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À La Une - Liban

Aoun décrète le 8 juin journée des "martyrs de la justice"

A l'occasion du début de la nouvelle année judiciaire, le chef de l’État livre sa vision du troisième pouvoir.

A l'occasion de la nouvelle année judiciaire, le président Michel Aoun a développé sa vision du système judiciaire libanais lors d'une cérémonie organisée au Palais de justice, à Beyrouth, en présence notamment du Premier ministre Saad Hariri, du président du Parlement Nabih Berry, et du ministre de la Justice Salim Jreissati.

"La justice tardive n'est pas une justice"
En début de discours, le chef de l’État a décrété que le 8 juin sera la journée des "martyrs de la justice", en hommage aux quatre juges assassinés le 8 juin 1999 à Saïda, au Liban-Sud. Mercredi, plusieurs membres de l'organisation islamiste Osbat el-Ansar avaient été accusés d'avoir assassiné Hassan Osman, Imad Fouad Chéhab, Walid Harmouche et Assem Bou Daher qui occupaient respectivement les postes de président et de membres de la Cour criminelle de Saïda, et de procureur général près de cette cour.

Dans son allocution, M. Aoun a appelé à "revoir le système judiciaire en pointant les imperfections et les lacunes", insistant sur la nécessité d'améliorer l'indépendance du troisième pouvoir, ainsi que l'efficacité des lois. Il a également proposé que l'appareil judiciaire se dote d'un organisme de surveillance et de contrôle afin de sanctionner les erreurs.

Le président libanais s'est également exprimé sur la lenteur de la justice. "Les citoyens ne peuvent pas comprendre comment certains dossiers prennent des années à être instruits, de surcroît lorsque les preuves sont criantes", a-t-il indiqué. "Une justice tardive n'est pas une justice", a-t-il lancé.

Ces déclarations interviennent une semaine après la condamnation à mort, par contumace, de Habib Chartouni, militant du Parti syrien national social (PSNS, pro-Assad), et Nabil Alam, ancien haut responsable du PSNS, tous deux inculpés pour l'organisation et l'exécution de l'assassinat de l'ancien président de la République Bachir Gemayel le 14 septembre 1982.

 

Jreissati interpelle Berry
Le chef de l’État est revenu ensuite sur la mise en accusation de personnes détenant des postes de responsabilité. "Pourquoi la justice n'entend pas ces responsables comme témoins ?", a-t-il demandé, estimant qu'il n'est pas nécessaire dans ces cas-là de lever leur immunité.

Le ministre de la Justice, Salim Jreissati, a également pris la parole, reprenant à son compte certaines des revendications des juges dont il a la charge. "La justice est un pouvoir à tous les points de vue", a-t-il déclaré, vantant les valeurs de l'indépendance, du prestige et de la solennité.

Il s'est ensuite adressé à M. Berry. "Les magistrats de ce pays attendent que le Parlement les inclut dans la grille des salaires pour la fonction publique", a-t-il lancé. "Ils attendent aussi que la question de la caisse de solidarité soit réglée", a-t-il ajouté.

Pour rappel, les magistrats refusent le projet de suppression de l'autonomie de leur caisse de solidarité qui interviendrait en vue de l'unification de toutes les mutuelles des fonctionnaires, selon la loi sur la grille des salaires récemment adoptée. Ils refusent aussi que soient ramenées à un mois et demi les vacances judiciaires, au lieu de deux mois.

 

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A l'occasion de la nouvelle année judiciaire, le président Michel Aoun a développé sa vision du système judiciaire libanais lors d'une cérémonie organisée au Palais de justice, à Beyrouth, en présence notamment du Premier ministre Saad Hariri, du président du Parlement Nabih Berry, et du ministre de la Justice Salim Jreissati.
"La justice tardive n'est pas une justice"En début de discours, le chef de l’État a décrété que le 8 juin sera la journée des "martyrs de la justice", en hommage aux quatre juges assassinés le 8 juin 1999 à Saïda, au Liban-Sud. Mercredi, plusieurs membres de l'organisation islamiste Osbat el-Ansar avaient été accusés d'avoir assassiné Hassan Osman, Imad Fouad Chéhab, Walid Harmouche et Assem Bou Daher qui occupaient respectivement les postes de président et de membres de la Cour...
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JUSTICE... QUE D,INJUSTICES EN TON MOM !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 48, le 27 octobre 2017

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  • JUSTICE... QUE D,INJUSTICES EN TON MOM !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 48, le 27 octobre 2017

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