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Tournant dans la guerre au Yémen ?

Conflit

Pour Abdelmalek al-Houthi, M. Saleh et la coalition sous commandement saoudien ne forment désormais qu'un "seul front". 

 

OLJ/AFP
02/12/2017

L'alliance entre les deux composantes de la rébellion semble avoir volé en éclats samedi au Yémen après quatre jours d'affrontements meurtriers et une ouverture de l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui s'est dit prêt à "tourner la page" avec l'Arabie saoudite.

De violents affrontements se sont poursuivis samedi dans la capitale yéménite Sanaa entre ces factions de la rébellion, les houthis dénonçant un "coup de force" et une "grande trahison" de leur allié, M. Saleh, qui a fait des appels du pied aux Saoudiens, ennemis jurés des houthis accusés de liens avec l'Iran. Des combats meurtriers opposaient les deux camps, qui contrôlent la capitale Sanaa depuis plus de trois ans, depuis mercredi.

Les deux groupes se sont affrontés pour le contrôle de positions-clés à Sanaa samedi, y compris des ministères et l'aéroport international, selon des sources sécuritaires et des témoins. En fin de journée, la capitale avait l'allure d'une "ville fantôme", selon un habitant.

Ces violences pourraient entraîner l'ouverture d'un nouveau front dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, ravagé par la guerre et qui connaît la "pire crise humanitaire" de la planète, selon les Nations unies.
"J'appelle nos frères dans les pays voisins (...) à arrêter leur agression et à lever le blocus (...) et nous tournerons la page", a dit M. Saleh à la télévision, en référence à l'Arabie saoudite.

Riyad est intervenu en mars 2015 au Yémen, commandant une coalition militaire arabe contre les rebelles pour les empêcher de prendre le contrôle de ce pays voisin de l'Arabie saoudite, et a renforcé le blocus autour du Yémen après un tir de missile des houthis le 4 novembre vers la capitale saoudienne.
"Nous promettons à nos frères et voisins que dès qu'un cessez-le-feu sera en place et que le blocus sera levé, nous dialoguerons directement via l'autorité légitime représentée par notre Parlement", a ajouté M. Saleh.
Cette initiative a été accueillie favorablement par l'Arabie saoudite qui était en froid avec M. Saleh depuis 2012 et qui accuse les houthis d'être armés par son grand rival régional l'Iran.

La coalition sous commandement saoudien a encouragé la démarche de l'ex-président, affirmant qu'elle "libérera le Yémen" des "milices loyales à l'Iran".
Aux Emirats arabes unis, autre pays-clé de la coalition, le ministre d'Etat aux Affaires étrangères Anwar Gargash a parlé du "soulèvement de Sanaa" qui pourrait ramener "le peuple yéménite à son environnement arabe".
Comme Riyad, Abou Dhabi est farouchement hostile à "l'expansionnisme iranien" au Moyen-Orient.

 

(Lire aussi : Les houthis tirent un missile vers l'Arabie saoudite, intercepté selon Riyad)

 

'Coup de force'
Mais les déclarations de M. Saleh ont provoqué la colère de l'autre composante de la rébellion. "Le discours de Saleh est un coup de force contre notre alliance et notre partenariat (...) et révèle l'imposture de ceux qui affirment lutter contre l'agression" saoudienne, a déclaré un porte-parole des houthis.

Plus tard, une déclaration du bureau politique d'Ansarullah, le mouvement des houthis, a noté qu'il n'était "ni bizarre, ni surprenant que Saleh quitte une alliance en laquelle il n'a jamais cru".

Dans la soirée, leur chef, Abdelmalek al-Houthi, 38 ans, a enfoncé le clou, qualifiant la démarche de l'ex-président de "grande trahison" et affirmant que M. Saleh et la coalition sous commandement saoudien ne formaient désormais qu'un "seul front". Le chef des houthis a confirmé un bilan de 40 morts ou blessés dans les combats à Sanaa, tandis que des sources sécuritaires ont cité un chiffre d'au moins 60.

Pendant ses 33 ans au pouvoir, M. Saleh, 75 ans, a combattu à six reprises les houthis, issus de l'importante minorité zaïdite (branche du chiisme) très présente dans le nord du Yémen.

Les deux camps étaient officiellement alliés depuis qu'ils s'étaient emparés de Sanaa en septembre 2014, poussant le gouvernement reconnu par le communauté internationale à prendre la fuite.
Ils dirigeaient jusqu'ici un gouvernement parallèle dans la capitale, tout en étant en désaccord depuis plusieurs mois sur le partage du pouvoir.

M. Saleh, redoutable tacticien, a dû quitter le pouvoir en 2012 à la suite d'importantes manifestations et rêve de prendre une revanche sur tous ceux qui ont contribué à sa chute il y a cinq ans.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts et 50.600 blessés, dont de nombreux civils, depuis mars 2015. Sept millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Samedi, les responsables de plusieurs agences de l'ONU, dont l'OMS, le HCR et l'Unicef, ont appelé la coalition conduite par l'Arabie Saoudite à lever "d'urgence" et "complètement" le blocus imposé au Yémen.

 

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Antoine Sabbagha

Le monde arabe se divise de plus en plus entre deux clans iranien , et saoudien , triste .

RE-MARK-ABLE

Jubiler trop tôt, c'est une preuve que les bensaoudos se contentent de tres peu pour encore y croire.

Les bensaouds ne résoudront pas leur problème avec le fric qu'ils déversent ici et là, s'ils ne vont pas au charbon rien ne pourra empêcher de toute façon leur ÉCHEC évident.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

MBS DOIT SAISIR LA PERCHE ET GAGNER SALEH MEME SI EN LUI PROPOSANT SON FILS COMME FUTUR PRESIDENT DU YEMEN POUR METTRE UN TERME A L,INGERENCE IRANIENNE PAR HOUTIS INTERPOSES ET FINIR CETTE SALE GUERRE QUI A DETRUIT LE YEMEN !

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