Meerab

Geagea : Pour en finir avec le terrorisme, il faut régler le cas Assad

Le président des FL appelle les réfugiés syriens prorégime à retourner dans leur pays.

M. Geagea, hier, au cours de la conférence à Meerab (photo Aldo Ayoub).

Le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a appelé hier la communauté internationale à trouver une solution au cas posé par le régime Assad, sans quoi la crise syrienne, et, partant, la problématique terroriste qui en émane, ne seront pas réglées.
M. Geagea qui s'exprimait lors d'une conférence organisée par les FL et la Fondation Konrad Adenauer à Meerab sur le thème Le Liban et les défis terroristes et sécuritaires dans la région, devant un parterre de personnalités politiques, a ainsi estimé que la victoire de l'armée irakienne à Mossoul avait beau faire la joie de beaucoup, mais qu'elle ne réglerait pas pour autant le problème, dans la mesure où « la crise n'a pas commencé avec l'État islamique à Mossoul ».
« Nous avons entendu de la communauté internationale que le maintien ou non d'Assad au pouvoir n'a pas d'importance pour elle, a poursuivi M. Geagea. Mais si nous voulons trouver une solution globale au problème du terrorisme, nous ne devons pas nous taire sur le maintien d'Assad au pouvoir », a-t-il indiqué. « Dans les années 50 et 60, la Syrie bénéficiait d'une société démocratique. C'est le régime répressif d'Assad qui a poussé des pans entiers de la population syrienne à l'extrémisme et au terrorisme. Partant, si nous voulons régler le problème du terrorisme, il faut trouver une solution à la crise du régime en Syrie, sinon l'origine de la crise perdurera », a ajouté le leader FL.
Évoquant le dossier des réfugiés syriens, Samir Geagea a dit : « Nous avons accueilli les déplacés au Liban sans que personne ne nous le demande. Nous ne pouvions pas supporter de les voir mourir sans leur ouvrir les portes de nos maisons. Mais, avec le temps, les problèmes émanant de ces déplacés se sont multipliés. »

L'avenir des enfants
« Cela fait maintenant sept ans et rien n'a changé, quand bien même les conséquences de ce déplacement de populations sont très importantes, notamment les tensions qui se multiplient jour après jour entre Libanais et déplacés syriens pour des raisons qui ne sont ni racistes, ni sectaires, ni politiques. Ces tensions ont lieu sur un territoire exigu, au sein d'une économie restreinte et d'une infrastructure fragile. Le Liban ne peut pas supporter un million et demi de déplacés syriens », a-t-il poursuivi. « Il y a 150 000 nouvelles naissances de réfugiés au Liban, et ce chiffre va continuer à augmenter. Ceux-là sont nés ici et ne savent rien de la Syrie. À l'avenir, le pouvoir syrien – et j'espère que ce ne sera pas le régime Assad – pourrait ne pas reconnaître ces naissances. Quel sera l'avenir de ces enfants ? » a ajouté M. Geagea, entre autres exemples. « Il est grand temps, avec les développements en Syrie et la mise en place de zones de sécurité, de régler le problème des déplacés – et pas les problèmes subsidiaires, comme la recherche d'aides de l'étranger », a affirmé le président des FL.
Il a évoqué, dans ce cadre, le document de travail que son parti a adressé « aux blocs parlementaires amis », et qui « appelle le gouvernement libanais, en collaboration avec les institutions internationales, à aider les déplacés syriens à retourner chez eux, surtout dans le sud de la Syrie, où il y a une présence russe et américaine, ou dans les régions kurdes du Nord ». « Toutes ces régions sont plus grandes que le Liban et disposent d'une très bonne infrastructure d'accueil », a-t-il estimé.
Il a enfin invité les réfugiés syriens favorables au régime Assad, « qui se sont manifestés en masse lors de l'élection présidentielle syrienne à l'ambassade syrienne à Hazmié en juin 2014, à rentrer chez eux, d'autant qu'ils n'ont pas de problèmes avec les autorités de leur pays ». « Il suffit pour cela d'un mot du gouvernement libanais », a-t-il dit. Samir Geagea a enfin appelé à « ne pas politiser ce dossier », soulignant que « toute proposition de rouvrir des relations avec le régime syrien ne ferait qu'entraver le retour des réfugiés ».


Le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a appelé hier la communauté internationale à trouver une solution au cas posé par le régime Assad, sans quoi la crise syrienne, et, partant, la problématique terroriste qui en émane, ne seront pas réglées.
M. Geagea qui s'exprimait lors d'une conférence organisée par les FL et la Fondation Konrad Adenauer à Meerab sur le...

commentaires (5)

a la perfection !!! Que l'occident vous écoutes .. vous précisément savez que le regime pere et fils sont passer maitre dans le jeu de pompier pyromane .. enfin regime car lui ne changera pas

Bery tus

22 h 16, le 18 juillet 2017

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Commentaires (5)

  • a la perfection !!! Que l'occident vous écoutes .. vous précisément savez que le regime pere et fils sont passer maitre dans le jeu de pompier pyromane .. enfin regime car lui ne changera pas

    Bery tus

    22 h 16, le 18 juillet 2017

  • AINSI SOIT-IL !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 54, le 18 juillet 2017

  • Je vous respecte de plus en plus Mr Geagea car depuis un certain temps, tout ce que vous dites a beaucoup de sens et tout ce que vous faites est pour le bien et pour l'intérêt du Liban. Merci et continuer dans ce sens, le peuple se souviendra et appréciera le moment venu.

    carlos achkar

    15 h 34, le 18 juillet 2017

  • Pour une fois je trouve qu'il a raison , dis donc . Le héros sait mieux que quiconque qui est infecté par la bactérie du wahabisme et les autres ! Laissons le faire ce héros syrien ..

    FRIK-A-FRAK

    14 h 32, le 18 juillet 2017

  • M. Geagea à raison. Les réfugiés pro-régime Assad pour autant qu'il y en ait en nombre significatif ce qui est fort douteux, n'ont qu'à rentrer chez eux s'ils résident dans des zones sécurisées et contrôlées par le régime.

    Tony BASSILA

    13 h 34, le 18 juillet 2017