Rechercher
Rechercher

Économie - États-Unis

Le nouveau président de la Fed promet d’« expliquer » ce qu’il fait

La première intervention de Powell, qui a pris ses fonctions hier, se fera devant le Congrès mi-février.

Le nouveau président de la Fed, Jerome Powell, a prêté serment, hier. Photo Alex Wong/AFP

Jerome Powell, le nouveau président de la Réserve fédérale (Fed) choisi par Donald Trump, a pris officiellement les rênes de la banque centrale hier en promettant « d’expliquer » ce qu’il fait et de respecter la tradition d’indépendance de l’institution monétaire. « Je suis humblement honoré par cette opportunité de servir le peuple américain. Alors que j’entame mon mandat, je tiens à souligner mon engagement à expliquer ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons », a déclaré M. Powell, peu après sa prestation de serment à Washington, a indiqué la Fed. Républicain modéré, juriste de formation et ex-banquier d’affaires, membre du directoire de la Fed depuis cinq ans, M. Powell, qui a eu 65 ans dimanche, succède à la démocrate Janet Yellen, la première femme à avoir dirigé la Fed. Celle-ci, qui a reconnu vendredi qu’elle avait été déçue de ne pas avoir été reconduite pour un second mandat de quatre ans, ce qui est usuellement le cas, n’était pas présente à la prestation de serment. M. Powell, qui devient le 16e président de la Fed, a insisté dans une courte allocution sur « la tradition non partisane » de la banque centrale pour « prendre des décisions objectives basées sur les meilleurs faits disponibles ». Sous la direction de Janet Yellen, la Fed a été sous la pression d’élus républicains au Congrès pour prendre ses décisions monétaires suivant des règles plus prévisibles. Mme Yellen s’y était clairement opposée, affirmant que cela affecterait l’indépendance de la banque centrale. Alors que la Bourse a trébuché vendredi, accusant sa pire chute depuis juin 2016, M. Powell a rappelé que l’institution monétaire « jouait un rôle-clé afin d’assurer la stabilité du système financier ». Il a dépeint un tableau optimiste de l’économie : « Le taux de chômage est bas, l’économie progresse et l’inflation est basse. » Sa première réunion de politique monétaire interviendra les 20 et 21 mars. De nombreux acteurs financiers s’attendent alors à la première hausse des taux d’intérêt de l’année. « À travers nos décisions monétaires, nous soutiendrons la poursuite de la croissance, un marché de l’emploi sain et la stabilité des prix », a-t-il ajouté.

Pondéré
Au discours toujours pondéré, ce diplômé en sciences politiques de Princeton University se révèle donc un choix rassurant et familier pour les marchés même si certains lui reprochent de ne pas être titulaire d’un doctorat en économie, une première depuis trois décennies pour un dirigeant de la Fed. Cela pourrait tourner à son avantage, affirme David Wessel de la Brookings Institution, qui pense que M. Powell saura « mieux parler aux gens du Congrès » et mieux expliquer à l’opinion publique la politique de la Fed que ses prédécesseurs. La première grande intervention de M. Powell se fera devant le Congrès mi-février pour le témoignage bisannuel du dirigeant de la Fed sur l’état de l’économie du pays. Ses positions ne font toutefois pas l’unanimité, notamment sur la régulation. Il a affirmé qu’il n’y avait plus de banques « trop importantes pour faire faillite » (too big to fail), après les efforts de la loi Dodd-Frank qui a imposé des normes de capitaux, de liquidités et des tests de résistance. Il s’est aussi dit prêt à « ajuster » ces réglementations, provoquant l’ire de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, la bête noire de Wall Street. « Je crains beaucoup que la Fed ne réduise les réglementations imposées après la crise financière sous le leadership de M. Powell », a affirmé Mme Warren qui n’a pas voté pour lui lors de sa confirmation.
L’ancien partenaire de 1997 à 2005 du mégafonds d’investissements américain Carlyle dispose d’une fortune évaluée entre 20 millions et 55 millions de dollars.
Source : AFP

Jerome Powell, le nouveau président de la Réserve fédérale (Fed) choisi par Donald Trump, a pris officiellement les rênes de la banque centrale hier en promettant « d’expliquer » ce qu’il fait et de respecter la tradition d’indépendance de l’institution monétaire. « Je suis humblement honoré par cette opportunité de servir le peuple américain. Alors que j’entame mon mandat, je tiens à souligner mon engagement à expliquer ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons », a déclaré M. Powell, peu après sa prestation de serment à Washington, a indiqué la Fed. Républicain modéré, juriste de formation et ex-banquier d’affaires, membre du directoire de la Fed depuis cinq ans, M. Powell, qui a eu 65 ans dimanche, succède à la démocrate Janet Yellen, la première femme à avoir dirigé...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut