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À La Une - Liban

Ad-Diyar poursuivi au Liban pour "insulte à l'Arabie saoudite", affirme le quotidien

Un an de prison et une amende requis pour son rédacteur en chef, Charles Ayoub, affirme le journal libanais.

Le rédacteur en chef du quotidien libanais ad-Diyar, Charles Ayoub. Photo Instagram/charlesayoub

Le quotidien libanais ad-Diyar a affirmé dimanche  sur son site internet qu'il faisait l'objet de poursuites par la justice libanaise pour "insulte à l'Arabie saoudite".

"Le parquet général libanais a engagé des poursuites contre ad-Diyar pour insulte au roi Salmane d'Arabie saoudite, qualifié de +Ibn Taymiyyah+ (théologien musulman du XIII-XIVe siècle, ndlr), et insulte au ministre saoudien chargé des Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhan, qui attaque le peuple libanais et qui a été qualifié d'agent israélien", écrit le quotidien, connu pour sa ligne favorable au régime syrien et hostile à Riyad.

Ad-Diyar affirme également que son rédacteur en chef, Charles Ayoub, fait l'objet de poursuites de la part du parquet général qui requiert contre lui "une peine d'un an de prison et une amende qui reste à déterminer par le tribunal".

Le journal se livre ensuite à une virulente critique du roi Salmane et de la politique de l'Arabie saoudite au Liban et dans la région.

"Il semle que ceux qui possèdent des pétrodollars, des fortunes et qui tuent des populations font la loi", conclut ad-Diyar.


En janvier 2017, Charles Ayoub avait été brièvement arrêté par la police émiratie à Dubaï sur fond de dispute avec le patron de la compagnie Rotana. Il avait également été interdit de quitter le territoire émirati pendant un certain temps.

D'autres poursuites ont également été engagées récemment sur fond de relations diplomatiques avec Riyad.

Jeudi, le procureur général, Samir Hammoud, avait demandé que des poursuites soient engagées contre l'humoriste libanais Hicham Haddad qui s'en était pris lors de son émission "Lahon W Bass", diffusée tous les mardi soir sur la chaîne LBCI, au puissant prince héritier saoudien, Mohammad Ben Salmane. Le procureur général du Mont-Liban, Ghada Aoun, avait transféré la plainte devant le tribunal des imprimés.

Ces dernières semaines, plusieurs affaires, dont les poursuites judiciaires contre le journaliste vedette de la chaîne LBCI Marcel Ghanem, ont défrayé la chronique, faisant craindre aux yeux de nombre de Libanais un contrôle abusif par le pouvoir exécutif des libertés publiques. Au cours de son émission  Kalam el-Nass , M. Ghanem avait reçu deux journalistes saoudiens, Ibrahim el-Merhi et Adwan el-Ahmari, qui se sont livrés en direct à une critique virulente des plus hautes autorités libanaises. Au lendemain de cet épisode télévisé, le ministre de la Justice, Salim Jreissati, avait saisi le parquet, lui demandant d'enquêter sur ce qui s'était passé durant l'émission.


Pour mémoire

Charles Ayoub interdit de quitter les Emirats


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Le quotidien libanais ad-Diyar a affirmé dimanche  sur son site internet qu'il faisait l'objet de poursuites par la justice libanaise pour "insulte à l'Arabie saoudite". "Le parquet général libanais a engagé des poursuites contre ad-Diyar pour insulte au roi Salmane d'Arabie saoudite, qualifié de +Ibn Taymiyyah+ (théologien musulman du XIII-XIVe siècle, ndlr), et insulte au...

commentaires (13)

cela ramene a un principe general : ne pas vendre son ame a qui que ce soit, en aucune circonstance pour aucune raison

gaby sioufi

16 h 19, le 29 janvier 2018

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Commentaires (13)

  • cela ramene a un principe general : ne pas vendre son ame a qui que ce soit, en aucune circonstance pour aucune raison

    gaby sioufi

    16 h 19, le 29 janvier 2018

  • ...ni la bensaudie...ni la persie...ni la bacharie mais uniquement le LIBAN !!! Irène Saïd

    Irene Said

    14 h 24, le 29 janvier 2018

  • LA DERIVE DEVIENT DE TAILLE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 57, le 29 janvier 2018

  • Le discours journalistique ne peut se contenter de rapporter des faits et des dits, son rôle est également d’en expliquer le pourquoi et le comment, afin d’éclairer le citoyen. Il arrive que ce même journaliste parfois devient partie prenant de par ses analyses et sa chronique, et par moment donne son avis aussi négatif soit-il. C'est le citoyen engagé qui parle à ce moment précis.

    Sarkis Serge Tateossian

    23 h 15, le 28 janvier 2018

  • Évidemment ce n'est pas la maréchaussée libanaise qui aurait poursuivi ce faussaire pour avoir publié, pendant la guerre de 2006, la photo d'un soi-disant bateau de guerre israélien en train de couler après avoir été touché par le Hezbollah alors que c'était un bateau australien utilisé comme cible si je me souviens bien et qu'il avait juste piqué l'image du web ...

    M.E

    22 h 51, le 28 janvier 2018

  • Que les bensaouds se mettent bien dans la tête une bonne fois pour toute que LE LIBAN n'est pas la bensaoudie . Mais au fait n'avaient ils pas dit qu'ils boycottaient notre pays en appelant leurs ressortissants à quitter le pays ? ALORS quittez pour de bon ! On arrive à vivre dans vous .

    FRIK-A-FRAK

    21 h 46, le 28 janvier 2018

  • Au moins un effet positif du sujet de cet article, la censure sur tout et n'importe quoi: Tous nos collègues-commentateurs ont réussi, avec leurs remarques marrantes et bien originales...à nous faire rire. Que les censeurs super-zélés en prennent de la graine ! Irène Saïd

    Irene Said

    21 h 10, le 28 janvier 2018

  • En tant que Libanais, notre loyauté doit être pour notre pays, et en conséquence, ne défendre que son Président, son Premier Ministre et Chef du Parlement contre toute attaque diffamatoire d’un pays étranger. Me. Ayoub a réagi comme tout citoyen qui se respecte. Je ne comprends plus qui notre justice doit attaquer? N’a-t-on pas demandé en justice Mr. Ghanem pour avoir permis aux deux journalistes Saoudiens d’attaquer notre Président Aoun? Prière de laisser notre Presse libre de toute influence politique. Mireille Yazigi Sabbague

    Sabbague Mireille

    19 h 52, le 28 janvier 2018

  • Au Liban il y a des journaux pro-syriens, et il y a des journaux pro-saoudiens. Les journaux pro-syriens vont dire du mal des saoudiens, et les jpurnaux pro-soudiens vont dire du mal des syriens. C’est normal. Et c’est à chacun ensuite de se faire une opinion après avoir lu les uns et les autres. Maintenant si on doit enfermer les uns et les autres pour avoir écrit du mal des autres et des uns, il ne reste plus aux journaux qu’à écrire du bien de tout le monde, comme ça personne ne croira plus ni les uns ni les autres, et tout le monde sera content, à commencer par les autres et les uns, sauf les lecteurs. Heureusement que les journaux servent à égoutter les frites, sinon on n’en achèterait plus...

    Gros Gnon

    19 h 37, le 28 janvier 2018

  • LE BABA3 EST LACHÉ !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 14, le 28 janvier 2018

  • Le Liban est vassal de l'arabie saoudite ? tout cela grâce à ceux qui considère le roi, comme leur chef spirituel beaucoup de critiques sur le 8 mars mais le 14 mars est pire, ils se disent souverainistes

    Talaat Dominique

    16 h 26, le 28 janvier 2018

  • C'est une maladie psychologique que l'auto flagellation : On ne peu rien contre les puissances régionales (Arabie, Iran, Russie, Syrie, USA etc) et locales (hezb, kezb,pagaille et mauvaise gestion,...) On se retourne alors contre soi-même et on se fait mal en se coupant la langue une fois et crevant les yeux une autre etc. Allah (s'il entend et voit toujours) yasseiidna

    Wlek Sanferlou

    16 h 16, le 28 janvier 2018

  • Pour être dans le vent et à la mode, on poursuit en justice tous ceux qui osent critiquer et se moquer des "intouchables" d'ici et d'ailleurs. Nous au Liban ne sommes donc plus très loin des méthodes russes, turques, et autres dictatures qui ne supportent pas les critiques. Et que vivent les libertés et la démocratie libanaises ! Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 36, le 28 janvier 2018

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