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Que faire ce week-end ?

À la découverte de ruines perdues et de grottes à Niha, Ferzol et Terbol

Pourquoi ne pas succomber au charme des villages de la Békaa ce week-end ? Partez à la découverte de trois villages que l'Apsad a inclus dans le circuit qu'elle a organisé en mai dernier, à l'occasion des Journées nationales du patrimoine.

Les grottes de Ferzol.

Pour profiter de la journée, mieux vaut se rendre tôt le matin dans la Békaa et penser à mettre des chaussures de randonnée, des vêtements confortables et à se munir de lampes de poche si l'on a envie de découvrir les grottes de Ferzol.

Il ne faut surtout pas oublier de marquer une petite pause à Chtaura, histoire de se dégourdir les jambes d'abord, et, surtout de prendre le temps d'avaler un sandwich de labné dans du pain marqouq, avant de poursuivre sa route. Nous vous proposons l'itinéraire que nous avions suivi avec l'Association pour la préservation des sites et des anciennes demeures (Apsad) et de mettre le cap sur Niha, avant d'aller à Ferzol, puis à Terbol. Au programme, des visites de ruines romaines connues pour la première étape, et d'autres moins connues et moins visibles pour les deux suivantes.

L'ambiance est bon enfant lors des retrouvailles matinales à six heures du matin, chacun a apporté sa bouteille d'eau, indispensable. On se connaît, on rigole et la guide explique l'histoire du village sur le chemin. Le soleil se lève, il fait encore frais, le ronronnement du moteur endort ceux pour qui la nuit fut trop courte, alors que le bus traverse la montagne, en direction de l'est.

C'est parti pour le tour, et l'on commence avec Niha. Cette petite ville nichée dans la Békaa abrite des ruines bien conservées qu'on découvre au travers des oliviers. Des portes se dessinent, des arches, mais aussi un temple, encore en bon état malgré l'usure des années. La pierre est lisse, et chacun s'imagine, grâce aux explications de la guide, ce qui a bien pu se passer ici, il y a plusieurs millénaires. Deux temples, un ionique dédié au roi Haddat, dieu de l'orage, ainsi qu'un autre phénicien dédié à sa mère, Atargatis, déesse de la fertilité et du bien-être.

Cap sur Ferzol. Le président de la municipalité nous accueille avec du café et des mana'ïch (galettes de thym) préparées sur place. Nous sommes au cœur de la vallée de Habis, qui abrite de nombreuses grottes taillées dans la falaise et assez difficiles d'accès. Pour y accéder, il faut être bien chaussé. Les plus téméraires grimperont le plus haut possible pour une vue imprenable de la vallée. La falaise est creusée comme un gruyère, mais, pour ceux qui ont la phobie des hauteurs, il est possible de s'arrêter assez bas. Une grotte est nichée là, derrière des ronces, et l'on peut l'explorer avec une bonne lampe de poche.

Sur les collines qui entourent la vallée, derrière les grottes, le visiteur peut, après une montée raide d'une vingtaine de minutes, découvrir un bas-relief très peu connu. Il est très abîmé, mais l'on peut voir un roi sur un cheval, auréolé de soleil, des raisins ainsi qu'un enfant. La signification n'est pas encore connue avec certitude. Seul le site hellénistique se dégage de cette stèle mystérieuse.

Il est temps de partir. Direction Terbol, un autre village du même caza. Dans ce village chrétien, un temple est enfoui sous terre. On ne peut distinguer que le toit, sur lequel on marche, et une colonne renversée, dans le jardin d'une demeure familiale. Le site est laissé à l'abandon et les touristes rares. « L'État ne veut pas financer des travaux pour mettre en valeur les sites archéologiques car il n'y a pas assez de touristes », regrette le président de la municipalité. « Mais tout est fait à notre niveau pour que plus de touristes viennent à Terbol », renchérit-il.

Le déjeuner nous attend au Clos Saint-Thomas, une niche de verdure sur le bord de la route poussiéreuse, un havre de paix. Il est possible d'y manger, à l'ombre des arbres, dans une atmosphère familiale.

Puis, pour une fin de journée en douceur, une dégustation de vin et une visite des caves du Saint-Héritage, un vin produit par la famille Touma depuis 1888. Une fierté pour cette famille, qui ouvre volontiers ses portes aux visiteurs et propose des randonnées dans le vignoble et aux alentours.

Pour la visite complète des différents lieux, il faut compter une journée, mais il est recommandé de prendre plus de temps à Niha et de consacrer une autre journée sur la route des vins de la Békaa.

 

 

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