Raphaëlle Macaron

Ce qu’en dit le mentor - Michèle Standjofski

OLJ
09/06/2018

Le talent peut prendre plusieurs formes : celui de Raphaëlle a toujours été, pour moi, synonyme d’énergie. Une belle énergie à croissance exponentielle, à la fois fougueuse et contrôlée. Parce que la petite groupie de Charles Burns ou des Red Hot Chili Peppers, débordant d’enthousiasme et s’exprimant en superlatifs, que j’ai connue en 2e année à l’Alba, était aussi persévérante, assidue, volontaire. Elle a réussi très vite à exploiter son potentiel, jouer de ses – petites – faiblesses, pour développer une esthétique cohérente, construire un langage efficace et puis, en grandissant, canaliser ses forces dans des actions multiples, mais efficaces et productives.

Raphaëlle est une fille de son temps, une fille qui va vite, évolue constamment et n’a visiblement aucune envie de se laisser enfermer dans des cases, même pas celles de ses bandes dessinées. Posters, édition, expositions, musique, mode, festivals, Beyrouth, Paris, Londres, Angoulême, Lyon… on la voit partout, pluridisciplinaire lucide et pragmatique, qui préfère l’action aux états d’âme, sait garder les pieds sur terre, essaimer sans se disperser.

Raphaëlle a aussi des qualités étonnantes, inattendues et plutôt rares chez une illustratrice, puisqu’elle sait communiquer, gérer et saisir les opportunités. Raphaëlle est une battante. Elle ira très probablement loin.

Michèle Standjofski est bédéiste et enseignante à l’Alba

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