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Démission de Hariri : Les Libanais dénoncent sur la toile le non-respect de la souveraineté du Liban

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Plusieurs hashtags, comme 'Saad prisonnier' ou 'Saad Hariri, mon Premier ministre', ont vu le jour.

OLJ
10/11/2017

Près d'une semaine après la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri, annoncée samedi depuis Riyad, et les rumeurs persistantes faisant état d'une limitation de sa liberté de mouvement empêchant son retour au Liban, les Libanais se sont largement exprimés sur les réseaux sociaux sur ce qu'ils considèrent être une atteinte à la souveraineté du pays.

Plusieurs hashtags (mots-clé) en arabe, en anglais et en français, comme "Saad prisonnier" ou "Saad Hariri, mon Premier ministre", ont vu le jour sur les réseaux sociaux. Mais au-delà des messages concernant directement M. Hariri, l'affaire semble avoir porté un certains nombre de Libanais à s'élever au delà des éventuelles attaches partisanes, pour dénoncer une atteinte à la souveraineté du Liban.

 

Florilège de messages postés sur Twitter ces derniers jours :

 

"La seule et véritable victime opprimée et prisonnière contre son gré, c'est le peuple libanais", dénonce pour sa part l'artiste libanais Lucien Bourjeily, activiste proche des mouvements de la société civile.

 

 

"Je suis Liban" fait référence au mot-clé "Je suis Charlie", créé au moment des attentats terroristes contre le journal satirique français Charlie Hebdo, en 2015.

 

Sur Faebook, un internaute écrit : "Que l'on soit un partisan de Hassan Nasrallah ou de Saad Hariri, en écoutant la manière dont les Saoudiens et les Iraniens parlant comme si nous et le Liban étions leur possession... A quel point vous sentez-vous fier?"



 

"L'enlèvement d'un responsable par un autre pays est comme l'une de ces histoires que l'on racontait par  le passé. Bientôt, l'Arabie saoudite réclamera 40 yards (40 mètres) de soie pour libérer Hariri", écrit le satiriste Karl Sharro, sur son compte Twitter.

 

 

"L'un des aspects fascinants de la réaction libanaise au renversement de Hariri par l'Arabie saoudite est la façon dont cela a unifié les Libanais. Même ceux qui s'opposent au soutien iranien au Hezbollah disent qu'au moins l'Iran ne 'baise' pas le Liban comme les Saoudiens le font", selon la journaliste libanaise Rania Khalek.

 

 

Ici, cet internaute a détourné l'affiche du film "Saving Private Ryan", mettant en scène des soldats américains qui, après le débarquement de Normandie, partent à la recherche d'un soldat. Sur la parodie de l'affiche, ce sont le président libanais Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berry et le député du Hezbollah Mohammad Raad qui vont au secours de Saad Hariri.

 

 

 

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