Le gouvernement libanais, réuni lundi 12 mars 2018 au Grand sérail sous la présidence de Saad Hariri, a approuvé le projet de budget pour l'exercice 2018. Sur la photo, M. Hariri (centre) entouré du ministre de l'Education Marwan Hamadé (à sa gauche) et du ministre des Finances Ali Hassan Khalil (à sa droite). Photo Dalati et Nohra.
Le gouvernement libanais, réuni lundi au Grand sérail sous la présidence de Saad Hariri, a approuvé le projet de budget pour l'exercice 2018, au lendemain d'une ultime réunion de la commission interministérielle qui a apporté ses dernières modifications au texte.
Ce texte, signé par le président Michel Aoun, a été soumis au Parlement qui devrait l'adopter avant les conférences de soutien au Liban, notamment CEDRE, prévue à Paris le 6 avril et dédiée au financement d’un plan d’infrastructures préparé par le gouvernement. L’adoption du budget pour 2018 et la réduction du déficit budgétaire par rapport à celui enregistré en 2017 font partie des exigences imposées par les participants à ces conférences internationales.
Selon les délais constitutionnels, le budget 2018 aurait dû être voté au plus tard le 30 janvier dernier au Parlement. Le Liban avait adopté en octobre 2017, et avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution, sa première loi des finances après douze années passées sans budget d’État en raison des tensions politiques.
"Des réformes réelles"
"La commission interministérielle a œuvré pendant longtemps sur le texte du budget et nous l'avons approuvé", a annoncé le Premier ministre, Saad Hariri, lors d'une conférence de presse commune avec le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil. Il a déclaré que "tous les ministères se sont engagés à diminuer leur budget de 20%", affirmant que ce budget "contient des réformes dans tous les secteurs".
Prenant ensuite la parole, le ministre des Finances a affirmé qu'aucune taxe n'a été incluse dans le projet de budget. Il a assuré que le gouvernement s'est engagé à approuver la loi de clôture des comptes. M. Hassan Khalil a évoqué certaines des réformes envisagées par le gouvernement pour diminuer le déficit budgétaire. Il a notamment souligné l'importance de la "diminution des dépenses, l'augmentation des exportations et l'amélioration de l'économie via l'influx de fonds pour des projets de développement". Ali Hassan Khalil a également indiqué que le gouvernement a ajouté au budget un article concernant la construction de bâtiments à Beyrouth et dans ses environs afin d'y accueillir les ministères et de réduire les frais de location des bâtiments actuellement occupés par les administrations de l'Etat." "Nous sommes en bonne voie pour accomplir des réformes réelles", a-t-il insisté.
Il a indiqué que le montant total des dépenses dans le projet de budget s'élève à 23.854 milliards de livres libanaises, comprenant les dépenses liées aux transferts à l'Electricité du Liban, tandis que le déficit budgétaire s'élève lui à 7.267 milliards. Il a souligné que ce déficit dans le budget 2018 est moins élevé que celui de l'exercice 2017. Le ministre a estimé que "si les réformes sont mises en œuvre", l'Etat pourrait atteindre un niveau de croissance d'ici la fin de l'année 2018 qui sera "plus élevé que ce qui avait été prévu".
Concernant le dossier de la production de courant électrique, le Premier ministre a appelé le gouvernement à éloigner ce dossier des questions politiques. "Sans accord politique, nous ne pouvons rien accomplir dans ce pays", a-t-il souligné. Il a affirmé que "les seules personnes qui bénéficient de la crise de l'électricité sont les personnes qui détiennent illégalement des générateurs et gagnent plus de deux milliards de dollars par an, sans payer aucune taxe".
Réduction du déficit
Formée le 19 février et présidée par Saad Hariri, la commission interministérielle, qui s’est réunie plus d’une dizaine de fois, avait pour principale mission d’identifier les possibles réductions budgétaires en vue de réduire le déficit public. Un objectif qui faisait suite à une circulaire émise par M. Hariri dans ce sens, le 23 janvier, dans laquelle il exigeait une baisse de 20 % des estimations budgétaires pour l’exercice 2018.
La commission avait annoncé la semaine dernière être "parvenue à diminuer de mille milliards de livres (plus de 663 millions de dollars) le montant des dépenses des ministères" par rapport aux premières estimations réalisées par le ministère des Finances, et non par rapport au déficit enregistré durant l’exercice de 2017. Ce dernier n’est pas encore connu, mais selon les derniers chiffres du ministère des Finances, le déficit public a atteint 2,5 milliards de dollars sur les dix premiers mois de 2017, en baisse de 25 % par rapport à la même période un an plus tôt. En 2016, le déficit public avait atteint 4,94 milliards de dollars (+25,1 % par rapport à 2015).
Pour faciliter le vote rapide d’une loi des finances de 2018 avant ces échéances, la commission interministérielle avait décidé de supprimer l’intégralité du chapitre III de l’avant-projet de budget, comportant une série de dispositions fiscales, économiques ou administratives, dont certaines peuvent être qualifiées de "cavaliers budgétaires".
Les cavaliers budgétaires inclus dans le projet de loi de 2017 avaient fait l’objet de longs débats publics et au sein de la commission des Finances et du Budget, ce qui avait retardé davantage le vote du texte au Parlement. Le Liban avait ainsi adopté en octobre 2017, avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution, sa première loi des finances après douze années passées sans budget d’État en raison des tensions politiques.
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ET QU,EN EST-IL DES FAINEANTS DU SECTEUR PUBLIC DONT LE NOMBRE EST EXTRAVAGANT POUR UN PETIT PAYS COMME LE LIBAN ET QUI SONT LA CLIENTELE OU LES MOUTONS DES ZAIMS QUI LES ONT CASÉ DANS DES POSTES REMUNERES ET QUE LA PLUPART OCCUPENT DE NOM ? LA, AVEC LA EDL, RESIDE LA PLUS GRANDE ECONOMIE DE DEPENSES A FAIRE ! TOUT LE RESTE C,EST DU MENU...
18 h 54, le 12 mars 2018