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À La Une - Terrorisme

Deux projets d'attentats déjoués en France depuis début janvier

Un "grand équipement sportif dans l'Ouest" et l'armée dans le Sud étaient visés, selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Un militaire de l'opération Sentinelle à Lorient le 6 août 2016 AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Deux projets d'attentats, contre une enceinte sportive et des militaires, ont été déjoués depuis le début de l'année en France, a affirmé dimanche le ministre français de l'Intérieur.

"Depuis le 1er janvier, nous avons déjoué deux projets d'attentats, qui n'étaient pas encore totalement finalisés", "dans le Sud" et "dans l'Ouest", a déclaré Gérard Collomb à des médias français.  Selon lui, le groupe jihadiste État Islamique (EI) tente de planifier des "attentats sur le sol occidental pour faire oublier (sa) défaite" militaire en Irak et en Syrie face à la coalition internationale.

Dans l'ouest du pays, c'est "un grand équipement sportif" qui était ciblé, a-t-il dit. "La jeunesse était visée. Aujourd'hui, nous sommes tous visés", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions.

Selon une source proche de l'enquête, l'homme derrière ce projet d'attaque a été interpellé mi-janvier. Il s'agit d'un "converti" qui avait des "velléités de rejoindre la Syrie" mais envisageait également, dans ses "réflexions potentielles" sur un passage à l'acte, de cibler une infrastructure sportive, selon cette même source.

Selon M. Collomb, l'autre attentat déjoué, dans le Sud, visait les forces armées, "des dispositifs comme Sentinelle" --une opération de l'armée mise en place au lendemain des attaques de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris.  Pour ce projet, un homme de 33 ans, qui avait prêté allégeance à l'EI dans une vidéo, a été inculpé et écroué mi-janvier, a précisé une source proche du dossier.

Au cours de perquisitions menées à son domicile dans la région de Nîmes (sud-est), des produits pouvant servir à la confection d'explosifs avaient été retrouvés, avait précisé à l'époque à l'AFP une source proche de l'enquête.

Les personnes interpellées pour ces deux projets étaient "suivies", a précisé le ministre de l'Intérieur. "C'est comme ça d'ailleurs qu'on a pu (les ) déjouer", a-t-il souligné, ajoutant que les deux hommes interpellés étaient inscrits au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Le ministre a également indiqué que trois mosquées étaient aujourd'hui fermées en France, deux dans le Sud et une en région parisienne "parce qu'il y avait apologie du terrorisme".


(Lire aussi : En France, un nouveau plan contre la radicalisation jihadiste, centré sur les prisons)


Coups de filet
En 2017, vingt attentats ont été déjoués dans le pays en 2017, selon les chiffres officiels. Deux attentats, revendiqués par le groupe EI, ont fait trois morts: le 20 avril sur les Champs-Élysées à Paris et le 1er octobre à la gare de Marseille (sud-est).

"La menace est principalement le fait d'individus présents en France: soit de velléitaires qui ont été empêchés de se rendre en Syrie ou en Irak, soit de primo-terroristes qui peuvent passer à l'action sans qu'il y ait eu de signes avant-coureurs", avait déclaré en octobre à l'AFP le patron de la DGSI, Laurent Nunez.

Peu avant Noël, un homme de 21 ans et une femme de 19 ans, sans lien apparent mais qui projetaient chacun de commettre un attentat, ont été interpellés, respectivement près de Lyon (centre-est) et en région parisienne.

Le 7 novembre, un coup de filet des services antiterroristes a également permis l'arrestation en France et en Suisse de dix personnes, qui tenaient des propos islamistes "inquiétants" sur les réseaux sociaux, une opération en lien avec l'arrestation l'été dernier d'un adolescent qui voulait mener un attentat au couteau en France.

Depuis janvier 2015, les attentats jihadistes ont fait 241 morts en France.



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commentaires (1)

Cest un problème entre la FRANCE et ses citoyens français que la France a envoyé en Syrie en tant que combattants de la liberté dixit HOLLANDOUILLE. Intra muros.

FRIK-A-FRAK

17 h 41, le 25 février 2018

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Commentaires (1)

  • Cest un problème entre la FRANCE et ses citoyens français que la France a envoyé en Syrie en tant que combattants de la liberté dixit HOLLANDOUILLE. Intra muros.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 41, le 25 février 2018

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