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La Dernière

Parce que la robe de bal de la First Lady entre, aussi, dans l’histoire...

This is America

Melania Trump continue sa collaboration avec le couturier franco-américain Hervé Pierre.

10/11/2017

Aux États-Unis, le rituel exige que les First Ladies fassent deux entrées dans l'histoire : la première comme épouse du président, et l'autre comme symbole esthétique et culturel. Ainsi, Melania, l'épouse du président Donald Trump, vient d'offrir sa robe, arborée au bal de l'investiture, au Musée national de l'histoire américaine, relevant de la Smithsonian Institution. Elle pourra ainsi trôner en toute élégance parmi celles des First Ladies qui l'ont précédée. Durant cette cérémonie, qui s'est tenue au musée en présence des responsables des lieux, elle a confié : « C'est un honneur pour moi de dédier ma robe inaugurale à cette célèbre exposition. Parallèlement à la célébration de la mode qui me fascine depuis que j'étais enfant, ce geste témoigne d'une soirée particulière et d'un nouveau chapitre de la vie de notre famille. » Mais aussi un nouveau chapitre de la vie du pays...

Si chacune de ces tenues reflète un style personnel et une griffe privilégiée, toutes sont annonciatrices de l'esprit et de la nature de l'administration à venir. Toutes rendent aussi un hommage à l'industrie du pays et sa richesse. C'est l'épouse du président William Howard Taft, Helen, qui a été la première à faire don de sa tenue au Smithsonian en 1912. De là est née l'idée d'explorer, dans le cadre d'une exposition spéciale autour des tenues vestimentaires, les dimensions et le rôle non officiel de l'épouse du président, une figure néanmoins publique et souvent influente. Certes, l'apparence d'une personne frappe en premier, mais le musée a voulu aller au-delà d'une collection de belles toilettes issues de la Maison-Blanche. Et dresser le bilan de la tranche de vie d'une Première dame et son influence sur la société américaine.

Quatre croquis
Melania Trump a tenu à ce qu'Hervé Pierre, le créateur de sa robe de bal, l'accompagne pour cette cérémonie. Cela a donc également été un grand moment pour le couturier français, établi à New York et devenu citoyen américain en août 2016. La First Lady l'a présenté comme « un véritable artiste et un grand professionnel ». Et le couturier, flatté, de répondre : « C'était un grand honneur pour moi de collaborer avec la First Lady Melania Trump pour concevoir le style de la robe qu'elle a portée au bal de l'investiture. Et un merveilleux parcours qui a commencé avec la création de la pièce, et qui s'est poursuivi lorsqu'elle l'a portée en cette soirée historique, pour finir par la voir ainsi, conservée pour toujours dans cette exposition iconique. Une phase que je n'oublierais jamais. »
Pour ce couturier français de 52 ans, qui avait travaillé avec Christian Dior et Balmain et, plus récemment, à New York, avec Oscar de La Renta et Carolina Herrera, ce nouveau tournant a été amorcé un jour de janvier dernier à 8 heures du matin. Le bureau de Melania Trump lui demande d'envoyer quatre croquis de robes pour le bal inaugural, dans l'après-midi même, à 16 heures. Hervé Pierre avait juste rencontré la First Lady à la demande d'une amie mutuelle pour des idées de styling. Elle cherchait en lui un créateur qui collabore avec elle plutôt que quelqu'un qui se contente de lui dessiner une robe.

Couleur vanille
Le couturier a donc pris en considération les exigences de la Première dame : une palette pastel et un concept formel à la fois fluide et ajusté, quelque peu difficile à marier de prime abord. Le résultat a été une robe conçue dans une grande économie de ligne, coupée dans de la crêpe de soie de couleur vanille. Elle tombe droit, fendue d'un côté, les épaules dénudées, un léger volant froufroutant en cascade obliquement de l'épaule à la cheville, avec un fin lien rouge soulignant la taille. Ce n'était ni ostentatoire ni extravagant.
Depuis, la collaboration entre le couturier franco-américain et Melania Trump s'est poursuivie, notamment en ce qui concerne ses apparitions publiques. Il avait ainsi réalisé une garde-robe pour ses voyages en Arabie saoudite et en France, mariant formes et couleurs selon les caractéristiques de sa destination.
Il a également confié à la presse que comme c'était la première fois qu'il travaillait en indépendant, il n'avait pas d'étiquette à accrocher à la robe de bal de l'épouse du président américain ! En cherchant dans ses affaires, il a trouvé une griffe qu'il avait créée lorsqu'il était étudiant, en rêvant d'un avenir dans l'industrie de la mode. Et il l'a cousue à la tenue historique de la First Lady des États-Unis.

 

 

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