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Économie

Période des fêtes : les professionnels du tourisme optimistes

Conjoncture
P.H.B. | OLJ
25/11/2017

Plusieurs représentants du secteur touristique libanais ont fait part de leur optimisme vendredi concernant l'activité pendant la période des fêtes, malgré les événements survenus entre l'annonce de la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri depuis Riyad le 4 novembre, et son retour au Liban mardi, dans un contexte de tensions régionales.

« Il n'y a pas eu, jusqu'à aujourd'hui, de mouvement d'annulation pour les réservations faites pour la période de Noël et du Nouvel An », a ainsi déclaré hier le président de l'Union des syndicats touristiques, Pierre Achkar, dans un entretien à l'agence al-Markaziya. M. Achkar a également noté que « la majorité de ces réservations ont été faites par des expatriés libanais », relevant que les ressortissants du Golfe restaient « minoritaires ».

 

Égal ou supérieur à 2016
Pierre Achkar, qui préside également le syndicat des hôteliers, a en outre indiqué que « le taux d'occupation des hôtels était passé de 65 à 28 % » cette semaine. « Nous sommes dans une période creuse, même si ce taux reste bas », relativise de son côté auprès de L'Orient-Le Jour le secrétaire général de ce même syndicat, Wadih Kanaan, qui estime que « le niveau des réservations pendant les fêtes devrait être égal ou supérieur à celui de l'année passée ». Selon le cabinet Ernst & Young, le taux d'occupation des hôtels – quatre et cinq étoiles – à Beyrouth avait atteint 64 % en décembre 2016 (59 % sur l'année 2016). « Le fait qu'il ait commencé à neiger cette semaine est un plus. L'ouverture des stations de ski est un facteur qui dope généralement l'activité touristique pendant les fêtes », ajoute-t-il.

La même sérénité est affichée par le président du syndicat des agences de voyages, Jean Abboud. « Il n'y a pas eu de mouvement d'annulation pour les fêtes et nous devrions rester sur la bonne dynamique de cette année », a-t-il déclaré (voir encadré). Enfin, le président du syndicat des propriétaires de restaurants, de boîtes de nuit et de cafés, Tony Ramy, affirme que « les restaurateurs attendent déjà les fêtes » et espère que « l'amélioration du climat politique » va inciter les Libanais à dépenser plus.

 

 

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