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À La Une - syrie

Cent jours après, le souvenir de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun reste vif

Le rapport n'a pas encore déterminé la partie responsable, mais de nombreux pays occidentaux tout comme les habitants de la ville, accusent le gouvernement syrien, qui dément catégoriquement.

Des Syriens rassemblés le 12 juillet 2017 pour rendre hommage aux victimes de l'attaque chimique contre Khan Cheikhoun, dans la province de Idleb, le 4 avril 2017. AFP / Omar haj kadour

Commerces fermés en signe de deuil, messages de colère : 100 jours après une attaque chimique meurtrière contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, la douleur reste vive parmi les habitants qui ont rendu hommage cette semaine aux victimes.

Le 4 avril, une attaque sur cette ville rebelle de la province d'Idleb (nord-ouest) a tué au moins 87 personnes, dont des enfants, provoquant l'indignation de nombreux pays et entraînant une riposte des États-Unis, la première frappe américaine contre le régime syrien.

Mercredi, des proches des victimes se sont rassemblés sur le site présumé de l'attaque, portant des photos de leurs proches disparus, dont de nombreux nourrissons.
"La douleur de la séparation ne m'a pas quitté une seule seconde, comme pour tous ceux qui ont perdu un proche ou un être cher", a affirmé Abdelhamid Youssef, 28 ans.

Sa femme, ses deux enfants en bas âge et 19 autres de ses proches ont été tués dans l'attaque. Une photo du jeune père de famille tenant les corps des deux jumeaux ce jour-là a fait le tour du monde, provoquant une onde de choc. "Tout ce que j'espère c'est que mes enfants soient les dernières victimes" de la guerre, a-t-il déclaré à l'AFP.

Au coucher de soleil, Abdelhamid s'est recueilli sur les tombes de ses enfants, arrachant les mauvaises herbes autour des pierres. A proximité, un homme âgé était accroupi sur le sol et priait en silence devant une pierre tombale.

 

(Pour mémoire : Un Syrien raconte comment il a survécu à l'attaque de Khan Cheikhoun)

 

Fin juin, des experts de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont confirmé dans un rapport d'enquête que du gaz sarin avait bien été utilisé lors de l'attaque. Le rapport n'a pas encore déterminé la partie responsable de l'attaque, mais de nombreux pays occidentaux tout comme les habitants de la ville, accusent le gouvernement syrien, qui dément catégoriquement.

La commission conjointe entre l'ONU et l'OIAC avait déjà conclu que les forces du régime syrien avaient mené des attaques au chlore en 2014 et 2015. Elle avait aussi estimé que le groupe État islamique avait utilisé du gaz moutarde en 2015.

Les habitants de Khan Cheikhoun ont appelé à une grève générale et les commerces ont fermé par solidarité avec les familles des victimes.

Les habitants "tentent d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le fait que ce crime et beaucoup d'autres commis par le régime en Syrie restent impunis", a déclaré le chef du conseil local rebelle, Mohammad Ahmad Maarati.

 

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