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Culture

Get Lost avec Etyen, Jad et Rapaël

Musique

L'un des douze candidats de Géneration Orient en trio électro au Beirut Open Space.

04/11/2017

On entre dans un restaurant, on descend quelques marches et nous y voilà : le Beirut Open Space. Nouvel eldorado de la scène alternative, cette salle de concerts toute nouvellement créée ambitionne de revitaliser la scène musicale beyrouthine. On y vient pour les artistes et la musique qu'ils produisent. Depuis 2013, Élias Maroun donne aux artistes libanais l'opportunité de s'exprimer et de donner libre cours à leur talent. Le concept est simple : tout le monde est le bienvenu au BOS, et l'on peut y jouer toutes les gammes, de la musique arabe au folk. Le vendredi soir, c'est le tour de l'électro.
Hier soir donc, comme tous les vendredis, c'était la Get Lost. Trois artistes électro se produisent, l'un en Live, les deux autres comme DJ. À l'affiche, Jad Taleb, Raphaël Merhab et Etyen Ltd., l'un des douze artistes de Generation Orient 2017. Tous ont joué parmi les plus grands, de Londres à Berlin, ils ont foulé les scènes des clubs européens les plus prestigieux. Ce qui les attire dans cette salle pas si grande ? Pour Élias Maroun, la réponse est simple : la possibilité de jouer pour un public attentif et intéressé, sensible à la musique plus qu'à l'alcool.
Etyen Ltd. est familier de l'endroit, il connaît le fondateur Élias Maroun depuis son retour de Londres. Depuis, ils sont bons amis, et l'artiste l'aide à dénicher de nouvelles pépites pour leur proposer les lumières du Beirut Open Space. Car c'est de cela qu'il s'agit, précise-t-il : de lumière. Au Beirut Open Space, toute la lumière est fixée sur les artistes et leur création musicale. « Dans les clubs classiques, nous ne jouons jamais ce que nous voulons, explique Etyen Ltd. Si on joue à minuit, on ne peut pas jouer du down-tempo, il faut chauffer la salle. » La Get Lost, comme tout ce que propose le Beirut Open Space, est un concert, dansant certes, mais un concert : on y vient pour la musique et les artistes qui la composent.
Le BOS est unique en son genre à Beyrouth. La capitale offre peu de place à l'originalité, on préfère les titres célèbres, qui plaisent au public et qui rameutent la clientèle. Devant une telle impasse, mortelle pour la création musicale beyrouthine, Élias Maroun a décidé de créer une structure permettant l'expression artistique des musiciens libanais : le Beyrouth Open Stage. C'était en 2013. De clubs en bars et de bars en clubs, le BOS donnait de la visibilité aux jeunes talents. Aujourd'hui, lassé de ces pérégrinations, le Beirut Open Spage a élu domicile en un lieu qui lui est propre : le Beyrouth Open Space. Caché au fond du Memory Lane et loin du tumulte de la rue d'Arménie, le BOS persiste et signe son projet artistique.
Artistes reconnus comme jeunes premiers de la scène libanaise, on croise de tout au BOS, hier soir l'affiche faisait grâce d'une programmation des plus alléchantes, le mois de novembre s'annonce détonant. Décembre aussi ?

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