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À La Une - syrie

Après Damas, l'armée syrienne s'occupera de Homs, annonce un ministre

"La question ne tardera pas à se poser après le règlement définitif à Qalamoun", a déclaré Ali Haïdar.

Le gouvernement syrien prévoit de récupérer des territoires tenus par l'opposition au nord de la ville de Homs, a annoncé mardi le ministre syrien chargé de la Réconciliation nationale. Photo d'archives/Reuters.

Le gouvernement syrien prévoit de récupérer des territoires tenus par l'opposition au nord de la ville de Homs dès qu'il aura définitivement conclu les accords de reddition des groupes insurgés autour de la capitale Damas, a annoncé mardi le ministre syrien chargé de la Réconciliation nationale.

Après avoir repris début avril la Ghouta orientale, la plus grande zone tenue par les rebelles près de Damas, l'armée syrienne et les forces alliées sont sur le point de récupérer les quelques poches restantes autour de la capitale.

Leurs bombardements se portent notamment sur une enclave jihadiste dans le sud de Damas tenue entre autres par l'État islamique.

Ces derniers jours, les rebelles de deux autres enclaves au nord-est de Damas, Doumair et Qalamoun-Est, se sont rendus et ont accepté d'être transférés en autocar vers les territoires tenus par l'opposition dans le nord de la Syrie.

Le schéma - siège, bombardement des insurgés puis accord de reddition et transfert en territoire tenu par l'opposition dans le nord de la Syrie - a été utilisé à de très nombreuses reprises par le gouvernement syrien ces dernières années.

A Homs, le gouvernement va chercher à récupérer une poche détenue par l'opposition au nord de la ville, a déclaré le ministre chargé de la Réconciliation nationale. "La question ne tardera pas à se poser après le règlement définitif à Qalamoun", a déclaré Ali Haïdar.

Cela fait un moment que le gouvernement largue des tracts et est en contact avec les rebelles dans les localités tenues par l'opposition à Rastan, Talbisseh et Houla, dans le nord de la province de Homs, a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, on travaille sérieusement dans ce secteur", dit-il. "Les groupes armés attendent pour éprouver le sérieux et la détermination de l'action militaire de l'Etat avant d'aborder sérieusement la discussion sur un accord de réconciliation".

Selon Ali Haïdar, des accords de réconciliation de ce type sont également proposés aux rebelles dans le sud de la Syrie, où une zone de "désescalade" a été approuvée par les Etats-Unis et la Russie l'année dernière. "Il y a le choix : réconciliation totale ou action militaire si nécessaire", a déclaré le ministre. Mais, a-t-il ajouté, la reprise des zones autour de Damas et Homs - les dernières zones rebelles entièrement assiégées par le gouvernement - est prioritaire.

Les médias officiels ont indiqué vendredi que les insurgés de l'enclave au sud de Damas - elle comprend le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, le district de Hadjar al-Assouad et les régions avoisinantes - s'étaient rendus. Mais les forces gouvernementales bombardaient encore la région mardi. Selon Ali Haïdar, les combattants ont finalement refusé l'accord, ce qui a enclenché de nouveaux bombardements.

Mardi, les médias syriens ont diffusé des images de fumée provenant du secteur de Hadjar al-Assouad.


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