X

À La Une

Deux ministres libanais en Syrie, une première depuis six ans

Liban

Hussein Hajj Hassan et Ghazi Zeaïter reçus par des officiels syriens à Damas.

OLJ
16/08/2017

Le ministre libanais de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, et son collègue de l'Agriculture, Ghazi Zeaïter, se sont rendus mercredi en Syrie pour participer à la Foire internationale de Damas. Il s'agit de la première visite de ce niveau depuis le début du conflit en Syrie il y a six ans.

"Ma visite est officielle"
"Les relations historiques entre le Liban et la Syrie sont profondes", a déclaré M. Hajj Hassan à son arrivée à Damas, ajoutant que "Les Libanais ont tout intérêt à ce qu'elles se poursuivent". Indiquant qu'il s'entretiendra avec des responsables syriens, le ministre de l'Industrie a déclaré qu'il venait pour "féliciter le peuple et l'armée syriens pour ses victoires contre le terrorisme".

De son côté, M. Zeaïter a déclaré qu'il était dans l'intérêt des peuples libanais et syriens que les accords entre les deux pays soient mis en œuvre. "Nous ne pouvons pas isoler la Syrie et nos relations bilatérales ne sont pas rompues", a-t-il ajouté, estimant  que "la stabilité de la Syrie est dans l'intérêt du Liban et vice-versa". "Les ministres ont le droit de se rendre dans les pays qu'ils souhaitent et le gouvernement exprimera sa position plus tard", a-t-il déclaré. "Ma visite est officielle et a été pilotée par le président du Parlement, Nabih Berry", a-t-il par ailleurs indiqué.

M. Hajj Hassan est l'un des deux représentants du Hezbollah au sein du gouvernement libanais. M. Zeaïter est, lui, membre du mouvement chiite Amal et allié du Hezbollah. Ces deux formations politiques sont très proches du régime syrien.

 

(Pour mémoire : « Nos ministres iront en Syrie de toute façon », assène le Hezbollah)

 

Vif débat
Les deux ministres s'étaient présentés au poste-frontière de Jdeidet Yabous où ils ont été accueillis par le ministre syrien de l'Economie, Adib Mayali, le gouverneur du rif de Damas ainsi que plusieurs responsables syriens.

Dans la soirée, le ministre des Travaux publics et du Transports, Youssef Fenianios, représentant le courant Marada au sein du gouvernement, a lui aussi annoncé qu'il se rendra jeudi à Damas. Le courant Marada est dirigé par Sleiman Frangié, un ami d'enfance du président syrien Bachar el-Assad.

La question de la visite de ministres à Damas avait fait l'objet d'un vif débat au sein du gouvernement. Le Premier ministre, Saad Hariri, avait tranché en expliquant que les ministres souhaitant se rendre en Syrie le feront en leur nom propre. Les partisans de cette visite estiment qu'elle s'inscrit dans le cadre des relations ordinaires liant le Liban à la Syrie. Ses opposants estiment qu'il s'agirait d'une reconnaissance du régime syrien.

En 2012,, le gouvernement libanais avait décidé de se "dissocier" du conflit chez son voisin syrien, optant pour une forme de neutralité.

Plusieurs pays arabes ont rompu leurs relations avec Damas au début de la crise mais le Liban les a maintenues. Cependant les visites officielles entre les deux pays sont rares.

 

 

Lire aussi

Nasrallah revient à la charge : Nous entendre avec la Syrie relève de l’intérêt national

Les tentatives de normalisation avec Damas se heurtent au niet des forces souverainistes

Geagea : Nous nous attendons à ce que Aoun dise non à la visite des ministres à Damas

Lire aussi à la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Gebran Eid

UN GOUVERNEMENT FANTOCHE. CHACUN FAIT CE QU'IL VEUT. ON EN A PLUSIEURS LIBANS. LE LIBAN DES MERCENAIRES SYRIENS, LE LIBAB DES MERCENAIRES SAOUDIENS, LE LIBAN DE CHCUN POUR SOI. LA MEILLEUR LES MARADA DE SLEIMAN 2 VONT ENVOYER LEUR MINISTRE AUSSI. C'EST UNE QUESTION DE TEMPS POUR QUE CE PAYS ARTIFICIEL EXPLOSE DÉFINITIVEMENT.

Irene Said

Dans notre beau pays, le Liban, chacun...du plus "petit" citoyen...

au plus "grand":
président de...
ministre
député
responsable
etc.

fait ce qu'il veut...quand il veut...et ne se sent pas du tout obligé d'avoir l'assentiment de ses supérieurs !

Sa patrie ? Ne sait pas ce que cela signifie !
Son devoir découlant de sa fonction ? Il ne le connait pas !

Et pourtant on continue de les laisser faire et de mener notre pays à sa perte...
Irène Saïd

Antoine Sabbagha

Vraie mascarade est devenu ce gouvernement .

Le Faucon Pèlerin

Tout Libanais, qu'il soit ministre, député ou simple quidam peut aller à Damas ou à Riyad ou à Tombouctou et ce, à titre personnel. Il n'a aucun droit de se réclamer représenter son gouvernement tant que ce dernier ne l'a pas chargé officiellement de le représenter. Cette loi est universelle, elle n'est pas une loi libanaise. C'est simple et précis.

Yves Prevost

Quoiqu'en dise Zeaïter, cette visite n'est pas officielle et en contradiction avec la politique du gouvernement. En bonne logique, les ministres frondeurs devraient donc démissionner.

Ma Fi Metlo

LE LIBAN NE PEUT PAS ETRE LE DINDON DE LA FARCE !
NOTRE PAYS , PAR SES VICTOIRES SUE LE COMPLOT EST AVANT GARDISTE .

Après le retour d’un dirigeant de l’opposition syrienne en Syrie, de nombreux opposants commencent à renter à Damas.

Le Caire avec l’aide de Moscou cherchent à favoriser le retour des opposants en Syrie.

Mohammad Bassam al-Malek, un important membre du principal groupe de l’opposition syrienne connu sous le nom de Coalition nationale syrienne (CNS), a annoncé, dimanche 13 août, son retrait de la CNS et son retour en Syrie.

« Après sept ans d’exil à l’étranger, j’ai été frappé par l’ampleur de la conspiration des pays arabes du golfe Persique, des États-Unis et de l’Occident qui visent le démembrement de la Syrie et la disparition de l’armée syrienne, et ce, pour satisfaire les intérêts américano-israéliens », a déclaré Mohammad Bassam al-Malek, cité par le site de l’opposition Anab.

Madame Asma Kaftaro, membre de la délégation de l’ONU pour la Syrie présidée par Staffan De Mistura et Madame Mona Ghanem, membre de la fraction nationale, ainsi que Namroud Soleiman membre de l’opposition ,font partie des opposants qui pourraient quitter l’opposition et regagner la Syrie.

Leur retour à Damas pourra prendre quelques mois.

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Toute la symbolique du sommet de Sotchi...

Citoyen grognon de Anne-Marie El-HAGE

Floué !

Un peu plus de Médéa AZOURI

Waiting room

Le Journal en PDF

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

X
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Vous lisez 1 de vos 10 articles gratuits par mois.

Pour la défense de toutes les libertés.