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À La Une - Drame

Liban : le chirurgien plastique Nader Saab s'en remet à la justice

Les circonstances de la mort de Farah Kassab restent confuses.

Le chirurgien plastique libanais Nader Saab. Photo d'archives AFP

Le chirurgien plastique Nader Saab se trouve au Liban et s'en remet à la justice libanaise pour faire taire les rumeurs à la suite de la mort d'une jeune femme lors d'une liposuccion, affirme la direction de sa clinique privée. Plusieurs médias avaient rapporté que le célèbre chirurgien avait quitté le pays après le drame pour échapper à la justice.

Les circonstances de la mort de Farah Kassab, une ressortissante jordanienne de 33 ans et mère de deux enfants, restent toutefois confuses. Les questionnements portent sur l'existence ou non d'une unité de soins intensifs dans l'établissement où s'est déroulée l'opération chirurgicale, ainsi que sur l'occurrence ou non d'une erreur médicale, ou au contraire d'une cause accidentelle, mais aussi sur le moment où la mort est survenue.

Sur ce dernier point, une source médicale affirme à L'OLJ que « pendant l'opération, la tension de la victime est tombée très bas, ce qui a nécessité son transport immédiat à l'hôpital Notre-Dame du Liban, à Jounieh, alors qu'elle était encore en vie. Mais elle n'a pas tardé à succomber ». Toutefois, un communiqué publié par le ministère de la Santé indique, au contraire, qu'« une jeune femme, non libanaise, est arrivée morte à l'hôpital Notre-Dame du Liban (Jounieh), venant d'une clinique spécialisée en chirurgie plastique située sur le littoral du Metn ».

Mise à part la confusion sur le moment de la mort et la raison pour laquelle celle-ci n'a pas été aussitôt divulguée, d'autres questions se posent, notamment de savoir si des examens médicaux avaient été prescrits avant l'opération. Selon certaines sources, la procédure n'en était pas une, mais trois. Outre la lipoaspiration, Farah Kassab a subi une chirurgie des paupières et une rhinoplastie.

Jeudi, le ministre de la Santé, Ghassan Hasbani a tenu une conférence de presse au siège du ministère, au cours de laquelle il s'est penché sur la réglementation du secteur de la chirurgie plastique, rappelant qu'une loi promulguée en février a délimité les spécialisations et les actes médicaux autorisés dans les centres de chirurgie esthétique. « Les établissements concernés disposent d'un délai de 6 mois (jusqu'en août) pour régulariser leur situation, sous peine de fermeture, conformément à un décret du ministère de la Santé », a-t-il martelé.

Concernant les hôpitaux spécialisés, M. Hasbani a affirmé avoir émis hier un décret réglementaire, qu'il préparait depuis un certain temps et qu'il s'est empressé de publier à la suite du drame. Cette décision édicte « l'interdiction de procéder à des opérations chirurgicales de nature à causer des complications nécessitant des soins intensifs dans tout hôpital non équipé d'une unité de soins intensifs autorisée par le ministère de la Santé ». Le décret enjoint également au médecin d'expliquer au malade les risques d'une opération chirurgicale et de lui demander de signer un formulaire sur les droits des malades.

 

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