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À La Une - Diplomatie

Medvedev à Hariri : Moscou souhaite une "nouvelle page" dans les relations libano-russes

"Nous voulons renforcer l'armée libanaise", a déclaré le Premier ministre libanais devant le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Poignée de main entre le Premier ministre libanais, Saad Hariri (g.), et son homologue russe, Dimitri Medvedev, le 12 septembre 2017 à Moscou.

Le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev, a fait savoir à son homologue libanais, Saad Hariri, en visite à Moscou, que la Russie souhaitait l'ouverture d'une "nouvelle page" dans les relations entre Beyrouth et Moscou.

Après avoir félicité Saad Hariri pour "l'exploit" de l'armée libanaise, fin août, contre les jihadistes qui étaient retranchés à la frontière libano-syrienne depuis plusieurs années, Dimitri Medvedev a affirmé que Moscou et Beyrouth "affrontent ensemble de nombreux problèmes, le plus important étant le terrorisme".

Le chef du gouvernement russe a ensuite salué la politique de M. Hariri "qui renforce la stabilité et la souveraineté du Liban". "Nous soutenons la souveraineté du Liban et nous sommes prêts à poursuivre notre coopération, notamment en matière de lutte anti-terroriste", a-t-il fait savoir.

"Nous souhaitons que cette visite ouvre une nouvelle page dans les relations entre le Liban et la Russie", a conclu M. Medvedev.

M. Hariri a fait savoir que son pays "souffre de nombreux problèmes, principalement du terrorisme et du (poids) des déplacés syriens", alors que le Liban en accueille plus d'un million qui sont enregistrés auprès de l'Onu.

"Nous avons vaincu le terrorisme. Nous avons maintenant besoin de nos amis, surtout de la Russie", a insisté M. Hariri. "Nous préparons le réarmement de l'armée libanaise, et nous avons besoin de la coopération militaire de la Russie", a-t-il ajouté.


(Lire aussi : Nasrallah : Nous avons gagné la guerre en Syrie)

 

"Solution politique en Syrie"
Un peu plus tôt, le chef du gouvernement libanais a été reçu par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "Le rôle de la Russie dans la région est très important et nous espérons que la relation politique et économique entre nos deux pays se développera", a déclaré M. Hariri devant son hôte, lors d'un point de presse commun avant leur aparté.

"Nous combattons le terrorisme et l'armée libanaise a remporté dans ce cadre des victoires importantes dans la Békaa, a-t-il souligné. Nous souhaitons renforcer l'armée et les autres services de sécurité afin de renforcer l'État", a-t-il ajouté, évoquant également la question des déplacés syriens avec M. Lavrov. Il a souhaité que "la solution politique en Syrie englobe le retour des réfugiés dans leur pays".
"Nous souhaitons discuter avec vous de la situation au Moyen-Orient car cette région a besoin de paix et de stabilité", a encore dit le chef du gouvernement libanais.

M. Lavrov a pour sa part "salué" M. Hariri pour ses "efforts en vue d'une coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines". Il a également vu dans la visite du Premier ministre libanais "une  occasion pour échanger des points de vue sur les problèmes au Moyen-Orient". "Nous soutenons vos efforts et ceux de votre gouvernement en vue de stabiliser la situation au Liban et d'unifier les efforts dans le combat contre le terrorisme", a affirmé M. Lavrov qui a félicité "le Liban pour la réussite de l'opération militaire menée par l'armée libanaise contre le groupe État islamique".

Le Premier ministre libanais arrivé dimanche soir à Moscou pour une visite officielle, doit également rencontrer le président russe Vladimir Poutine, demain mercredi, à Sotchi. Il est accompagné d'une délégation de ministres : Ghassan Hasbani (vice-présidence du Conseil et Santé), Melhem Riachi (Information), Nohad Machnouk (Intérieur), Ali Hassan Khalil (Finances), Ghattas Khoury (Culture), Youssef Fenianos (Travaux publics et Transports) et Raëd Khoury (Economie). Le chef du cabinet du Premier ministre, Nader Hariri, fait aussi partie de la délégation.

Des sources proches de Saad Hariri ont qualifié lundi sa visite en Russie d'"importante en cette étape cruciale dans la région, en particulier à la lumière des contacts en cours pour trouver une solution à la crise syrienne et protéger le Liban de ses répercussions négatives".

 

Cet article a été modifié à 17h50. L'Agence nationale d'information avait dans un premier temps évoqué "une nouvelle page dans les relations entre le Liban et la Syrie" et non la Russie.

 

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Le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev, a fait savoir à son homologue libanais, Saad Hariri, en visite à Moscou, que la Russie souhaitait l'ouverture d'une "nouvelle page" dans les relations entre Beyrouth et Moscou.
Après avoir félicité Saad Hariri pour "l'exploit" de l'armée libanaise, fin août, contre les jihadistes qui étaient retranchés à la frontière libano-syrienne depuis...

commentaires (10)

A la bonne heure. Quelques missiles S400,quelques chars modernes quelques sukoy et Mig 35 à technologie vectorielle etc... seront les bienvenues. Bien entendu notre armée sait mieux que quiconque de quoi elle a besoin. Mais ces missiles S400 on a grandement besoin pour éviter que d'autres voyous terrorisent la population en volant si bas et traversant le mur de son tous les jours juste pour frimer.

Alexandre Hage

21 h 04, le 13 septembre 2017

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Commentaires (10)

  • A la bonne heure. Quelques missiles S400,quelques chars modernes quelques sukoy et Mig 35 à technologie vectorielle etc... seront les bienvenues. Bien entendu notre armée sait mieux que quiconque de quoi elle a besoin. Mais ces missiles S400 on a grandement besoin pour éviter que d'autres voyous terrorisent la population en volant si bas et traversant le mur de son tous les jours juste pour frimer.

    Alexandre Hage

    21 h 04, le 13 septembre 2017

  • Les réfugiés syriens au Liban sont près de deux millions sur une population libanaise de quatre millions d'habitants. La Syrie a des frontières communes avec Iskandarun ancienne province syrienne offerte par la France à la Turquie en 1939, avec la Turquie, avec l'Irak, avec la Jordanie, avec Israél et avec le Liban. Ma question : Pourquoi ne sont-ils pas allés dans l'un de ces pays autres que le Liban ? Pourquoi ne sont-ils pas allés dans le pays alaouite, patrie de Bachar el-Assad où les Russes les protègent avec son armada et ses avions à Tartous ?

    Honneur et Patrie

    20 h 13, le 12 septembre 2017

  • maintenant arrive les recompenses pour les exploits de l'armee libanaise !!! les occidentaux russie en tete attendait de voir ce que pouvait faire cette armee et elle a ete servis .. Merci Mr Hariri pour etre aller en russie tout de suite afin d'enregistrer le gain pour un ETAT FORT D'OU LE FAMEUX NOUVEAU TRIPTYQUE ARMEE, PEUPLE, ETAT

    Bery tus

    19 h 19, le 12 septembre 2017

  • Cher Monsieur L'erreur a été corrigée. L'information avait initialement été rapportée comme tel par l'Agence nationale d'information. Bien à vous

    L'Orient-Le Jour

    17 h 58, le 12 septembre 2017

  • UNE NOUVELLE PAGE AVANT DE TOURNER PROPREMENT LES ANCIENNES PAGES DONT TOUT CE QU,ONT SOUFFERT LES LIBANAIS DE CE REGIME ?

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    17 h 50, le 12 septembre 2017

  • PARAGRAPHE 4 VOUS VOULEZ DIRE ENTRE LE LIBAN ET LA RUSSIE OU LE LIBAN ET LA SYRIE COMME IL EST ECRIT ?

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    17 h 35, le 12 septembre 2017

  • La Russie incontourbable

    Chammas frederico

    15 h 08, le 12 septembre 2017

  • Le rapprochement avec la Russie est un pas très important dans l'équilibre des forces politiques au Liban, dans un souci d'indépendance et de renforcement de l'état et de son armée. Les domaines bilatéraux, concernant le commerce, l'armement, et autres peuvent être abordés en même temps que le dénouement de la crise sur nos frontière (y compris à l'intérieur du pays) ... Belle initiative, Bonne chance à notre gouvernement.

    Sarkis Serge Tateossian

    14 h 36, le 12 septembre 2017

  • SOUHAITONS LE MEILLEUR !

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    14 h 14, le 12 septembre 2017

  • Bonne chance pour notre premier ministre et la délégation de ses ministres pour faire sortir le pays de ce poids de réfugiés syriens que le Liban supporte seul .

    Antoine Sabbagha

    13 h 46, le 12 septembre 2017

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