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Promotion 1994 : Raï affiche son soutien à Aoun

Liban

"Le pays ne supporte pas les conflits", affirme depuis Baabda le patriarche maronite.

OLJ
12/01/2018

Le patriarche maronite Béchara Raï a affiché vendredi, depuis le palais de Baabda, son soutien au président Michel Aoun qu'une polémique portant sur le décret d'avancement des officiers de l'armée libanaise de la promotion 1994 oppose depuis plusieurs jours au chef du Parlement Nabih Berry.

"Le décret d'avancement des officiers n'a aucune conséquence financière contrairement au décret de promotion d'officiers", a déclaré devant la presse Mgr Raï, à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat. "Par conséquent, le ministre concerné par la signature du décret d'avancement est le ministre de la Défense".

"Le président Aoun veut le bien du pays et sa stabilité, a ajouté le patriarche. Lorsque les choses se compliquent au niveau politique tout se complique or nous n'avons pas besoin d'un tel désaccord sur ce décret". "Une solution peut être trouvée en une seule séance (de Conseil des ministres), le pays ne supporte pas les conflits", a encore dit Mgr Raï.

La polémique s'articule principalement autour de l'obligation constitutionnelle ou non du contreseing du ministre des Finances, en l'occurrence Ali Hassan Khalil, le plus proche conseiller de M. Berry. M. Aoun considère que le décret d'avancement des officiers, adopté en Conseil des ministres puis signé par lui-même, par le Premier ministre, Saad Hariri, et par le ministre de la Défense, Yaacoub Sarraf, ne requiert pas la signature du ministre des Finances, alors que M. Berry soutient l'inverse.

 

(Repère : Promotion 1994 : si vous n'avez toujours rien compris, voici ce qu'il faut savoir)

 

Un peu plus tôt vendredi, M. Berry, avait réaffirmé son attachement à l'accord de Taëf, qui régit le partage communautaire du pouvoir au Liban, mis en cause selon lui dans l'affaire sur le décret.  "Nous sommes attachés au partage du pouvoir et à l'accord de Taëf. Pas question de compromis à ce sujet", a-t-il déclaré.

Pour sa part, le directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, a affirmé vendredi que la querelle opposant M. Aoun et M. Berry était d'ordre politique et non technique, et démenti avoir cessé sa médiation sur ce dossier entre les deux hommes.

Sur ce sujet, le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, proche du Premier ministre Saad Hariri, a déclaré que la coopération entre MM. Aoun, Berry et Hariri était "fructueuse". "Abou Moustapha (M. Berry est un peu contrarié mais il a un grand cœur", a déclaré M. Machnouk.

 

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GOUPIL SORT PERDANT CAR IL N,A PU... CONTRAIREMENT A LA FABLE... SOUSTRAIRE LE FROMAGE DU BEC ARDU QUI LE GARDE !

Wlek Sanferlou

Pourquoi la médiation? Il y a litige sur le texte de la loi on va au tribunal.
Ni compromis ni amertume.
Mais dans notre pays où l'on ne vole qu'avec un ensemble de plusieurs ailes on finit par cogner un ensemble de milliers de murs sans jamais décoller.

Antoine Sabbagha

Le patriarche maronite Béchara Raï a 100% raison ,et le président Michel Aoun est pour tout le Liban.

ACE-AN-NAS

Rai a raison .

Irene Said

"Abou Moustapha"...?
Notre pauvre Liban se couvre de plus en plus de ridicule devant la communauté internationale avec des telles déclarations de la part de..."Abou"...comment ???
Ces messieurs, sont-ils des responsables d'un gouvernement ou des voisins de palier se chamaillant pour un problème...entre voisins ?
Irène Saïd

Sarkis Serge Tateossian

"Le pays ne supporte pas les conflits", affirme depuis Baabda le patriarche maronite.

On ne peut que s'inscrire dans ses propos.
Une évidence que tout le monde doit maintenant prendre en considération.

Le train passe .... et nous le regardons s'éloigner ....sans bouger.

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