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À La Une - Polémique

Le Hezbollah répond implicitement aux propos de Bassil sur Israël

"Le pays modèle qu'est le Liban ne peut à aucun moment vivre avec cette entité raciste qui n'a pour nous aucune légitimité", a déclaré le député Hassan Fadlallah.

Hassan Fadlallah, député du Hezbollah. Photo d'archives

Les propos du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, jeudi dernier, concernant une éventuelle normalisation des relations entre les pays arabes et Israël continuent de susciter des remous, le Hezbollah ayant décidé d'y répondre indirectement par la voix de son député, Hassan Fadlallah.

Interviewé par la chaîne panarabe al-Mayadine, M. Bassil avait déclaré que le Liban "ne refuse pas l'existence d'Israël et son droit à jouir de la sécurité". "L'existence d'Israël n'est pas pour nous une cause idéologique, a-t-il indiqué. Tout ce que nous voulons, c'est que tous les peuples vivent en paix et s'acceptent mutuellement", a-t-il ajouté. "Il ne s'agit pas d'une cause aveugle. Nous sommes un peuple qui accepte l'autre, malgré nos différences. Le problème, c'est quand l'autre ne nous accepte pas", a encore dit M. Bassil, dénonçant le fait qu'"il y ait encore aujourd'hui, en 2017, des États qui mènent une politique unilatérale" et des "pays construits sur une religion".

C'est Hassan Fadlallah, député du Hezbollah qui, après deux jours de silence, a décidé de répondre samedi implicitement aux propos de M. Bassil. "Nous sommes au Liban complètement opposés à l'entité israélienne. Notre pays est le pays de la diversité, du vivre-ensemble et de la dignité nationale. Et à l'opposé, il y a une entité raciste, violatrice et occupante", a déclaré M. Fadlallah lors d'un discours au Liban-Sud. Et de poursuivre : "Le pays modèle qu'est le Liban ne peut en aucun moment vivre avec cette entité raciste qui n'a pour nous aucune légitimité, une entité contraire à notre pays sous tous les critères". "Tant que nous sommes unis, l'ennemi sera faible. Et quand cet ennemi arrive à affaiblir notre pays, il s'infiltre parmi nous à travers la discorde pour prouver que les différentes communautés ne peuvent pas vivre ensemble", a-t-il ajouté.

Israël et le Hezbollah se sont livrés en 2006 une guerre qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, quasiment tous des soldats. Selon l'armée israélienne, le Hezbollah dispose actuellement de plus de 100.000 roquettes et missiles dont certains peuvent atteindre pratiquement tout le territoire israélien.


(Lire aussi : Les propos de Bassil, un message du Hezb aux États-Unis ?)

 

Les propos du chef de la diplomatie libanaise interviennent après qu'il a critiqué de façon virulente la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'État hébreu. M. Bassil avait notamment formulé ces critiques lors de la dernière réunion des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire. Le 14 décembre, dix jours après l'annonce faite par Donald Trump, il avait aussi demandé au gouvernement l'établissement d'une ambassade du Liban à Jérusalem-Est, en tant que capitale de la Palestine.

"Le Liban a unanimement refusé et condamné la décision américaine concernant le statut de Jérusalem, a rappelé Hassan Fadlallah. Au niveau de l’État, des instances religions et des forces politiques, nous avons adopté une position unifiée face à cette décision, indépendamment des termes utilisés".

Israël a conquis Jérusalem-Est, partie arabe de la ville, lors de la guerre des Six-Jours en 1967 et l'a ensuite annexée, proclamant la ville réunifiée sa capitale. Les Palestiniens, eux, veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur État. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur la totalité de la ville et les représentations diplomatiques en Israël sont toutes installées à Tel-Aviv.

 

 

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Les propos du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, jeudi dernier, concernant une éventuelle normalisation des relations entre les pays arabes et Israël continuent de susciter des remous, le Hezbollah ayant décidé d'y répondre indirectement par la voix de son député, Hassan Fadlallah.
Interviewé par la chaîne panarabe al-Mayadine, M. Bassil avait déclaré que le Liban "ne refuse pas l'existence d'Israël et son droit à jouir de la sécurité". "L'existence d'Israël n'est pas pour nous une cause idéologique, a-t-il indiqué. Tout ce que nous voulons, c'est que tous les peuples vivent en paix et s'acceptent mutuellement", a-t-il ajouté. "Il ne s'agit pas d'une cause aveugle. Nous sommes un peuple qui accepte l'autre, malgré nos différences. Le problème, c'est quand l'autre ne nous accepte pas", a encore dit...
commentaires (6)

On oublie que le Hezb a, les mains liées à la république islamique d’Iran avec un régime bâtit sur l’intolérance vis à vis des autres communautés. Le Hezb prétend être à la pointe du vivre ensemble comment va-t-il faire avec cette schizophrénie.

DAMMOUS Hanna

19 h 00, le 01 janvier 2018

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Commentaires (6)

  • On oublie que le Hezb a, les mains liées à la république islamique d’Iran avec un régime bâtit sur l’intolérance vis à vis des autres communautés. Le Hezb prétend être à la pointe du vivre ensemble comment va-t-il faire avec cette schizophrénie.

    DAMMOUS Hanna

    19 h 00, le 01 janvier 2018

  • Le 1/1/18. Pendant qu'on polémique sur Jérusalem-Est ou Jérusalem-Ouest, le parti de Natanyahu se prononce pour l'annexion de la Cisjordanie après avoir annexé de facto 1200 kilomètres carrés du Golan syrien en 1981. Ainsi la boucle sera bouclée.

    Annie

    13 h 27, le 01 janvier 2018

  • C,EST DIT ET TRES BIEN DIT ! BRAVO !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 58, le 31 décembre 2017

  • Jadis les journaux et la Radio libanais appelaient Israél "la prétendue Israél" (Isra'il al-mazooumat) par la suite l'adjectif avait disparu par enchantement. Ensuite Ahmed Choucaïri voulait jeter les Juifs à la mer. Ensuite Yasser Arafat ignorant la géographie voulait libérer al-Qods (Jérusalrm) en passant par Jounieh. Récemment Gébran Bassil a voulu créer une Ambassade du Liban à Jérusalem sans préciser l'Est ou l'Ouest. Cela continuera jusqu'à la fin des temps.

    Annie

    15 h 44, le 31 décembre 2017

  • "...notre pays est le pays de la diversité et du vivre-ensemble..." dites-vous, Monsieur Hassan Fadlallah... La preuve: quand certains courageux lancent de nuit des grenades sur des voitures appartenant au juge Moh. Nokkari, qui prône la coexistance islamo-chrétienne...n'est-ce pas ? Quand notre pays est de plus en plus divisé en régions spécifiquement sunnites, chiites, chrétiennes, et cela jusque dans les Universités, au Parlement... et quand les discours de certains responsables religieux sunnites, chiites et mêmes chrétiens incitent au rejet de tout ce qui ne correspond pas à leur façon de concevoir la "religion"... Nous en avons malheureusement souvent de nombreux exemples ! Votre parti, le Hezbollah le bien-nommé, si la paix était établie entre Israël et nous le Liban, perdrait son principal fonds de commerce, la soi-disant "résistance" à cet Etat. A quoi lui serviraient alors ses stocks de roquettes, sa milice armée et endoctrinée à l'iranienne ? Votre parti perdrait tout simplement sa raison d'exister...! Donc, pour vous...la paix...au grand jamais !!! Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 38, le 31 décembre 2017

  • DU PIPEAU QUAND ON FAIT TROIS JOURS POUR PAS DENIGRER MAIS RIEN QUE COMMENTER !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 41, le 31 décembre 2017

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