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Lifestyle - nos petites guerres

Beyrouth - Tripoli, une tente, une chronique de Sabyl Ghoussoub


Beyrouth - Tripoli, une tente, une chronique de Sabyl Ghoussoub

Illustration Charles Berberian et Michèle Standjofski issue de la bande dessinée « Et toi, comment ça va ? ».

Waël parcourt 88 kilomètres aller-retour, tous les jours sauf dimanche, dans sa Hyundai rouge bordeaux, masbaha sur le rétroviseur central, main gauche à l’extérieur de la voiture, parfois une cigarette au bout des doigts, en écoutant la voix lancinante d’Oum Kalsoum qui chante l’amour perdu et retrouvé et mille fois perdu et retrouvé. À observer murmurer Waël, Etel Adnan avait raison lorsqu’elle écrivait : « Quand les Arabes pensaient qu’ils n’avaient rien, ils se disaient qu’après tout il leur restait Oum Kalsoum. Elle chantait pour vous comme si vous étiez le seul, et dans cet amour aussi profond que les vallées et le fond de l’océan, le fellah et le Premier ministre trouvaient, chacun, ce qui pardonne tous les péchés et réinsère le fils dans la grâce de sa mère. » Dans la même série Les enfants palestiniens ne jouent plus au...
Waël parcourt 88 kilomètres aller-retour, tous les jours sauf dimanche, dans sa Hyundai rouge bordeaux, masbaha sur le rétroviseur central, main gauche à l’extérieur de la voiture, parfois une cigarette au bout des doigts, en écoutant la voix lancinante d’Oum Kalsoum qui chante l’amour perdu et retrouvé et mille fois perdu et retrouvé. À observer murmurer Waël, Etel Adnan avait raison lorsqu’elle écrivait : « Quand les Arabes pensaient qu’ils n’avaient rien, ils se disaient qu’après tout il leur restait Oum Kalsoum. Elle chantait pour vous comme si vous étiez le seul, et dans cet amour aussi profond que les vallées et le fond de l’océan, le fellah et le Premier ministre trouvaient, chacun, ce qui pardonne tous les péchés et réinsère le fils dans la grâce de sa mère. » Dans la même série Les...
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