X

La Dernière

Cyrine Abdelnour ne fait que des jalouses...

Liban Pop

La chanteuse et actrice s’apprête à devenir maman pour la seconde fois. Elle s’est confiée à « L’Orient-Le Jour » sur son parcours, ses projets et sa philosophie de vie.


17/02/2018

Après 18 ans de métier, l’une des plus belles femmes du monde arabe peut se vanter d’avoir réussi. À plus d’un niveau. Star incontournable du show-biz, l’actrice et chanteuse libanaise Cyrine Abdelnour compte déjà 3 albums à son actif, des dizaines de singles et de feuilletons à succès, ainsi que des millions de fans sur les réseaux sociaux. Après une carrière lancée dans le mannequinat où elle a défilé pour les plus grands couturiers et remporté en 2002 le prestigieux titre de Top model du monde, elle s’était fait très vite connaître auprès du grand public grâce à la télévision, où elle a enchaîné les succès en tant qu’actrice, puis en tant que chanteuse. Avec des tubes comme Ergaa Tani, Aaleyk Ouyouni, Aadi et Omri Maak, ou des séries récompensées comme Ebnati, Ghariba, Sara, 24 Carat et Loobat el-Mawt.  





Très long couloir

 « Quand je prends un temps de réflexion sur mon parcours, je vois ma carrière comme un très long couloir marqué de portes que j’ai ouvertes les unes après les autres. Dans mon imaginaire, ce couloir est encore très long et de nombreuses portes attendent que je les ouvre. Curieusement, j’ai toujours l’impression de ne pas avoir abouti et j’ai tellement de rêves que j’aimerais encore réaliser », confie-t-elle. « Il y a quelques années, je me suis absentée pour passer du temps auprès de ma famille, mais j’ai ensuite repris mon métier avec la même rage », raconte l’artiste qui partage sa vie avec Farid Rahmé depuis 2007.

De ses expériences, la star originaire du village de Abadiyé estime avoir « gagné en maturité ». « J’ai profité de chaque expérience. Le mannequinat m’a appris à respecter mon corps, mon image. Tous les rôles que j’ai interprétés à la télé ou au cinéma m’ont permis de me mettre dans la peau de femmes parfois fortes et parfois victimes, des mères ou des femmes qui ont subi des violences et que la vie n’a pas épargnées. Dans la chanson, j’ai pris du plaisir à voir les gens venir à moi pour assister à mes concerts et partager ma musique. »

La chance ? Cyrine Abdelnour n’y croit pas trop. « Nous sommes tous nés égaux et viendra un jour où nous quitterons ce monde de la même manière avec laquelle nous y sommes arrivés », assure l’artiste, très croyante. « La réussite est le fruit du travail, ainsi que la foi en soi et en Dieu. Il faut aussi savoir choisir de qui s’entourer, car ces personnes que l’on rencontre tout au long du chemin, producteurs, réalisateurs, écrivains, acteurs et journalistes, jouent un rôle crucial dans la manière dont le public nous perçoit. Ils mettent sous la lumière notre travail. Le métier d’artiste n’est pas un métier individualiste, mais bien un travail collectif. »





Folle...

Depuis quelques semaines, son nouveau tube Eza Badak Yani connaît un franc succès à la radio et parmi les fans de musique populaire. La chanson, aux sonorités traditionnelles libanaises, a pu en effet compter sur un clip réalisé par Émile Sleilati, où on la découvre dans un cadre villageois jovial et ensoleillé. « Je pense que les gens me préfèrent dans des chansons gaies, même si j’ai une voix plutôt douce qui sied davantage aux ballades romantiques. Je sais que je n’ai pas investi autant d’efforts en tant que chanteuse que dans ma carrière d’actrice. Mais en 14 ans, je n’ai jamais sorti une chanson médiocre », estime celle qui avait signé l’un des plus grands tubes de l’année 2006, Law Bass Fi Einy.

Cyrine Abdelnour peut en tout cas compter sur une carrière d’actrice qui ferait plus d’une jalouse. Celle qui a tourné au cinéma dans le film Al-Mousafer auprès de Omar Sharif lui-même a été la star libanaise qui a pavé la voie à ses collègues pour accéder aux séries panarabes, avec le succès de Ruby, et à l’industrie télévisée syrienne avec Kanadil el-Ochak. Elle y était en tête d’affiche et entourée de stars syriennes – une première. « J’ai toujours voulu dépasser les frontières. Que les publics égyptien et syrien me reconnaissent de la même manière que nous connaissons leurs acteurs, tout en interprétant des rôles en dialecte libanais, pour créer une nouvelle donne. Aujourd’hui, les séries arabes sont écrites de manière à y intégrer des personnages libanais, et j’en suis fière. On a essayé de me mettre des bâtons dans les roues, notamment en Syrie, où l’on ne comprenait pas pourquoi une Libanaise devait jouer un rôle principal dans son dialecte. Mais j’ai insisté et tourné le feuilleton Kanadil el-Ochak en Syrie et en pleine guerre. Mes amis m’ont traité de folle. »





Un heureux événement

Au naturel devant la caméra tout comme dans la vraie vie, Cyrine Abdelnour vient de terminer le tournage d’une minisérie de 5 épisodes où elle interprète le rôle d’une psychologue enceinte qui se voit annuler son congé de maternité pour suivre le cas d’une étrange patiente. La série, intitulée Le septième mois et réalisée par Philippe Asmar, devrait être diffusée durant le mois de ramadan. Et les résonances sont troublantes : enceinte de son second enfant, Cyrine Abdelnour devrait accoucher d’un garçon, Cristiano, dans quelques jours. « J’ai toujours voulu être mère et fonder une famille solide, confie la maman d’une petite Talia depuis six ans. J’ai grandi dans une famille qui a été ravagée par un divorce. Cela a créé des manques et des problèmes dont j’ai toujours été consciente ».

Et de poursuivre : « Jongler entre le métier de maman et le métier d’artiste est un véritable challenge et nécessite des concessions sur les deux plans. » La star ne compte pas pour autant arrêter ses projets avec l’arrivée tant attendue du petit Cristiano. « Je reprendrai mon travail très rapidement, tout comme j’ai tourné Ruby 40 jours après mon premier accouchement. »



À la une

Retour à la page "La Dernière"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Sarkis Serge Tateossian

Heureuse nouvelle.
Yalla, nawerinna

Marionet

excellente ide de nous faire découvrir des talents de la musique populaire libanaise sous la plume toujours inspirée de BM. Cyrille Abdelnour a un très joli grain de voix et son choix de tourner des clips mettant en scène des cadres conviviaux (une grande tablée libanaise où tout le monde met la main à la pâte) ou champêtres est bienvenu. C'est rafraîchissant, aurthentique et ça la démarque d'autres stars de la chanson qui ont fait le choix "classique" de se mouvoir dans des cadres hyper léchés. Mais pourquoi diable Cyrine Abdelnour tombe-t-elle à son tour dans le piège en s'affichant dans des toilettes "sexy" et extravagantes, le visage hyper maquillé alors que sa beauté naturelle renversante serait beaucoup plus en harmonie avec le style de ses clips? Et un rien l'habillerait!

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué