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La France "a subi une attaque terroriste islamiste" : trois morts dans des attaques revendiquées par l'EI

terrorisme

L'assaillant abattu au terme d'une prise d'otages.

OLJ/AFP
23/03/2018

Trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées vendredi dans le sud de la France, au cours d'une série d'attaques "terroristes" revendiquées par le groupe Etat islamique (EI), perpétrées par un assaillant abattu au terme d'une prise d'otages.

"Notre pays a subi une attaque terroriste islamiste", a déclaré vendredi en fin d'après-midi le président français Emmanuel Macron, à l'issue d'une réunion de crise.
"Nous avons depuis plusieurs années payé le prix du sang pour savoir la dangerosité de la menace terroriste", a encore dit le chef de l'Etat. Il a "remercié" les soldats français déployés à l'étranger "pour réduire le risque (terroriste)" en Irak et en Syrie et les forces de l'ordre en France, exprimant sa "détermination absolue" à lutter contre le terrorisme.
La France reste traumatisée par une série d'attentats, parfois de masse, en 2015 et 2016, qui ont fait 241 morts et des centaines de blessés.

L'auteur des trois attaques perpétrées vendredi dans les villes de Carcassonne et de Trèbes (sud), Radouane Lakdim, un Français de 25 ans né au Maroc (à Taza, nord), a agi "seul" et était connu "pour des faits de petite délinquance", avait annoncé plus tôt le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, sur les lieux des attentats, qui ont été revendiqués par l'EI.

"L'homme (...) est un soldat de l'Etat islamique qui a agi en réponse à l'appel" de l'organisation à "viser les pays membres de la coalition" internationale luttant contre l'EI, selon un communiqué d'Amaq, l'agence de propagande du groupe jihadiste.

Suivi car il gravitait autour de personnes actives sur internet dans la sphère jihadiste, Radouane Lakdim a fait de la prison pour des délits de droit commun. De nouveau surveillé à sa sortie, il n'a pas montré de signes "pouvant laisser présager un passage à l'acte terroriste", a souligné devant la presse le procureur de Paris François Molins.


(Pour mémoire : Deux projets d'attentats déjoués en France depuis début janvier)



Attaques en trois temps
Sur le lieu de sa troisième et dernière attaque, un supermarché de la localité de Trèbes, il "est entré en criant +Allah akbar+ et en indiquant qu'il était un soldat de l'Etat islamique, se disant prêt à mourir pour la Syrie", a rapporté M. Molins, en charge de l'affaire et venu de la capitale à Carcassonne, cité médiévale.
Il a ajouté qu'une femme, "une proche (de Radouane Lakdim) qui partageait sa vie" avait été placée en garde à vue vendredi soir. Une perquisition a été menée dans la cité populaire de Carcassonne où résidait l'assaillant.
Radouane Lakdim a procédé à ses attaques en trois temps.

Il a d'abord "volé une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant grièvement le conducteur". Puis, après avoir patienté devant une caserne de militaires puis une caserne de policiers, il a tiré sur un policier qu'il a blessé. Ce dernier rentrait d'un footing avec plusieurs de ses collègues.
Quelques minutes plus tard, vers 11h15, il pénétrait dans un supermarché de Trèbes, à moins de 10 km de Carcassonne, où il a tué un employé et un client en entrant dans le magasin où se trouvaient une cinquantaine de personnes, selon M. Molins.
A l'arrivée des gendarmes, un lieutenant-colonel de 45 ans, Arnaud Beltrame, s'est alors proposé comme otage en échange de la libération des civils.


"Acte d'héroïsme"
Vers 14h30 (13h30 GMT), l'assaillant a grièvement blessé par balle cet officier, ce qui a déclenché l'assaut de membres des forces d'élite de la gendarmerie, a précisé M. Collomb, qui a salué "l'acte d'héroïsme" d'Arnaud Beltrame. Deux autres militaires ont été blessés par balle lors de l'assaut.

Un dernier bilan de ces attaques fait état de trois morts et cinq blessés, dont deux en urgence absolue.
Un des morts est "un citoyen portugais", a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement à Lisbonne.
Le président Macron a salué le "professionnalisme" des forces de l'ordre et le "courage" du gendarme qui "s'est porté volontaire pour se substituer aux autres otages". "Il a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays. (...) Il lutte actuellement contre la mort", a-t-il ajouté.

La précédente attaque meurtrière de ce genre en France s'était produite le 1er octobre 2017 à Marseille (sud-est). Un Tunisien de 29 ans avait tué au couteau deux cousines, avant d'être abattu par la police. L'EI avait revendiqué ces assassinats, mais les enquêteurs français n'ont pas, pour l'heure, trouvé d'éléments reliant l'assaillant à cette organisation jihadiste. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et en Irak contre l'EI, qui perd peu à peu tous ses bastions.
A minuit, la Tour Eiffel devait être éteinte en hommage aux victimes des attaques de vendredi.




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HABIBI FRANCAIS

Encore une fois un etranger fiche S depuis 2014 et non expulse ...une vraie HONTE.

Amère Ri(s)que et péril.

C'est tragique , sérieux là, y a pas de quoi se moquer quand on a des morts d'homme innocents , mais dites moi ETAT D'URGENCE DEPUIS 5 ANS , RENFORCÉ CHAQUE ANNÉE AVEC DES BULLETINS QUI NOUS ANNONCENT QUE LES FORCES DE L'ORDRE AURAIENT EMPÊCHÉ DES ACTIONS ET PATIN ET COUFFIN. ...... ÇA SERT À QUOI ?

Allez donc à la source du nid de vipères écraser les maîtres de cette idéologie wahabite , les français .
Ne vous moquez pas de vous mêmes, vous savez où il se situe .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PUISQUE TOUS NE VEULENT PAS COMPLETEMENT LES ERADIQUER MAIS LES UTILISER POUR LES MARCHANDAGES ILS PAIENT LE PRIX !

Chammas frederico

Comment s'en sortir quand il y a un "vivier de radicalisa les" mobilisables a tout instant et en tous lieux?
Courage pour la France pour affronter ...

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