT . TABOU .

Irene Said

Ce pauvre Monsieur Andrej Mahecic, porte parole du HCR, n'a-t-il pas réalisé qu'il a affaire au gendre du Chef de l'Etat Libanais, qui n'est pas moins que le futur Mandela ou Ghandi ?
Donc ce précieux gendre se trouve être aussi...le ministre des affaires étrangères du Liban...gravitant sûrement les marches pour arriver aux mêmes futures gloires familiales,

tout cela au nom du NOUVEAU LIBAN !

Donc ce malheureux M. Mahecic devra trouver d'autres oreilles pas trop haut perchées pour écouter ses doléances.
Nous lui souhaitons beaucoup de courage, d'humilité et de chance !
Irène Saïd

RAISINS SECS

Le Liban a aussi ses conditions . Ce machin inutile et nuisible devrait commencer à travailler sur le retour des réfugiés plutôt que de chercher à les maintenir en leur faisant peur.

Bassil les libanais sont avec toi, je répète bien , LES LIBANAIS .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

COMPREND-IL QU IL A COMMIS UNE GAFFE MAJEURE ? IL N,Y A PAS A SAUVER LA FACE. IL N,Y A QU,A FAIRE DU 180 DEG. !

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