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Malgré la guerre, la Syrie se revendique destination touristique

conflit

Au salon international du tourisme à Madrid, le pays fait la publicité d'Alep - dévastée - de Damas ou de la côte.

OLJ/AFP
19/01/2018

Bien que meurtrie par la guerre, la Syrie se vend comme destination touristique, cette semaine au salon international du tourisme à Madrid, où le pays fait la publicité d'Alep - dévastée - de Damas ou de la côte.

Pour la première fois, le pays en guerre depuis 2011 est présent au salon Fitur avec son propre stand pour vanter différentes destinations.
Parmi elles figure Alep - dont 60% de la Vieille ville a été gravement endommagée et 30% détruite pendant les années de conflit, selon un rapport de l'Unesco publié début 2017. Sur les photos, apparaissent seulement de rares maisons endommagées au premier plan.

Le stand met aussi en valeur les ruines gréco-romaines de Palmyre, cité antique inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité, reprise en 2017 par Moscou et Damas au groupe jihadiste État islamique (EI). "Cette année, c'est le moment de reconstruire la Syrie et notre économie", dit à l'AFP Bassam Barsik, directeur du marketing au ministère syrien du Tourisme. Il affirme que l'an dernier, 1,3 million de visiteurs étrangers ont voyagé en Syrie, un chiffre incluant cependant ceux qui viennent du Liban voisin seulement pour une journée.

Le pays est dévasté par quasiment sept ans de conflit mais "en 2017, l'armée contrôlait déjà la majeure partie du pays, ce qui a bien aidé à faire la promotion de la Syrie à l'étranger et attirer de nouveaux groupes touristiques", ajoute M. Barsik.
Selon ce représentant ministériel, l'objectif en 2018 est "d'atteindre les deux millions de visiteurs", en faisant la promotion du tourisme vers des destinations religieuses - telles Saidnaya et Maaloula, où l'on parle toujours l'araméen ou encore le Krak des Chevaliers, château fort datant de l'époque des croisades, endommagé par les bombardements de la guerre civile.

Le stand de la Syrie vise à donner une image de normalité, loin des 340.000 morts de la guerre, des millions de personnes déplacées et les atrocités attribuées aux différents groupes rebelles et au régime de Bachar el-Assad, notamment accusé d'avoir largué des barils d'explosifs durant la bataille d'Alep, reprise fin 2016. "Damas est une destination sûre, de même que Tartous, Lattaquié (sur la côte) ou le Krak des chevaliers", fait valoir M. Barsik, tablant sur la poursuite de l'amélioration du tourisme observée dans les pays voisins, qui pourrait bénéficier à la Syrie.


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Antoine Sabbagha

Avec le feu qui couve sous les cendres , aucun touriste ne viendra pour le moment en Syrie , pour faire du tourisme .

Irene Said

Que la Syrie fasse re-venir en premier chez elle ses "touristes-réfugiés" qui sont chez nous au Liban !
Irène Saïd

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