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À La Une - discours

Rohani : En Irak, en Syrie, au Liban, "où peut-on mener une action décisive sans tenir compte" de l'Iran?

Le président iranien a tenu ces propos alors que le secrétaire d'État américain a entamé dans le Golfe une tournée diplomatique destinée, selon ce dernier, à contrecarrer l'influence de Téhéran, que Washington accuse d'être un facteur d'instabilité régionale.

L'influence de l'Iran au Proche et au Moyen-Orient n'a jamais été aussi forte, a déclaré lundi 23 octobre 2017 le président iranien Hassan Rohani, tout en mettant en garde contre les risques que font peser sur le pays les dissensions politiques internes. President.ir/Handout via REUTERS

L'influence de l'Iran au Proche et au Moyen-Orient n'a jamais été aussi forte, a déclaré lundi le président iranien Hassan Rohani, tout en mettant en garde contre les risques que font peser sur le pays les dissensions politiques internes.

"L'importance de la nation iranienne dans la région est plus forte qu'à toute autre période", a déclaré M. Rohani dans un discours à Téhéran retransmis par la télévision d'État. "En Irak, en Syrie, au Liban, en Afrique du Nord, dans la région du golfe Persique, où peut-on mener une action décisive sans tenir compte du point de vue iranien?", a ajouté le président.

M. Rohani a tenu ces propos alors que le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a entamé dimanche dans le Golfe une tournée diplomatique destinée, selon ce dernier, à contrecarrer l'influence de l'Iran, que Washington accuse d'être un facteur d'instabilité régionale. M. Tillerson a notamment exigé que "tous les combattants étrangers en Irak", en particulier ceux des "milices iraniennes" rentrent chez eux "maintenant que le combat contre" le groupe État islamique (EI) "touche à sa fin".

M. Rohani n'a pas répondu spécifiquement à ces propos, dans lesquels son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a vu sur Twitter la preuve d'une "politique étrangère américaine honteuse, dictée par les pétrodollars".

 

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Le président iranien a d'autre part mis en garde contre les dissensions entre dirigeants de la République islamique. "Nous ne devons pas penser que nuire à une partie du système politique renforcera une autre branche, non : c'est tout le système de gouvernement qui s'effondrera alors", a-t-il affirmé.

Conservateur modéré, M. Rohani a été réélu en mai pour un mandat de quatre ans sur la promesse de revigorer la croissance économique grâce à la levée des sanctions économiques internationales obtenue par l'accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 entre Téhéran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie).

Cet accord, par lequel l'Iran a accepté de brider son programme nucléaire afin de garantir qu'il ne cherche pas à obtenir l'arme atomique, fait de nouveau l'objet de vives critiques de la part du clan ultraconservateur depuis que le président américain Donald Trump a menacé le 13 octobre d'en retirer son pays et qu'il a plaidé pour de nouvelles sanctions des États-Unis pour contrer l'influence iranienne en Syrie et en Irak, où Téhéran soutient la lutte des autorités locales contre EI.

 

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L'influence de l'Iran au Proche et au Moyen-Orient n'a jamais été aussi forte, a déclaré lundi le président iranien Hassan Rohani, tout en mettant en garde contre les risques que font peser sur le pays les dissensions politiques internes.
"L'importance de la nation iranienne dans la région est plus forte qu'à toute autre période", a déclaré M. Rohani dans un discours à Téhéran...

commentaires (6)

Ah bon ? Y en a qui finiront par tomber de tres haut ...

Remy Martin

17 h 32, le 23 octobre 2017

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Commentaires (6)

  • Ah bon ? Y en a qui finiront par tomber de tres haut ...

    Remy Martin

    17 h 32, le 23 octobre 2017

  • Nous sommes donc sous la tutelle iranienne sans le vouloir ou le savoir . Alors messieurs nos responsables qu ' en pensez-vous ?

    Antoine Sabbagha

    17 h 19, le 23 octobre 2017

  • LA BLAGUE C,EST LA COLOMBE BLANCHE AU DESSUS DE SA TETE ET QUE SES DECLARATIONS CONTREDISENT... AU MOINS SI C,ETAIT UN CORBEAU NOIR CA SE COMPRENDRAIT MIEUX !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    17 h 17, le 23 octobre 2017

  • C'est clair et net, non ? Après cela, certains Libanais admirateurs inconditionnels de l'Iran...se rendent-ils compte où notre pays, le Liban, risque d'être entrainé ? Est-ce bien cela qu'ils veulent: une dictature à l'iranienne ? Certains chiites...peut'être, mais nous, les autres, n'en voulons pas ! Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 23, le 23 octobre 2017

  • Dissensions Internes Rohani prétend t il (pourrait il) brider le pouvoir de ses extrémistes activistes qui tiennent le haut du pavé? Autrement dit, pourrait il amener l'Iran à devenir un Vrai Pays Démocratique ( toutes opinions respectées, liberté de la presse, indépendance reelle des tribunaux, fin de la chasse aux "sorcières du régime du chah" ) Aujourd'hui impensable car cela signifierait la fin du Pouvoir Théocratique des puissants Ayatollahs Attendre deux nouvelles générations, si une guerre (improbable) ne renverse pas la table avant

    Chammas frederico

    14 h 06, le 23 octobre 2017

  • QUEL CULOT ! IL OSE AFFIRMER L,HEGEMONIE ET LES PROVOCATIONS ET MAINMISE DE L,IRAN DANS LES AUTRES PAYS... GRACE AUX VENDUS QU,IL ENTRETIENT DANS CES PAYS...

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 04, le 23 octobre 2017

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