Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte (à droite), et le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, prennent la parole lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Helsingborg, en Suède, le 22 mai 2026. Photo Jonathan Nackstrand / AFP
« Les États-Unis ont constaté certains progrès dans les négociations avec l’Iran et sont en contact permanent avec les médiateurs pakistanais, mais il reste encore du chemin à parcourir », a déclaré vendredi le secrétaire d’État américain Marco Rubio à l’issue d’une réunion des ministres de l’Otan en Suède, durant laquelle il a rencontré son homologue turc Hakan Fidan.
« Il y a eu quelques progrès. Je ne voudrais pas les exagérer, mais je ne voudrais pas non plus les minimiser. Il reste encore du travail à accomplir, mais nous n’y sommes pas encore. J’espère que nous y parviendrons », a-t-il ajouté, tout en assurant que Washington était « en communication constante » avec les médiateurs pakistanais.
« Le président Donald Trump préférerait conclure un bon accord. La principale préoccupation reste que l’Iran ne puisse pas se doter de l’arme nucléaire et la question de l’enrichissement futur de l’uranium doit être abordée, tout comme la réouverture du détroit d’Ormuz, a-t-il poursuivi.
Lors de cette réunion, les États-Unis n’ont pas formulé de demande spécifique d’aide à l’Otan concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, tout en affirmant qu’un « plan B » était à l’étude si l’Iran refuse de rouvrir la voie d’approvisionnement par lequel transite une large partie des flux d’hydrocarbures mondiaux. Un sujet que M. Rubio a également abordé lors d'un entretien avec chef de la diplomatie turque Hakan Fidan.
« Nous avons affaire à un groupe de personnes très difficiles, et si cela ne change pas, le président a clairement indiqué qu’il disposait d’autres options. Il préfère l’option négociée et conclure un bon accord, mais il a lui-même exprimé sa crainte que cela ne soit peut-être pas possible. Mais nous allons continuer d’essayer », a-t-il conclu.


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