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Éclairage

La visite de Hariri à Riyad : une page tournée et des résultats pour le moins satisfaisants

C’est, semble-t-il, une page qui vient d’être tournée entre l’Arabie saoudite et le Liban après la visite effectuée par le Premier ministre Saad Hariri à Riyad et dont les résultats positifs ne devraient pas tarder à apparaître sur plus d’un plan. 

En effet, on estime dans certains milieux saoudiens que la crise de la démission de M. Hariri, qui avait sérieusement affecté sa relation personnelle ainsi que celle du Liban avec le royaume, n’était au final qu’une tempête dans un verre d’eau et ne saurait remettre en cause des relations de longue date entretenues entre les deux pays qui n’avaient d’ailleurs jamais connu auparavant un tel revers. 

C’est donc un retour à la normale qu’aura réussi à générer la reprise de contact entre M. Hariri et les hauts responsables du royaume, dont le roi Salmane et le prince héritier Mohammad ben Salmane qu’il a rencontrés en présence de son frère, Khaled ben Salmane, l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington. 

Le selfie pris par les trois hommes à l’issue de l’entretien est venu refléter le climat amical qui a prévalu lors de cette rencontre, comme le note un responsable saoudien ; une atmosphère que les médias saoudiens n’ont pas manqué de répercuter. 

En dépit du flou qui a entouré les réunions et les résultats qui en ont découlé, on apprenait que les rencontres officielles ont débuté par une franche explication entre les deux parties. Les relations bilatérales ont été au cœur des échanges ainsi que la situation libanaise interne à la veille des élections. Les entretiens ont permis en outre d’évoquer la relation entre les différentes forces politiques libanaises, la vision du sexennat, les alliances électorales et la feuille de route pour la période à venir. Parmi les dossiers également examinés, les conférences internationales d’aide au Liban, à leur tête Rome 2 qui sera consacrée à l’appui à l’armée libanaise et les forces de l’ordre, et Cedre I qui se tiendra à Paris pour la relance de l’économie libanaise, sachant que la contribution des pays du Golfe et de l’Arabie saoudite à ce chantier est prévue ainsi qu’une éventuelle relance de l’enveloppe de 3 milliards de dollars d’aide à l’armée libanaise que Riyad s’était engagé à verser avant de se rétracter. 



À noter que la France, chargée par l’Arabie saoudite d’assurer la fourniture des équipements militaires nécessaires dans le cadre de cette transaction, n’a jamais suspendu la chaîne de production de ces équipements dont la liste avait été préalablement établie et remise à l’Arabie saoudite par l’armée libanaise. La question de la distanciation du Liban par rapport aux crises régionales a également figuré au menu des échanges, M. Hariri ayant expliqué à ses interlocuteurs sa vision des choses et celle de son gouvernement. Ce à quoi les Saoudiens ont répondu en réaffirmant leur attachement à entretenir les meilleures relations avec le Liban qui ne sauraient être affectées par les récentes tentatives de nuisance et d’obstruction. 

Renouant avec la tradition, Riyad entend véhiculer un message d’ouverture en direction de l’ensemble des parties politiques libanaises, une attitude d’ailleurs répercutée par l’émissaire Nizar Alaoula lors de sa visite à Beyrouth et les messages bienveillants qu’il a adressés aux locataires de Baabda et de Aïn el-Tiné. Une manière on ne peut plus claire de dire notamment que l’Arabie saoudite n’a pas de contentieux avec la communauté chiite en tant que telle, mais avec le seul Hezbollah inféodé à l’axe iranien dont il exécute à la lettre l’agenda régional. 

Pour l’Arabie saoudite, les constantes relatives à son attachement à la politique de distanciation annoncée par le Liban officiel et son soutien à l’État libanais et à ses institutions demeurent, du reste, inchangées. Selon une source du 14 Mars, la présentation faite par M. Hariri à ses interlocuteurs saoudiens, dont les détails sont restés confidentiels, a rassuré ces derniers sur la période à venir. Les deux parties ont également évoqué le dossier des législatives que le courant du Futur compte mener seul avec toutefois des alliances ponctuelles choisies à la carte dans certaines circonscriptions. Autant de sujets qui seront remis sur le tapis dans le cadre de visites ultérieures au Liban que les responsables saoudiens comptent, vraisemblablement, poursuivre.



Pour mémoire

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C’est, semble-t-il, une page qui vient d’être tournée entre l’Arabie saoudite et le Liban après la visite effectuée par le Premier ministre Saad Hariri à Riyad et dont les résultats positifs ne devraient pas tarder à apparaître sur plus d’un plan. 

En effet, on estime dans certains milieux saoudiens que la crise de la démission de M. Hariri, qui avait sérieusement...

commentaires (5)

ouais, bof, c'est quand meme beaucoup de poudre aux yeux cet article. Hariri est toujours fou de rage contre la facon dont il a ete traite, les autres poles souverainistes ne font plus du tout confiance au Royaume naguere ami et parrain. Les saoudiens continuent de kidnapper Oger et s'ils sont venus distribuer des conseils, pour bon nombre de leurs interlocuteurs ils peuvent se les garder. Va falloir mettre la main a la poche d'importnace pour commencer a remettre les choses dans le sens de la marche.

Lebinlon

18 h 09, le 06 mars 2018

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Commentaires (5)

  • ouais, bof, c'est quand meme beaucoup de poudre aux yeux cet article. Hariri est toujours fou de rage contre la facon dont il a ete traite, les autres poles souverainistes ne font plus du tout confiance au Royaume naguere ami et parrain. Les saoudiens continuent de kidnapper Oger et s'ils sont venus distribuer des conseils, pour bon nombre de leurs interlocuteurs ils peuvent se les garder. Va falloir mettre la main a la poche d'importnace pour commencer a remettre les choses dans le sens de la marche.

    Lebinlon

    18 h 09, le 06 mars 2018

  • REVE ET DIVAGATION !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    12 h 22, le 06 mars 2018

  • Vaut mieux ne pas prendre ses rêves pour la réalité, surtout ici au Liban, où les données peuvent changer rapidement... Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 32, le 06 mars 2018

  • C'est aussi une méthode que celle de ce qui s'appelle la méthode Coué. RIEN n'empêchera le raz de marée , qui va comme une lame de fond , restructurer le parlement libanais , pour un Liban nouveau et respecté au vu de sa force nouvelle .

    FRIK-A-FRAK

    09 h 45, le 06 mars 2018

  • LES RESULTATS SE FERONT VOIR UNIQUEMENT APRES LES LEGISLATIVES.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 30, le 06 mars 2018