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Les enseignants des lycées de la MLF au Liban en grève ouverte à partir de jeudi

Liban

Les enseignants entendent protester contre un retour au salaire antérieur à la mise en œuvre de la nouvelle grille des salaires.

OLJ
25/04/2018

Les enseignants de tous les lycées de la Mission Laïque Française (MLF) au Liban seront en grève ouverte à partir de jeudi 26 avril après que la direction leur a annoncé qu’ils recevront désormais le salaire qu’ils touchaient avant l’adoption de la nouvelle grille des salaires, a indiqué, mercredi soir à L'Orient-Le Jour, une source au sein du comité des professeurs.

"A partir de demain (jeudi) les enseignants des 5 lycées d'Achrafieh, Verdun, Nahr Ibrahim, Tripoli, Nabatiyé seront en grève ouverte", a affirmé la source à L’OLJ. "Par la loi numéro 46, nous étions supposés bénéficier de la nouvelle grille des salaires et des six échelons, a expliqué la source. Les écoles ont alors fait des réunions avec les parents et leur ont demandé d’accepter une augmentation sur les scolarités, mais les parents ont refusé. La direction nous a dès lors annoncé qu'en raison du gel des écolages, nous allions revenir au salaire que l'on touchait avant l'application de la nouvelle grille".


Dans une lettre datée du 25 avril 2018, adressée par le proviseur du Grand-lycée franco-libanais aux professeurs, et dont l'OLJ a obtenu une copie, il est écrit : "La mission laïque rappelle qu'elle avait pris la décision de mettre en paiement les échelons exceptionnels, rétroactivement au 21 août 2017, dès que les établissements auront été en mesure de percevoir la trésorerie afin de faire face à cette charge, et ce au plus tard au terme du second semestre 2017-2018. Elle fait le constat que le comité de parents de l'établissement a obtenu du juge des référés le gel de l'augmentation des droits de scolarité lié à l'application de la loi 46/2017. (...) Ces décisions perdurant, elles ne nous permettent pas de percevoir la trésorerie nécessaire et nous contraignent non seulement de différer la mise en paiement des échelons exceptionnels, mais nous mettent dans l'impossibilité de maintenir de la grille de rémunérations issue de la loi 46/2017. En conséquence, les rémunérations du mois d'avril 2018 seront établies sur la base de la grille de rémunération du 1er mai 2008 (...)".


Le corps enseignant du GLFL a envoyé une lettre aux parents des élèves leur annonçant sa décision. "Nous avons reçu aujourd’hui un communiqué de la MLF, nous informant que, tant que les parents n’auront pas payé l’augmentation (des écolages, ndlr) décidée, nous ne toucherons plus la grille et certainement pas les 6 échelons”, peut-on lire dans cette lettre dont L'OLJ a également obtenu une copie. “Nous nous trouvons dans l’obligation d’arrêter les cours jusqu’à nouvel ordre, vu que nos contrats ont été cassés abusivement par notre employeur, est-il ajouté. Nous mesurons la gravité de cette décision que nous avons retardée espérant arriver à une solution, or, c’est tout à fait le contraire qui s’est passé”


Le dossier brûlant du paiement des effets de l’échelle des salaires dans les écoles privées a été encore évoqué la semaine dernière en Conseil des ministres par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Marwan Hamadé. Aux journalistes, celui-ci a précisé avoir soumis au gouvernement un projet pour l’étalement sur trois ans des six échelons dus aux enseignants des écoles privées depuis l’adoption de l’échelle des salaires en juillet 2017. Cet échelonnement devrait permettre aux écoles de s’acquitter des effets de l’échelle des salaires progressivement, à raison de deux échelons par an.


En 2017, les établissements scolaires conventionnés par l'État français avaient été secoués par une autre crise après l'adoption par le gouvernement français de mesures visant à réduire ses dotations à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), un organisme qui chapeaute le réseau des écoles françaises de l'étranger. Cette décision avait aussitôt entraîné un large mouvement de protestation dans de nombreux établissements scolaires conventionnés par l'État français aux quatre coins du monde.

Les lycées français implantés tant à Madrid, Vienne, Amsterdam, qu'à Pékin, New Delhi, Nairobi, ou encore au Maroc, avaient alors observé une grève pour dénoncer ces coupes budgétaires, qui devraient contraindre l'AEFE à programmer la suppression de nombreux postes d'enseignants.

Au Liban, les établissements scolaires conventionnés par l'État français (Grand Lycée franco-libanais, Lycée franco-libanais Verdun, Lycée Nahr Ibrahim, Lycée Lamartine – Tripoli, Lycée franco-libanais – Nabatiyé, Collège protestant...) n'avaient pas suivi le mouvement de grève.


Près de 350.000 élèves sont scolarisés dans les quelque 492 lycées et écoles françaises du monde.



Pour mémoire
Les coupes budgétaires touchent les écoles conventionnées par l’État français

L'agence qui chapeaute les lycées français de l'étranger visée par une plainte

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Grand Duc

Ce que je trouve le plus difficile à admettre, c'est que le GLFL avec 8 sections par classe, et 30 élèves par section (donc ~250 élèves par niveau), ET une scolarité de presque $7.000 par élève en plus de la subvention obtenue de l'état français, n'arrive pas à gérer son budget !!!
Ni le campus est énorme, ni les prestations sont spectaculaires, ni les salaires de beaucoup d'employés sont tellement élevés, etc.
À mon avis, c'est ou bien de l'ingérence ou bien du vol !

Antoine Sabbagha

Encore un prototype de notre caste politique qui sème la zizanie partout et malgré tout il faudra accourir le 6 mai prochain élire les mêmes corrompus . Vive le Liban .

Gros Gnon

Comme quoi il faut réfléchir avant de pondre des lois populistes... et les rédiger de façon à ce qu’elles soient implémentables.

Vivement dimanche prochain pour changer cette classe politique décevante!

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