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Dania Kassar : Le village préféré des Libanais est une initiative fédératrice

Interview

Engagée aux côtés de « L'Orient-Le Jour » pour la première édition de l'événement en 2016, la Fransabank a renouvelé son engagement cette année. Sa directrice marketing, Dania Kassar, insiste sur les bienfaits d'une telle opération au niveau local.

21/08/2017

Qu'est-ce que le village préféré des Libanais apporte aux localités participantes ?

Cet événement leur apporte tout d'abord de la visibilité. Il est clair que certains bénéficient d'une forte notoriété, mais d'autres régions plus éloignées restent méconnues par les Libanais qui n'en sont pas originaires. L'intérêt est de les mettre en lumière et de convaincre les gens de s'y rendre. C'est pourquoi la Fransabank a lancé cette année, en parallèle, un autre concours, où les gens devaient faire des photographies des villages. Cela les a encouragés à s'y rendre.

De plus, c'est une initiative fédératrice. On a remarqué que les habitants se regroupaient autour de leur région. Que des petites animosités ont été mises de côté. On nous a cité des exemples de personnes qui ont fait la paix pour travailler ensemble (rires) et faire gagner leur village. Les localités sont devenues de grandes familles. On le voit au niveau des votes. Dès qu'une prend de l'avance, tout le monde se mobilise. Cela permet de raviver le sentiment d'appartenance, ce qui prouve qu'il est encore bien vivant. Toutes les anicroches qui secouent assez régulièrement la scène locale sont comme autant de parasites, mais cet engouement pour le village préféré des Libanais prouve que dans le fond, ces Libanais aiment leur pays et en sont fiers.

La compétition a-t-elle permis d'augmenter la fréquentation des villages durant l'été ?

Pour certains oui, plus que d'autres. Les villages déjà connus n'ont honnêtement pas besoin d'un tel concours pour être très fréquentés. Mais prenez l'exemple de localités reculées, comme Akkar el-Atika, le vainqueur de l'an dernier. D'après ce que l'on sait, il y a plus de visiteurs cette année, grâce au travail des équipes locales qui ont fait la promotion de ce succès. Pour cette année, on mesure aussi la fréquentation grâce aux photos reçues dans le cadre du concours parallèle, auquel on ne peut participer que si l'on a voté pour le village préféré des Libanais. On a quasiment reçu des clichés de toutes les localités sélectionnées. C'est très encourageant.

Quel est l'intérêt, pour la Fransabank, de participer à une telle initiative ?

Il n'y a pas d'intérêt. Nous nous retrouvons simplement dans les valeurs portées par ce concours telles que l'unité, la solidarité et l'attachement aux régions. Nous le considérons aussi comme un bon moyen de développer le tourisme rural à l'heure où il représente l'avenir. Je tiens à profiter de cette interview pour féliciter le gagnant de cette année, Sir el-Denniyé, où nous espérons nous rendre prochainement.

 

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