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Liban

Pour Gebran Bassil, la nouvelle formule est acceptable, sans être la meilleure

« Nous continuerons de lutter jusqu'à avoir 64 députés », affirme le chef du CPL.

OLJ
05/06/2017


« Nous avons aujourd'hui enterré la loi de 1960, éloigné le spectre du vide législatif et, plus important encore, écrasé toute velléité de rallonge du mandat parlementaire », a déclaré hier le chef du Courant patriotique libre (CPL) et ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, dans un discours qu'il a prononcé lors d'une randonnée organisée par le régional Kesrouan-Ftouh de son parti.
Des propos qu'il a tenus, il ressort que la formule qui a réussi à rallier autour d'elle la majorité des forces politiques, à savoir la proportionnelle appliquée à 15 circonscriptions, est loin de répondre aux ambitions du CPL, mais reste à l'heure actuelle la plus à même de lui permettre d'atteindre ses objectifs au niveau de la représentation.
Après avoir indiqué que l'accord politique scellé la semaine dernière est en train de prendre forme, M. Bassil a estimé que la loi qui est sur le point de naître « n'est certes pas la meilleure, mais elle représentera un important garde-fou électoral qui nous permettra de récupérer une partie de nos droits, à savoir obtenir 50 députés sur un total de 64 sièges (réservés aux chrétiens) au lieu des 31 que permet la loi de 1960 ». « Cela n'est pas négligeable, mais ça reste insuffisant. Nous continuerons de lutter jusqu'à avoir 64 députés », a-t-il insisté, en précisant que le vote préférentiel, « qui doit faire l'objet d'un accord dans les prochains jours, sera un garde-fou supplémentaire » pour la représentation chrétienne. « En optant pour la proportionnelle, nous avons sacrifié des députés du Kesrouan alors que nous aurions pu rafler tous les sièges, afin de pouvoir en avoir au Akkar, dans la Békaa et au Liban-Sud », a-t-il dit.
M. Bassil s'est dit ensuite opposé à un seuil d'éligibilité élevé, partant du principe qu'un coefficient élevé « écraserait les petites formations, alors que les minorités politiques principales ont le droit d'être représentées, même si elles sont peu nombreuses ». « Nous ne voulons pas relever ce seuil pour ne pas monopoliser la représentation, alors que certains envisagent ce scénario pour empêcher la société civile de participer au scrutin. Nous souhaitons que cette société participe et ait ses représentants », a expliqué le ministre, qui a jugé nécessaire de fixer un seuil d'éligibilité pour les candidats et non seulement pour les listes, « afin qu'un candidat qui n'a obtenu aucune voix dans le cadre du vote préférentiel ne puisse être élu au détriment d'un autre qui aurait recueilli 5 000 suffrages ».
Il s'est dit ensuite favorable au vote des militaires et des émigrés, ainsi qu'à l'introduction d'un quota féminin dans la loi – « si ce n'est pour cette consultation populaire, du moins pour la prochaine » –, avant de plaider pour une série de réformes, dont les bulletins préimprimés et la correction de la représentation au niveau de certains sièges. « Une défaillance est constatée au niveau de chaque caza », a-t-il enfin fait remarquer.

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