Rechercher
Rechercher

Liban - Diplomatie

Hariri évoque en Russie « la neutralité du Liban et la démarcation des frontières avec la Syrie »

Des sources proches du Premier ministre Saad Hariri ont décrit hier sa visite en Russie comme « importante en cette étape sensible dans la région, en particulier à la lumière des contacts en cours pour trouver une solution à la crise syrienne et protéger le Liban de ses répercussions négatives ».
« La visite est également importante pour renforcer les relations bilatérales entre les deux pays sur le plan économique et commercial, ainsi que pour fournir des armes à l'armée libanaise », ajoutent ces sources.
« Il y a toujours eu un consensus entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité pour préserver la neutralité du Liban et lorsqu'un projet est soumis au vote aux Nations unies, la Russie a toujours un rôle positif », indiquent ces sources, ajoutant que Moscou « joue un rôle important dans la région, que ce soit en Syrie, dans les négociations d'Astana ou dans les efforts pour trouver une solution politique en Syrie ».
Les sources notent par ailleurs que « le plus important pour le gouvernement est de garder le Liban neutre, si des accords ont lieu, et les entretiens du Premier ministre Hariri avec les responsables russes porteront sur le fait que tout règlement politique en Syrie devrait inclure le retour des réfugiés syriens dans leur pays ». « À quoi servirait un règlement politique si 8 à 9 millions de déplacés syriens, que ce soit au Liban, en Irak, en Jordanie, en Égypte, en Turquie, en Europe ou aux États-Unis, ne rentrent pas chez eux ? » s'interrogent-elles, ajoutant que « tout règlement politique en dehors de ce cadre serait incomplet ».
Toujours selon les mêmes sources, « le Premier ministre Hariri soulignera, dans le cadre de ses entretiens avec les responsables russes, la nécessité de poursuivre la politique de renforcement de l'armée libanaise adoptée par le gouvernement par le biais d'une loi-programme approuvée par le Parlement, dans la mesure où la Russie possède les types d'armes utilisées par l'armée libanaise qui sont devenus obsolètes et doivent être renouvelés ».
« Lors de la visite du Premier ministre Hariri à Moscou en 2010, des mesures concrètes pour armer la troupe et les forces de sécurité avaient été convenues avec le gouvernement russe, dirigé alors par Vladimir Poutine, mais les gouvernements successifs n'ont pas poursuivi cette question depuis », notent-elles.
Selon ces sources, « M. Hariri demandera aux responsables russes d'intervenir auprès du régime syrien pour compléter la démarcation de la frontière libano-syrienne ». « Le gouvernement libanais avait essayé en 2010 de délimiter la frontière, rappellent-elles, mais le régime syrien n'avait pas accepté. Si nous l'avions fait, nous n'aurions pas eu à affronter ces problèmes avec le groupe État islamique et autres », précisent-elles.
« L'accent est mis aujourd'hui sur les tours d'observation, en coopération avec les Britanniques qui ont une grande expertise dans ce domaine, mais le côté syrien empêche cela alors que le Liban est prêt à commencer, en particulier dans des régions comme Chebaa, qui est libanaise, alors que la Syrie considère qu'elle est syrienne, et Israël exploite cette logique syrienne pour continuer à l'occuper », indiquent les sources proches de M. Hariri.
Les pourparlers entre le président russe et le Premier ministre Hariri aborderont-ils la question du maintien du président Assad au pouvoir ? Les sources indiquent que « la position du Premier ministre Hariri est connue concernant ce sujet, de même que celle du président Poutine, qui reste inchangée ».
Interrogées sur les craintes de retour de l'influence syrienne au Liban, les sources notent « que la réalité aujourd'hui est que le régime syrien aurait chuté sans l'intervention russe ».
Concernant la possibilité d'une rencontre entre M. Hariri et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, après les propos tenus dimanche par le secrétaire adjoint du parti chiite, le cheikh Naïm Kassem, les sources ont indiqué que « le Premier ministre exerce ses fonctions en tant que chef du gouvernement libanais et, si les choses mûrissent, nous verrons ».
Signalons par ailleurs que M. Hariri, qui doit rencontrer incessamment son homologue russe Dmitri Medvedev, a reçu hier à son lieu de résidence à Moscou le vicaire patriarcal d'Antioche auprès du patriarcat de Moscou, Mgr Niphon Saïkali, en présence de son chef de cabinet, Nader Hariri, et de son conseiller pour les affaires russes, Georges Chaabane.


Des sources proches du Premier ministre Saad Hariri ont décrit hier sa visite en Russie comme « importante en cette étape sensible dans la région, en particulier à la lumière des contacts en cours pour trouver une solution à la crise syrienne et protéger le Liban de ses répercussions négatives ».« La visite est également importante pour renforcer les relations bilatérales entre...

commentaires (2)

DEUX RECLAMATIONS DES VRAIS LIBANAIS !

CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

17 h 02, le 12 septembre 2017

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • DEUX RECLAMATIONS DES VRAIS LIBANAIS !

    CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

    17 h 02, le 12 septembre 2017

  • M. Hariri aurait mieux fait de demander que la Russie soit elle aussi neutre en Syrie, à l'écart de toute ingérence en faveur d'un régime discrédité et meurtrier.

    Tony BASSILA

    14 h 23, le 12 septembre 2017

Retour en haut